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March 09 90210 / Saison 1 Episode 9 / Secrets and LiesSecrets and Lies. Secrets et Mensonges. On dirait un titre de soap opera ou de film d'espionnage trop enragé où les mecs passeraient leur temps à se parler par oreillettes Bluetooth interposées qui les font ressembler à des robots. Sinon que dire du titre à part qu'il semble annoncer le programme. Il y aura des secrets et des mensonges. Comme d'habitude donc. ![]() Un nouvel adepte de Faute de KFC, mange tes crottes de nez Désolé pour ça mais ils n'ont pas commencé l'épisode comme d'habitude avec un plan d'hélico sur la jetée de Santa Monica. Ça m'a surpris, j'ai du improviser. L'épisode commence direct avec du street lourd puisque les parents annoncent à Annie et Dixon l'existence du frangin caché qui a leur age en plus. En fait, Maman Naomi devait avorter mais elle l'a pas fait, elle est peut être tombée sur la petite Chinoise qui disait à Juno que son bébé avait des ongles et elle a décidé de le garder. En tout cas, Annie est trop vener et Dixon a l'air d'avoir peur. Comme s'il croyait que ses parents allaient le ramener à l'orphelinat avec la garantie et tout genre 'Finalement on en veut plus et il est Noir quoi.'. Naomi a l'air de s'en foutre vu que selon elle sa vie est déjà en chute libre grave. Y a qu'Ethan que ça fait rire puisqu'il s'attend à ce que le fameux frangin magique soit une créature mi-Annie, mi-Naomi. Un truc épique donc. La cure de désintoxication d'Adrianna a duré genre deux jours vu qu'elle est déjà de retour au lycée et que Navid lui apporte des bonbons qu'il a galéré à trier pour lui laisser seulement ses préférées. Ceux au goût pop-corn. Silver continue à se transformer en bouffonne puisqu'elle annonce froidement qu'elle organise, avant que sa soeur revienne, une soirée pyjama. Truc de ouf. Et Naomi ne peut pas parler parce qu'elle doit comprendre pourquoi un carré est un rectangle alors que tous les rectangles ne sont pas des carrés. Ce qui a l'air de laisser le proviseur perplexe. Juste après ça, Silver se moque de la crise. Je sais plus comment mais elle le fait. Ca lui fait regagner quelques ePoints et compenserait presque Tu viens à ma soirée pyjama ?. ![]() Tu veux une crotte de nez ? Je les ai collectionnées en désintox. C'est la 13ème étape du programme en 12 étapes. Annie fait ensuite honneur à son perso de mongol lorsque Naomi lui parle de Jimmy Choo. Notre très chère fille du proviseur croit que c'est de la bouffe chinoise. On dirait qu'elle se prend pour Clint Eastwood à voir de la bouffe chinoise partout. D'ailleurs lui aussi il en mangerait du Jimmy Choo si c'était un plat mais c'est des chaussures. Et il est peut-être vieux mais il est pas encore con à ce point même s'il fait des efforts pour faire croire que si dans Gran Torino qui est au delà du pourri, il est toujours bon de le rappeler. J'ai regardé sur le Net combien coutaient les shoes de Jimmy Choo, cherchez pas c'est cher, même en solde. Genre ça en bas, dommage que le talon soit laid et ait l'air de dater des années interdites, c'est 780 £ normalement mais ils les font à 389,50 £. Ce qui fait quand même 434,948 € à la place de 871,611 € au taux du marché moyen à 13h48 UTC je sais plus quel jour. Je sais pas ce que c'est UTC mais si je fais des recherches pour tout ce que je sais pas, ça va devenir Wikipédia et on va croire que 90210 c'est instructif. ![]() Cette chaussure seule vaut plus cher que votre vie Et Annie qui n'est pas la moitié d'une conne mais une conne complète décide d'acheter des bottes avec la carte de crédit de "secours" de son père. Comme ça a l'air d'être un gros crevard, un proviseur qui habite dans le manoir de sa mère quoi, il se fait appeler direct par sa banque qui lui dit qu'il y a eu un truc irrégulier avec sa carte. Il se dit "Fuck, un site de boule qui m'a escroqué !" puis il se souvient qu'il a une fille qui s'appelle Annie. Il a envie de l'éclater pour les bottes qui selon lui valent le prix d'une petite voiture et en plus, il lui interdit d'aller à la fête de Silver si c'est pas supervisé par un adulte. Encore en plus, il lui dit d'aller rendre les bottes. En gros, il veut lui gâcher sa vie. Il veut la retrouver les veines ouvertes et pendue avec une manette sans fil de PS3 quoi. Quand elle lui dit "No way !" pour le rendage de bottes, il rétorque "Way !" (ce qui ne veut pas dire "Ouais" bande de gitans), mais pour le casser définitivement elle lui dit qu'à son age, il faisait des bébés et là... Coupure pub. En fait non, mais ils auraient du vu qu'après ils ont mis du blabla avec la mère qui disait de la laisser aller à la fête où elle serait allée de toute façon vu qu'elle " " " fugue " " " pour la deuxième fois depuis le début de la série. ![]() G sez an, chui 1 adult lololol genr jV pa alé ala fet !!1!unun! La fête commence chez Silver. Et c'est tout naze. C'est Naomi, Annie, Silver et Adrianna qui picolent en jouant à 'J'ai jamais'. Même dans Veronica Mars ils l'ont fait et pourtant ils avaient autre chose à foutre dans Veronica Mars. Heureusement y a Dixon et d'autres mecs qui crashent la fête. Suivis de Twilight qui a l'air d'être un gros dealer de zouk vu que la flic s'intéresse grave à lui. Alors que la fête bat son plein et qu'on a mis de la musique. Adrianna qui trouve que c'est un peu de la musique de merde qu'on écoute chez Silver décide d'aller dans un coin écouter son iPod. Le truc qui fait à peine autiste. Par contre quand Twilight vient essayer de la pécho, elle fait un truc de bonhomme et elle vanne sur ses couilles. Elle sait pas que s'il les met au soleil elles vont scintiller comme s'il avait renversé des paillettes dessus. Mais le mieux c'est quand on voit un mec fouiller le frigo de Silver et dire qu'elle a rien à manger. Il a raté tous les épisodes d'avant ou quoi ? Et mon putain de blog il sert à quoi ? Il le saurait qu'elle mange pas et qu'elle sort avec Dixon parce qu'elle pense que tous les Noirs peuvent faire jouer le piston avec les KFC pour avoir des trucs gratuit. Elle croit mal. Et au passage, histoire de continuer à faire avancer l'intrigue à deux à l'heure, y a la flic qui demande à Adrianna les coordonnées de son dealer et l'autre lui donne. Voilà. Les keufs de Sur Ecoute passent pour des nuls à passer une saison pour avoir le numéro du chef des dealers sur écoute alors qu'il suffit de demander à une lycéenne. ![]() Hmfgmhml fdmglfm zoeozqf qnjmsdf !!ununun1!1!!! Pendant ce temps, Naomi met en place un nouveau complot machiavélique. Elle veut sortir avec Ozzie, le mec de l'heure de colle, mais elle doit occuper le pote d'Ozzie et elle demande à Annie de s'occuper de ça mais elle la trouve pas. Pourquoi ? Ben parce qu'Annie et Ethan sont à l'étage en train de se faire plus de bisous en une scène de 30 secondes que Troyella en 3 High School Musical. Et là ils te mettent la scène à suspense digne de Prison Break. Ils s'embrassent. Y a Naomi qu'arrive. Ils s'embrassent. Naomi met sa main sur la poignée. Ecran noir, ouais comme Dixon, parce qu'ils ont poussé le vice jusqu'à mettre la coupure pub à ce moment là. Silver arrive et lui mitonne un truc pour sauver le jour. Naomi fout le camp ailleurs. Au passage y a Adrianna qui veut coucher avec Navid pour le remercier mais il veut pas. Il veut un truc sérieux. Et surtout il veut pas de MST de toxico mais il le dit pas. Tout ça, ça fait bien marrer Twilight qui va faire un tour dehors et voit la flic et le prof en train de s'embrasser. Il a alors un sourire à chier des limaces qui naît sur son visage. On se dit qu'il va les faire chanter un truc de ouf, genre un récital mais même pas, il veut juste réintégrer l'équipe de lacrosse dont il s'était fait dégager comme un connard parce qu'il sait pas travailler. Le mec est est pourtant pas plus con que tout le cast de Entre les murs (prof compris). Ouais, attaque gratuite contre un film que j'ai même pas vu : this is how we do comme disaient 50 Cent et Le Jeu quand ils étaient encore potes. Au final le prof est juste suspendu pendant la durée de la mission. Ca va être chiant sans ses vannes sur la sexualité des parents de ses élèves. ![]() Hmm, faudra que je dise à Silver que les Perses ont un goût de KFC. - Pensée d'Adrianna C'est pas tout ça mais comme tout le monde a l'air de trop s'amuser c'est pas normal. Alors Papannie arrive et tue la fête. Il est surtout là pour éclater Annie vu qu'elle est sortie sans autorisation, que ça boit de l'alcool et tout. Et elle a pas rendu les bottes. C'est pas bon ça. Au passage, il en profite à Silver pour lui dire qu'il va ruiner sa vie et tout balancer à sa soeur quand elle reviendra. En gros Silver devra retourner habiter avec sa mère qui jette des objets quand elle est pas contente. Comme Gary Coleman. Lorsqu'il trouve Annie, on s'attend à ce qu'il la gifle genre aller-retour et la vende direct à un Kazakh sans passer par eBay mais à la place ils ont une grande discussion sur l'honnêteté et des trucs du genre et Annie a l'air d'avoir chopé un ulcère à cause de sa nouvelle vie à Beverly Hills. Ça avait l'air plus facile au Kansas. Il l'embarque en la portant comme si c'était sa princesse ou la belle au bois dormant et elle lui dit qu'elle pourra pas rendre les bottes. J'en ai déduit qu'elle avait vomi dessus ou pissé dedans. Ils sont pas entrés dans les détails. ![]() On dirait du Michael Bay première période La fin se résume à Adrianna et Navid qui mettent les choses au point et ils sortent donc ensemble. Puis on a Annie qui veut dire la vérité à Naomi parce qu'elle l'aime bien et ça lui plaît pas de lui mentir, (le truc qu'elle a dit 40 fois depuis le début de la série), mais Ethan préfère l'embrasser. Pendant ce temps Naomi chope le 06 de Ozzie alors elle est trop trop trop contente mais vu que c'est la victime préférée des scénaristes, non c'est pas de simples scénaristes, c'est des dramaturges, des tragédiens même, sa joie est de courte durée et elle tombe sur Annie et Ethan en train de s'embrasser mais ils ne savent pas qu'ils ont été vus... Que va t il bien pouvoir se passer après ça putain de merde ? Pour ça faudra attendre le prochain épisode. Celui ci est dédié à Ronn Cooney, né en 1937 et mort en 2008. Il était key grip, apparemment c'est le chef des grips, les mecs qu'on voit jamais et qui se font engueuler par Christian Bale. Il gérait son équipe, plaçait la machinerie pour les caméras et tout et tout et en cas de scène à effets pyrotechniques et tout, le key grip fait en sorte que personne ne soit blessé ou finisse mort. Ca a pas l'air d'avoir marché cette fois. Je sais pas si avoir un épisode de 90210 dédié est bien vu au paradis, c'est comme Stephen Sommers qui a peut-être sans le savoir voué son père à la Damnation éternelle en lui dédiant Van Helsing. Faut faire attention avec ces choses là. ![]() Hey meuf, tu veux voir un truc qui scintille au soleil ? In my pants. - (Faut connaître Twilight et son casting 2nds rôles pour capter mais vous pouvez mettre un visage sur celui que j'appelle Twilight maintenant) March 01 90210 / Saison 1 Episode 8 / There's No Place Like HomecomingPour changer, le titre est un jeu de mots. Un pas très fin d'ailleurs. There's no place like home est la phrase que disait Dorothy dans Le Magicien d'Oz quand elle rentrait enfin chez elle après sa fugue sous LSD chez le robot pédophile et tout. Ouais, j'ai vu une autre version. So what ? comme dirait P!nk. Et There's no place like homecoming c'est donc un jeu de mots là dessus. Au passage, le homecoming, dont on n'a pas d'équivalents en France, enfin j'espère pas, les petits étant suffisament ravagés, ça a l'air d'être une sorte de bal de promo mais en plus petit. Bal de promo pour s'entraîner si on veut. Et comme je le répète souvent, les scénarios de 90210 sont bien écrits, donc cet épisode parle de homecoming. ![]() Pas de ma faute s'ils commencent tous leurs épisodes comme ça. Pour le homecoming qui se prépare activement, Dixon est tout content lors du petit déjeuner matinal de dire qu'il a déjà réservé le restaurant et tout pour lui et Silver. Mais il ne parle pas d'hôtel, car on se rappelle des réserves qu'entretient son père au sujet des hôtels, (cf. épisode 5 de la première saison, Wide Awake and Dreaming, (oui, ça devient comme Lost, faut se rappeler des trucs dits avant)), souvenez vous, il disait que dans les hôtels y avait des chambres. Et on savait tous ce qui se faisait dans ces chambres. Bref Dixon, qui a donné le préservatif porte-bonheur qu'il comptait utiliser pour sa première fois à Annie dans l'épisode 5, ne va pas changer ses habitudes le soir de homecoming. En même temps, les parents annoncent qu'ils chaperonneront la soirée mais c'est anecdotique car ça servira à que dalle ça. Et Annie sait pas avec qui elle ira mais elle aimerait bien y aller avec Ethan quand même. C'est un peu son Edward perso. Edward qui brille au soleil de Twilight pour les ahuris qui sortent pas de leur cave. Pas Balladur. ![]() C'est parce que je suis Noir que tu me reflètes à l'envers ? Arrivés au lycée, et c'est là qu'on voit que la vie peut vraiment être une biatche de clip de rap, les choses se compliquent. Silver dit à Dixon que les homecoming c'est de la merde et que c'est pour les ringards, (elle le dit dans d'autres termes) et Dixon joue le canard et dit qu'en fait lui aussi il trouve ça nul. Et Annie et Ethan se décident à être ensemble au homecoming mais ils n'iront pas ensemble. Nuance. Nuance de taille. En plus de ça, Annie accepte l'invitation de Naomi qui consiste à ce qu'elles se retrouvent entre filles avant, se maquillent, s'habillent et parlent de mecs avant d'aller au homecoming. Ethan trouve ça pour le moins chilou. Mais bon, il a qu'à pas traîner avec Annie s'il veut éviter de se poser des questions qui défient trop la logique. Dans le couloir, le prof mignon croise la flic infiltrée qui traîne avec des voyous et ça lui plaît pas. Pendant ce temps, Adrianna a survécu à son overdose qui avait donc servi à rien et elle va en cure de désintox. Les locaux ont l'air propres et on voit pas d'autres drogués. On verra personne vomir ou proposer des cheeseburgers ou de sucer des mecs pour de la drogue. Honte à ceux qui ne saisissent pas la référence. ![]() Braaaah, j'vé pa-C le mi-per lolol !!11!!1!unun!! La série est catégorisée teen-drama mais en fait y a aussi de la science-fiction puisque Annie obtient son permis de conduire en même pas quatre minutes. En France, même quand vous proposez au mec de l'auto-école de le sucer, il vous donne même pas de date pour le code. Sa mère lui dit qu'elle devra se payer sa bagnole elle même, Annie s'en fout, tout ce qu'elle veut c'est un Hummer blindé pour pouvoir niquer la circulation et rouler sur les voitures qui la gênent. Entre temps, Silver s'est fait opérer des dents de sagesse et arbore donc une grosse grosse gueule enflée et elle a l'air aussi défoncée que le petit qui revient du dentiste dans la célèbre vidéo YouTube. Elle peut même plus dire qu'elle a envie d'aller au KFC pour troller Dixon. A la place, elle reste chez elle tandis que Dixon la regarde dormir. Il s'est inscrit à l'équipe d'épuisette foot-ricain mais on le voit jamais s'entraîner. Il a pas l’air d’être fier d’être un Wildcat. Il chantera pas comme un fou pendant le dernier match de la saison lui. ![]() I can haz best friendz agin plz ok thx Naomi a été blanchie des accusations de drogue qui pesaient sur elle mais elle a des heures de colle à vie apparemment. Et le prof qui surveille les heures de colle a l’air de croire que c’est Le Nom de la Rose vu qu’il rappelle toutes les deux minutes qu’il faut fermer sa grande gueule à Naomi et un nouveau mec qui essaye de la draguer. La scène sert juste à nous montrer que Naomi sait parler espagnol, qu’elle a eu une nounou originaire du Honduras, (peut-être un lien avec le blog de Silver qui fonctionne bien en Bolivie ?, (cf. le toujours fameux épisode 5)) et qu’elle va sans doute butiner avec le mec avec qui elle parle à l’heure de colle. Mais c’est pas bien parce qu’en attendant, Adrianna veut redevenir copine avec Naomi et cette dernière répond pas à ses textos. Peut-être qu’elle sait pas lire et fait semblant pour feinter les gens ? Pendant ce temps, Maman Annie a trop le seum (41) contre Maman Naomi, (celle qui met toujours les mêmes bottes), et la vieille lui dit qu’à côte d’elle, cette dernière ne fait pas le poids. Maman Annie est trop trop trop contente d’entendre ça. Et nous on a l’impression que la vieille veut se reconvertir dans l’organisation de combats de MILFs. C’est tout ce que la grand-mère fera dans l’épisode. Elle fera même pas encore parler d’elle à faire peur à nager nue devant les immigrés pour qu’ils retournent à la frontière. ![]() Silver aime tellement le KFC qu’elle mange même les serviettes pleines de gras Vous vous souvenez de Navid ? Le fils du réalisateur de films pour adultes. Celui qu’on voit de temps en temps mais qui sert pas à grand chose hormis être une minorité visible et positive, (bah oui, il a du fric et c’est pas un terroriste malgré son prénom). Et bien Navid a tellement envie de serrer qu’il essaie de pécho Adrianna en détox. Il veut tellement serrer qu’il cavale après une junkie. Il l’aurait eu sous la main, c’est à Amy Winehouse qu’il aurait amené des crayons de couleur, du shampooing et des DVD. Il prête même son téléphone à Adrianna alors que normalement c’est interdit. Han. Annie se fait maquiller, habiller et prêter des chaussures par Naomi et deux gitanes qui lui servent de soss pendant qu’elle cause pu à Adrianna. Pas grand chose à dire sur cette scène. Rien en fait. A part que Naomi a plein de chaussures. Mais vraiment plein, plein, plein. Pas tant que ça en fait. J’imagine que Carrie Bradshaw en a plus que ça. Naomi répète qu’elle ne veut plus jamais parler à Adrianna. Genre blocage d’MSN mais dans la life quoi. ![]() Le résultat que j’ai eu à un test ‘Quel personnage de 90210 êtes vous ?’ Eh, ça y est, c’est homecoming ! Yay ! Les tenues sont pas géniales. Elles n’ont pas fait de gros efforts et le bal en lui même fait tiép. On dirait qu’il y a vingt personnes à tout casser qui sont venues. Ethan se révèle être un personnage plutôt cool, et je dis pas ça parce que je suis lui selon un test du Net. Il est marrant et sympathique mais il le serait encore plus si on pouvait revoir son frère autiste qui essaye de changer le canapé de place. Rire aux dépens des handicapés, ça marche toujours. Regardez Confessions Intimes, Vis ma vie et les films avec Daniel Craig, (ça faisait longtemps les vannes sur lui, je sais que ça vous manquait). Pendant le bal, Maman Annie menace Maman Naomi, genre elle va lui péter les dents, lui chier dans la bouche, la forcer à avaler et lui pisser dans les narines pour faire passer tout ça. Du sérieux donc mais Maman Naomi a l’air de s’en foutre. Et dans le genre anecdotique, le détective privé engagé pour retrouver le fameux fils illégitime n’avance à rien tandis que le prof cool et mignon apprend que la nouvelle est flic. Franchement ces deux là devraient aller combattre le crime dans les chaudes rues de Beverly Hills après les cours ce serait trop bien. Mais bon, tout ça pour dire que l’aspect Veronica Mars de la série traîne à mort, ça pue, et y a donc pas que bébé qu’a été mis dans un coin, (cf. épisode précédent, (d’ailleurs on parle pu des bébés robots, c’est nul)) mais aussi les trucs cools ! Et ça fait chier. ![]() Paisan, ici Don Corleone, on ne vous voit jamais et vous voulez que je vienne à homecoming ? A homecoming, c’est DRAMA TIME. Alors que Naomi a trop les boules de voir Annie danser avec Ethan et s’apprête à la violer pour ça, Adrianna arrive et veut confronter Naomi. Cette dernière lui dit qu’elles ne pourront plus jamais être amies. En gros, s’être effacés de leurs Top 8 respectifs n’était pas suffisant, elles vont carrément se dégager de leurs Tête de Livre (Facebook pour ceux qui comprennent rien à l’anglais). Annie qui veut sa dose de foutage de merde appelle Silver et lui dit qu’en fait Dixon voulait aller à homecoming et qu’il adore ça. Et là, que fait Silver ? Elle décide d’aller à homecoming pour faire plaisir à Dixon. Ce qui est malheureux, c’est que le seul personnage un tant soi peu ‘rebelle’ et anti-conformiste et surtout fouteur de merde pour rien du truc rentre à ce point dans le moule à la moindre occasion. C’est presque aussi faible et servile que les films de Judd Apatow pour ça. Le mec vous présente un mec trop cool et on le voit devenir une victime par amour quoi. En gros, l’amour c’est tellement bien que vous deviendrez comme tout le monde. C’est vraiment infect. Pareil pour ce qui vient après quand Naomi explique de façon cavalière à Annie qu’elles ne pourront jamais être amies si elle sort avec Ethan. Encore que ça, c’est peut-être pas si bête, parce que le pauvre Ethan pourrait avoir des acoufènes, (je sais pas l’écrire et je le vis bien), à vie tellement ses oreilles risquent de siffler si ces deux là se mettent à parler de lui. ![]() Ca me fait une moustache quand je fais ça, laule. Tout ça se finit dans les larmes et des bisous un peu partout. On a d’un côté Ethan et Annie qui s’embrassent à fond pendant dix ans. Silver et Dixon s’embrassent aussi mais c’est normal, ça fait vraiment le couple des deux désespérés qui essaient de s’intégrer par tous les moyens. Naomi danse avec le mec de l’heure de colle. Le prof qui demande à la flic quel âge elle a parce qu’il veut pas qu’on l’appelle R. Kelly, elle dit 25 ans, ça lui va, ils s’embrassent aussi mais le gros dossier se joue ailleurs. Navid se fait éclater par le dealer à qui Adrianna allait encore squatter de la drogue et il révèle à cette dernière qu’il l’aime depuis la primaire. Naomi arrive et redevient copine avec Adrianna. Ca pleure. Ca hurle. C’est beau. Ils ramènent Adrianna au centre de désintoxication pendant qu’Annie et Ethan continuent à s’embrasser. ![]() Si tu me dis que t’as l’age légal, je te promets que je vais t’éclater, ça fait 8 épisodes que j’attends, j’en ai plein le cul. Enfin plein autre chose. Au final, un épisode de 90210 où il ne se passe pas grand chose est quand même un épisode sur lequel il y a plein de trucs à dire. C’est juste dommage que la partie truc de keuf soit à ce point secondaire du secondaire, ça contrebalancerait coolement avec le reste qui sans être désagréable reste classique. Même si ça passe vite. Par contre, c’est atrocement mal réalisé, ils pourraient faire des efforts. Et remettre des grosses vannes genre ‘C’est ton père le gay’ comme dans l’épisode d’avant qui reste l’un des meilleurs pour l’instant. C’était peut-être dur de faire aussi bien juste après ? En tout cas, rendez-vous pour le prochain au titre qui promet de l’épiquisme ou alors faut engager un titreur qui mitonne pas : Secrets and Lies. ![]() Regardez, je fais ‘Shining’! Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ! February 26 Gran Torino ou le naufrage de la vieillesseAttention SPOILERS vu que des gens ont l'air d'avoir envie de se suicider dès qu'ils savent un truc sur un film de merde
Quand je suis allé voir ce film à midi, je me suis dit que c'était facheux parce que j'allais rater le téléfilm pathos de M6. 'Un jour, une histoire'. Toujours des histoires bien édifiantes de grosses victimes. L'autre fois c'était sur une fille soi-disant gothique parce qu'elle s'habillait qu'en noir, bah oui ça amincit, qui se faisait traiter de sorcière dans sa petite ville du Midwest. Des histoires de ce genre qui font bien pitié. A chaque fois. Tous les jours. Ça ravage les gens. Je regarde pas deux jours de suite... Mais quelle ne fut pas ma surprise au ciné de me retrouver avec mon 'Un jour, une histoire' sur un putain de grand écran ! ![]() La vraie affiche du film (quand Eastwood n'a pas la tête dans le noir) Là, gros moyens et ciné oblige, ça se passe sur un perron pendant deux heures. C'est sur un vieux plus vieux que Dieu, Clint Eastwood, qui avait terminé sa carrière d'acteur de façon plus subtile avec Million Dollar Baby qui revient une dernière fois faire chier tout le monde comme le font les vieux qu'on a même pas envie de voir. Et ses nouveaux voisins sont des Coréens, des H'Mong, c'est genre un peuple d'autistes en Corée d'après ce que j'ai compris. Mais Clint ça le fait chier de voir son quartier de polonais ouvriers, qui ont tous eu le bon goût de mourir, envahi par des Coréens, ou plutôt des face de citron pressés, jaunes et tous les épithètes imaginables par lesquels il va les désigner. Bah oui, Clint a fait la guerre de Corée alors il est raciste des Asiatiques, c'est un peu du scénario 101 ça, c'est les bases. ![]() La scène qui revient le plus souvent Donc Clint envoie chier le curé, boit des bières et parle tout seul. Il lâche des insultes que personne n'entend à part son clébard, (c'est Un Homme et son Chien ardeuh-boilaide en fait) et regarde tout le monde comme si les gens étaient en instance de viol. Il fait ça pendant quarante minutes puis son voisin Tao essaie de lui faucher sa caisse parce que le gang de son cousin lui a dit de le faire. De là naîtra une histoire d'amitié pédophile et gérontophile à graver dans le marbre pour les générations futures parce que des putains de films comme ça, on en veut plus avant longtemps. Même Woody Allen qui aurait du prendre sa retraite y a un moment aurait le bon goût de pas sortir un truc comme ça. Il ferait comme d'hab une merde mais elle serait pas élaborée à ce point. Voir le mec qui a fait Impitoyable ou Mystic River qui étaient tout de même empreints d'une certaine subtilité et ambivalence nous sortir un truc aussi niais et lourd. C'est grave. C'est la démence ça. On dirait qu'avec James Gay et Fincher, ils se sont passés le mot, en se donnant des coups de coude, "Eh on va faire des films de merde et on va voir si les gens vont continuer à nous sucer pour rien" "Hihi, d'accord lol.". ![]() Le racisme dans Gran Torino (sauf que c'est avec des Asiatiques dans le film, pas de Juifs ou de gays, Eastwood n'est pas con à ce point) Le mec dans le film est un gros raciste mais il a un trauma, c'est que sans faire exprès il a tué un môme à la guerre. Le truc, on le sent venir même si on s'en bat les couilles mais en plus c'est un peu la grosse révélation du film. Sinon on voit le mec être un peu moins raciste et commencer à apprécier ses voisins parce qu'il trouve que les nems c'est bon. Il aime tellement ça qu'il en mange pleeeein. Et il faut voir la scène où il lit l'horoscope dans le journal, annonçant que sa vie bien réglée va subir un grand changement ou encore la scène du shaman coréen qui lui dit que personne ne l'aime et tout mais qu'au fond c'est quelqu'un de bien. On passera sur la musique pseudo militaire à chaque fois qu'il regarde ses souvenirs de guerre ou qu'il joue le nerveux...... ![]() Noeud dramatique : Clint n'a pu de bières, va falloir aller chez les voisins Y a des scènes tellement mauvaises qu'elles frôlent le génie. On a la scène digne de Spoof Movie, où la jeune Coréenne et son mec Blanc, qui est un gros wigger (et qui sort d'on ne sait où pour y retourner aussitôt), traversent le quartier des Noirs et sur quoi ils tombent ? Ben sur trois gros Noirs vindicatifs qui leur demandent ce qu'ils font dans leur hood. Le Blanc les appelle ses frères, ça les énerve grave, mais ils le laissent partir. Ils ont d'autres projets, ils veulent violer la fille ! La fille qui panique mais leur sort quand même des répliques de ouf, le genre de répliques que t'as normalement longtemps après ce genre de situations, des répliques beaucoup trop malignes, trop 'esprit d'escalier' pour êtres honnêtes. Heureusement la patrouille gériatrique arrive, c'est Clint alias 'Grrrrrrr, nom de dieu', 200 ans au compteur, qui descend de sa camionnette, sort son pistolet fait avec les doigts, (il kiffe faire ça, il le fait + de 9.000 fois dans le film), et il fait peur aux trois mecs, mais il leur fait encore plus peur quand il sort un vrai pistolet et qu'ils s'en vont pour de bon. C'est une scène au hasard mais elles sont pratiquement toutes comme ça donc vous aurez de quoi faire. On dirait le petit frère attardé de Collision. Sur le racisme, le film est presque aussi mauvais que son illustre aîné. Il est du même niveau on va dire. Surtout que les vannes d'Eastwood ne se renouvellent pas, il sort toujours les mêmes, on se fait vite chier à ce niveau là. Et à tous les niveaux en fait. C'est le genre de films qui pourraient tuer d'ennui tous les premiers nés ça. ![]() Eastwood a tout piqué à ce chat Oh oui, la fin déchire tout. Le mec en position christique et tout. Fallait oser. Y en a qu'ont parlé de film de vigilante, de vengeur quoi : le mec met trois chassés dans la gueule d'un gros et baise tout le monde sur une feinte de merde. Bronson va sortir de sa putain de tombe et vous montrer ce que c'est un vigilante si vous continuez à déconner comme ça. Puis bon, le mec a 1.000 ans et il joue le chaud, c'est pas très crédible, surtout qu'il joue un rôle. Pas la légende, pas Clint Eastwood. Un rôle. Et je dois dire que ça me fait un peu chier de voir Eastwood terminer sa carrière sur le rôle d'un vieux qui fait des pistolets avec ses doigts. Et le plan final restera dans la légende. Ce serait bien que ce soit son dernier film et qu'il finisse pas le suivant juste pour qu'on reste sur le plan le plus dégueulasse de sa carrière je crois. En plus de ça, il chante la chanson du générique de fin. Et il chante mal. Et il joue pas super bien non plus : grogner pendant 2 heures, c'est pas ça qui ramène des Oscars, c'est fini ça. Et les autres jouaient encore plus mal. Mais bon, c'est Clint Eastwood, c'est une légende, c'est 10/10, un chef d'oeuvre et d'ores et déjà un classique. February 22 90210 / Saison 1 Episode 7 / Hollywood ForeverEpisode 7 : Hollywood Forever Hollywood Forever. Même pas besoin de traduire le titre, le golmon qui comprend pas ce que ça veut dire, faut même pas qu'il regarde la série parce qu'il va se peeeeeerdre. Il sera encore plus dans la merde que quand Lost fait référence en pleine saison 5, et en cachette, au septième épisode de la saison 2, comme ça tu te retrouves bien dans la merde vu que c'est un épisode qu'était chiant que t'as regardé en accéléré. Surtout que là, dans cet épisode de 90210, y a du twist de la mort. Le truc tu peux pas le sentir venir. Si tu dis que si, t'es un mito. Bref... It's 90210 time. ![]() Et ouais. Big Pimpin' C'était l'entrée en matière pour les jaloux ça. Sinon l'épisode commence par l'arrivée d'une nouvelle élève. Très jolie comme toutes les filles du lycée qui ont le droit de passer devant l'objectif. De toute façon, les monteurs de 90210 ont conçu un programme qui permet d'avoir tout juste le nombre requis de minorités représentées à l'écran, après l'ordi s'occupe d'effacer les étrangers, les grosses et les moches. Parce que bon, c'est pas Entre les Murs, c'est 90210 putain de bordel de merde. Ils sont riches. Ils ont même pas besoin d'aller à l'école s'ils veulent. J'ai oublié le nom de la nouvelle mais c'est pas grave, elle aura un surnom cool d'ici la fin de l'épisode. ![]() La nouvelle qui se dit Hmm, je me ferais bien le prof., un mec dont les yeux hurlent Hmm, je baiserais bien la nouvelle. et l'autre qui se dit Hmm, je butinerais bien cette poignée de porte. ![]() Bleuarrrgh!!11!un! Chui Annie, mn pèr c lprovizer lol Après y a un dialogue un peu trop tendu sexuellement entre la nouvelle et le prof. On se dit qu'ils vont peut-être faire quelque chose mais ça va être chaud pour la gueule du prof s'il fait ça dans une série comme ça. Dans Gossip Girl ça doit passer, dans Nip/Tuck c'est normal, mais là, faut pas. Après ça, une tarte à la crème de la série pour ados : le cours où on leur donne à s'occuper de faux bébés bourrés de capteurs partout. Annie se retrouve avec Ethan, le mec qu'elle aurait aimé se faire s'il n'était pas avec Naomi mais comme ils ont rompu pour la 4ème fois depuis le début de la série, apparemment pour de bon cette fois, elle se dit qu'elle a peut-être sa chance cette fois. Navid et un autre mec sont pas contents car la prof les met en binôme en leur disant qu'ils sont gays. C'est d'ailleurs une des grosses vaches à lol de l'épisode ça : dire "gay". ![]() - Tu viens à mon demi-anniversaire ? Y aura du KFC ! - Tu me dis ça parce que je suis Noir, beyotch ? Pendant ce temps, Silver devient une bouffonne. Elle décide de fêter son demi anniversaire, comme les petits qui se sentent plus se pisser dessus parce qu'ils ont quatre ans ET DEMI et qu'ils ont le droit de picoler et sniffer de la coke sur le cul d'une pute s'ils veulent. Elle sort toujours avec Dixon alors qu'on la voyait plus être le genre de personnages qui rejoindrait le groupe Facebook pour que les gens puissent être en couple avec eux mêmes. Mais bon, c'est pas grave. D'ici la fin de la série, tous les personnages féminins seront des hangars à MST et les mecs auront trouvé le masculin du terme "traînée" que Ryan Reynolds ne trouvait pas dans Definitely Maybe. Dans le même couloir, Adrianna se met du jus dans les yeux. Ouais je sais pas écrire collyre et alors ? Ou peut-être que je l'ai bien écrit. Bref Adrianna non plus ne doit pas savoir l'écrire alors c'est bon. Naomi fustige le fait qu'elle se mette du jus dans les yeux, (elle doit croire que c'est une nouvelle drogue et que sa pote lui en a même pas parlé), mais Adrianna dit que c'est juste du jus pour les yeux et qu'elle en a marre d'Annie qui passe par là. Elle devrait la tuer. Et sans être droguée comme ça elle trollerait tous ses haters pour de bon. Elle et Naomi font ensuite le truc le plus ghey de l'épisode : elle s'échangent leurs colliers porte-bonheur. J'aimerais bien dévoir ce que j'ai vu mais c'est vraiment arrivé. ![]() Échange de colliers porte-bonheur (insérer sarcasme, j'en ai pas le coeur) Vient ensuite un premier twist. Ou un premier pas twist. Je m'explique. On apprend que le père d'Annie a eu son fameux enfant illégitime, qu'il soupçonne de courir les rues pour baiser avec tout le monde, avec la mère de Naomi. Oui, la clocharde qui met toujours les mêmes bottes depuis 7 épisodes alors qu'il a l'air de faire super chaud en plus. Comme si c'était ses jambes de pirate à elle. Mais là où je me demande twist ou pas twist, c'est que ça a peut-être été évoqué dans la série des années 90 mais je l'ai jamais vu alors je peux pas savoir. Ou alors ça a été dit dans un épisode précédent et j'ai fait gaffe alors que la série est passionnante, j'aurais pas pu passer à côté. Donc je me demande. En tout cas, elle a déjà engagé un détective privé alors que lui préférerait écrire une lettre à l'orphelinat. Cette histoire avance à deux à l'heure, c'est chiant. ![]() Annie qui auditionne pour un film d'horreur. Sa gueule parle d'elle même. Annie passe donc la fameuse audition. Elle fait trop pitié. Franchement quand on voit ça, on se dit que si elle est prise c'est pas Adrianna qu'il faudra faire chier pour ses problèmes de coke mais le mec qui s'occupe du casting. On voit ensuite Adrianna sniffer dans les cabinets. En gros plans. Elle se drogue pour de vrai, c'est pas des conneries et Billy Bob de l'Idaho ne pourra pas dire qu'il ne l'a jamais vu se droguer. Il se passe des trucs chiants genre Silver qui dit qu'elle fera des fêtes de ouf pendant que sa soeur lui a confié la maison. Elle a même commencé à repeindre un mur en noir. L'autre va la défoncer en revenant. La grand-mère nage nue devant les travailleurs clandestins. Silver veut initier Dixon au ciné d'horreur, elle lui met La Maison des 1000 Morts et ce gitan arrive à s'endormir devant. Les deux autres auraient pas du adopter celui là. La mère d'Adrianna dit que cette dernière a eu le rôle, ce qui est cool. Et Dixon rentre en retard et se fait engueuler. Lorsqu'on demande à Annie où est son faux bébé, elle dit qu'il est dans un coin, et là, attention, référence à Dirty Dancing, la mère dit Nobody puts baby in a corner. Ca n'amuse pas Annie et Dixon qui vont se coucher sans discuter tellement la blague faisait pitié. ![]() On met pas bébé dans un coin mais on joue au foot kainri avec dans le couloir Ensuite on a une scène cool avec le prof qui a mis une heure de colle au mec de Twilight et à la nouvelle. Y a aussi une autre fille au fond, elle est pas collée, c'est juste qu'elle a pas d'amis. Mais là, ça vanne bien. Attention. La nouvelle demande au prof, (qui se ballade sur une sorte de meetic), s'il a une copine. Il dit que non. Elle lui demande si il est gay. Il dit qu'il l'est autant que son père à elle. Elle dit que son père est mort. Il dit qu'il est aussi mort que lui est gay. Après y a le mec de Twilight qui parle et la deuxième fille dit qu'elle aurait préférée crever plutôt que l'avoir un jour embrassé sur la bouche. Elle s'en est pas remise. Twilight s'apprête à parler mais le prof lui dit qu'il lui donne 2$ s'il peut apprendre à lire d'ici la fin de l'heure. ![]() Eh regardez, Gilbert Montagné quand il lit un livre ! C'est ensuite le moment que choisit la police pour faire une fouille surprise et arrêter les gens en possession de drogue alors que Naomi et Adrianna sont justement en train de parler de ça. Les scénars sont quand même bien écrits parfois. Adrianna commence à flipper sa ce-ra parce qu'elle se dit que si elle est arrêtée, elle pourra pas jouer dans son film. Et là Naomi décide de porter ses couilles, prend la drogue d'Adrianna et fout le camp avec. Et cette bouffonne, au lieu d'aller jeter ça looooooooin, elle se plante devant la porte des toilettes et attend qu'une flic la regarde pour rentrer dans les cabinets en ayant l'air trop louche. Elle se fait donc arrêter pour sauver sa pote. Elle pensait que son père la ferait sortir facilement mais elle va peut-être aller en prison. C'est sérieux cette fois. Pendant ce temps, les autres vont à la fête de Silver qui consiste à aller voir Psychose qui est projeté en plein air au cimetière d'Hollywood. Comme quoi tous ces petits riches ont des goûts simples au fond. Limite élitistes. On remarque aussi que pas grand monde du lycée est venu. Ils s'en foutent un peu de sa gueule à Silver. Bref tout le monde regarde le film tandis que Naomi espère qu'Adrianna fera ce qu'il faut, surtout qu'Ethan et Annie lui ont dit de le faire. Aller se rendre à la police et avouer son crime pour libérer l'autre. Va t'elle faire le bon choix ? ![]() Han, J kroi pa koi, la meuf L lé-S ça BFF ds la merd koi !!11ununun!!1! Le film est projeté. C'est Psychose, je le rappelle aux hyperactifs qui lisent ça. Le prof est venu avec une fille rencontrée sur le Net qui veut être actrice mais n'a fait qu'une pub pour l'herpès, enfin contre l'herpès, et est super bête. Mais tout le monde la connaît et l'appelle Herpès Girl. Ca ferait un bon nom de super-héros ça. Ou au moins un perso cool pour Heroes. Silver et Dixon sont là ainsi que Navid et son partenaire de vie pour la semaine, de même pour Annie et Ethan. Le père et la mère sont venus aussi. Encore que les jeunes sachent pas utiliser un DVD, je veux bien, ils sont cons, mais les adultes, c'est grave. Et là, le père en profite pour mystérieusement partir. Il va voir la nouvelle qui est dans un coin, comme le bébé, toute seule. Et là, attention, on apprend qu'elle est une flic infiltrée et qu'elle va démanteler le trafic de drogue dans le lycée ! 21 Jump Street les mecs ! ![]() La tête de ma mère, si tu te rends pas dans les dix minutes, je viens te chercher et je te nique ta race, je sais où t'habites en plus. Pendant ce temps, Naomi songe vraiment à dégager Adrianna de son top 8 vu que cette dernière ne vient pas se rendre. Mais elle aura du mal à venir se rendre vu qu'elle est en train de faire une overdose de ouf et que les secours viennent juste de lui faire la piqûre dans le coeur. Ouais, comme dans Pulp Fiction, mais sans les 20 minutes de blabla à la con entre Travolta et le prof obsédé des Lois de l'Attraction pour savoir qui va le faire. Mieux quoi. En attendant on sait pas si Adrianna va survivre. Et le coup de la flic infiltrée, ça me donne trop envie de voir la suite ! Un épisode où comme vous avez du le comprendre vu que je l'ai dit genre 20 fois, il fallait faire attention. ![]() Can I haz living again ? January 30 90210 / Saison 1 Episode 6 / Model BehaviorEpisode 106 : Model Behavior Jeu de mot le titre quand même. Comportement modèle, tout en étant comportement de modèle, vu que ça va parler de mannequins et tout. Y a de la recherche, faut pas se foutre de leur gueule. Enfin pas trop. Le spectacle a été un succès mais le gros dossier reste Adrianna. Là, y a tout le monde qui dit qu'elle se DROGUE. Qu'elle a un problème de substance. Mais elle dit qu'elle avait juste pris des médicaments et sa mère la soutient. Mais tout le monde sait qu'elle mange ses crottes de nez. Et c'est pas des conneries. En cours, on leur demande de faire un devoir sur les carrières qu'ils aimeraient poursuivre. Adrianna lève la main. Le prof lui dit qu'être Adrianna, c'est pas une carrière. Annie se montre magnanime et propose à Adrianna de venir voir avec elle le boulot que fait sa mère. Un boulot épique : assistante du photographe qui prend des photos qu'ont rien de géniales. ![]() Manger ses crottes de nez is not a crime. ![]() Oui, ces individus mangent. Oui, Mr. Veronica Mars participe à 90210. Pendant ce temps, la fille du proviseur, j'ai encore oublié son nom, récolte les lauriers du spectacle. Même les gothiques qui d'habitude sont bons à rien viennent la féliciter. Truc d'ouf. Faut croire que leur spectacle a été super fédérateur et tout le bordel. Un peu le Bienvenue chez les Ch'tis de leur école. Sauf que là personne n'a pu le voir 10 fois !!!1!1!ununun! ![]() T'étais trop bien, je fais une soirée crottes de nez, tu viens ? Y en aura par poignées ! Après Annie s'explique avec Ty qui avait soi-disant baisé avec Adrianna mais en fait non. Elle lui dit d'aller se faire foutre. Il comprend pas. Pendant ce temps, Silver se fait guer-dra par un mec qui dit qu'elle pourrait faire mannequin et tout et tout. Elle commence à y croire. "Putain de merde ouais je suis assez maigre! WANT!" Mais elle comprend pas que le mec en veut à son butin. ![]() OMFG, j'vais pouvoir aller au KFC et prendre les repas familiaux... Heureusement Dixon voit venir le mec et il lui met une droite après que ce dernier l'ait traité de "Compton Baby". Il aurait pu lâcher le N-word. "Compton Baby" c'est un peu naze. En tout cas, ça fait gagner des ePoints à Dixon auprès de Silver avec qui il sort rappelons le. Par contre la mère de Dixon et Annie qui bosse comme assistante du photographe à beaucoup plus de 40 ans est sur le fil à cause de cette histoire vu que le mec que Dixon a frappé est celui qui donne les contrats. Mais elle a dit qu'elle préférait défendre son fils adoptif qu'avoir du boulot. Fuck y'all. ![]() Je vais remettre mes parents ensemble pour pas qu'ils divorcent comme ils font dans le film de Lindsay Lohan. Naomi, toujours dégoûtée que ses parents soient à deux doigts de divorcer décide de les stalker et monte DA stratagème. Les rendre jaloux l'un de l'autre à une fête, ce qui les poussera à retomber dans les bras l'un de l'autre. Elle a du lire Machiavel et Sun Tzu entre deux conversations MSN et passages sur Visagelivre. ![]() I'm so hot, it's retarded. La frangine de Silver, Kelly, lui dit qu'elle va voir le père de son fils, Brandon. Silver lui dit qu'elle peut garder la maison en son absence. Aller chercher le courrier, arroser les plantes et ce genre de conneries. Un peu mieux que ce que ferait un clébard mais à peine. Ca fait que Ryan, le prof cool, qui comptait serrer Kelly ne pourra rien faire. On est un peu tristes pour lui. Deux secondes. La mère pendant ce temps dit au photographe qu'elle peut prendre des photos et qu'il le regrettera pas. Il lui dit d'accord. Elle fera ses preuves plus tard à un défilé. ![]() Je me demande si ça devient pas plus con que La Colline a des Yeux II ce bordel... Après y a une phase avec Shannen Doherty que j'ai pas trop comprise parce qu'il faut je pense avoir vu la série des années 90 quand ils avaient des coupes à la con. Et ça finit avec Kelly qui lui en gros que Brandon est à elle blablabla et Doherty finit par effacer Brandon du répertoire de son portable. Ca vaut ce que ça vaut. Pendant ce temps, Naomi met son plan diabolique à exécution. ![]() MILF + DILF = ??? Phase I : Dégoûter la maîtresse du papa. Au début ça rate mais à force de faire la biatche, l'autre en a trop marre et s'en va. Son père quitte le restaurant sans payer l'addition. Naomi doit payer mais elle pense faire une bonne affaire, elle se dit que son plan va trop marcher. Après elle fait des bisous avec son copain mais ils finissent par se dire comme dans chaque épisode qu'entre eux c'est terminé pour remettre ça dans le suivant comme si on était cons et qu'on arrivait pas à suivre. Au final, tout le monde se retrouve au fameux défilé. Y a même une productrice qui donne sa carte à Annie pour qu'elle vienne passer des auditions. La productrice a elle aussi vu le spectacle du lycée. Le monde est petit. Surtout à Beverly Hills. Annie qui est trop gentille dit qu'Adrianna a elle aussi droit à sa chance. ![]() él ossi fo la lé-C vnir a lodission lol, L é tro kool é tro bel !!!11!ununun!! Adrianna pour remercier Annie la fait encore pleurer en lui avouant que c'était un mensonge et que Ty n'a rien fait avec elle. Elle ne dit pas que c'est parce qu'il avait peur d'attraper des MST. Comme d'hab, Annie finit l'épisode en larmes. Le plan de Naomi échoue lamentablement et Ryan et Shannen Doherty semblent bien partis pour se butiner mutuellement vu que ceux sur qui ils avaient des vues ne leur sont plus accessibles... Le suspense est loin d'être à son comble en cette fin d'épisode mais je regarderai quand même le suivant. Celui là manquait de suspicion d'incestes et de sexe mito marrant... ![]() Braaaaaains! January 28 Nip/Tuck et l'oeuvre de Tod Browning![]() Un vieux devoir fait à l'université. J'avais eu 16 quand même !
Tod Browning était un réalisateur Américain, spécialisé dans les films faisant la part belle à l’étrange, l’anormal et l’hors du commun. Surtout connu pour Dracula et Freaks qui le rendra persona non grata pour les majors Hollywoodiennes. Après ça, il a fait quelques autres films mais après son coup d’éclat, on ne lui faisait plus confiance, apparemment, célébrer la différence n’était pas du goût de tous. C’était surtout résolument original mais sans doute beaucoup trop dérangeant pour l’époque, sachant que même maintenant certains peuvent avoir du mal à appréhender un film comme Freaks. Un phénomène évoqué dans un épisode des Sopranos, University (S03E06), où une étudiante ne se remet pas de la projection du film... Si des films comme Elephant Man de Lynch ont clairement rendu hommage à Browning, ou si on peut voir ici et là des emprunts comme dans la série télévisée Carnivàle qui suit un cirque itinérant composé de freaks, ou encore Little Man des frères Wayans qui reprend la figure du bébé angélique de The Unholy Three qui cache en fait un nain voleur de haut vol; au final, peu d’œuvres reprennent les idées et autres thèmes de Browning pour les réadapter ou les approfondir. Parmi elles, la série télé Nip/Tuck, créée en 2003 par Ryan Murphy, qui en est aussi le showrunner, (il supervise tout), et toujours en production. Nip/Tuck raconte l’histoire de deux chirurgiens esthétiques de Miami, amis depuis leurs études. L’un, Sean McNamara, est père de famille tandis que l’autre, Christian Troy, profite de sa vie de play-boy célibataire. Si McNamara prend son travail au sérieux, Troy, lui, s’amuse, profite de la clientèle féminine et se lance dans des affaires douteuses desquels son ami le sort la plupart du temps. Sexe, frime et gore sont ce qui ressort toujours superficiellement du show mais des thèmes plus graves et sérieux qu’il n’y paraît sont abordés. Ce n’est pas seulement la série où il y a des « opérations dégueux », tout comme Freaks n’est pas seulement le film avec des vrais monstres, et nous allons voir pourquoi plus en détail.Nous verrons en quoi la série affiche des points communs avec Browning que ce soit au niveau du mélodrame ou des personnages, pour étudier ensuite plus précisément l’un des thèmes communs aux deux œuvres, qui est celui du rapport entre le vrai et le faux et enfin, nous verrons de quelle façon le goût partagé des deux œuvres pour l’audace aura pu leur attirer les foudres de certains… Puisant son inspiration chez Charles Dickens ou encore Eugene Sue, Browning fut l'un des instigateurs du mélodrame à Hollywood. Le genre se caractérise rapidement par ce qu’en fait Browning, avec des personnages forts et originaux se retrouvant dans des situations invraisemblables qui ne peuvent que se finir mal, laissant la menace de la mauvaise fin planer tout le long. Ce qui fait le succès du genre réside apparemment dans l’esprit premier degré et sincère dans lequel les histoires sont traitées. La grandiloquence et l’excès faisant partie intégrante de la façon de raconter l’histoire, ils sont tout à fait à leur place. Browning s’est beaucoup illustré dans le mélodrame tout au long de sa carrière, n’ayant pratiquement fait que ça. Le genre est plus tard tombé en désuétude et est devenu une façon péjorative de désigner certains films ayant la main lourde sur les effets jusqu’à ce qu’arrive Nip/Tuck, qui sans en faire grand étalage, a remis le mélodrame au goût du jour en l’adaptant à notre époque et à un contexte particulier, celui du luxe, du sexe et du sang. Souvent à deux doigts de sombrer dans le soap, la série reste toujours à la limite entre le mélodrame et le ridicule. Tout comme Browning qui allait très loin et restait très sérieux et prenant alors que sur le papier ses histoires paraissent fantaisistes, la série de Ryan Murphy fait de même en s’attelant à garder une certaine justesse dans les relations entre les personnages, dans le traitement des péripéties et dans le ton employé. Browning savait manier l’humour, mettant des jeux de mots aux bons moments, jouant même de façon comique avec les nerfs du spectateur en pleine scène à suspense. Il maintenait une sorte d’équilibre rappelant aux gens que ce n’était que du cinéma et qu’il fallait s’amuser un peu mais que c’était quand même du Cinéma et que c’était sérieux. D’un moment à l’autre, tout pouvait basculer et c’est ce que Nip/Tuck fait, alternant les scènes à l’humour le plus gras, aux répliques les plus vulgairement drôles que l’on puisse imaginer pour passer à une scène de révélations très dure pouvant stimuler l’affect émotionnel en un instant. Le maintien de cet équilibre entre lumière et ténèbres est ce qui fait la réussite de la série et qui a fait la réussite de Tod Browning en son temps. Les personnages, que ce soit ceux de Browning ou de Nip/Tuck sont hauts en couleur et participent au maintien de cet équilibre. Ils sont étranges, excessifs mais vrais. La spécialité de Browning était de créer des personnages dissociés, qui ont donc plusieurs « personnalités » qui réagissent différemment à toutes sortes de situations, qui arrivent à se détacher de situations extrêmes mais tout en gardant prise avec la réalité. Ils ne se détachent pas totalement car une partie de leur personnalité est toujours là. En résumé, la personnalité est composée de plusieurs fragments différents qui bout à bout forment la personnalité de l’individu. Les personnages de Browning sont comme cela, ils sont « plusieurs » en un. Alonzo, de The Unknown, est celui qui accumule dualité, duplicité et dissociation en plus de toutes ses pulsions qui peuvent s’extérioriser à tout moment… En plus d’être de véritables cas cliniques, ses personnages vont beaucoup par paires et sont amenés à rencontrer un troisième personnage, qui agit un peu comme l’antagoniste qui forcera les choses. Les relations sont souvent des triangles amoureux qui se résolvent par le départ du héros. On retrouve cela dans Nip/Tuck, que ce soit la psychologie des personnages ou leurs relations. Elles sont la plupart du temps identiques à celles de Browning, une paire de personnages se retrouve confrontée à un troisième. Les deux docteurs se retrouvent face à leur antagoniste pour la première saison, le trafiquant Escobar Gallardo, qui les forcera à faire passer de la drogue dans des implants mammaires dont ils assurent la pose sur des jeunes filles. On a aussi le rapport de force des deux médecins face à leur patient qui peut alors créer un conflit entre les deux amis si l’un des deux refuse de l’opérer pour une raison ou une autre. Cela se traduit simplement par le champ/contre-champ médecins/patient qui devient une succession de plans où chacun défend son opinion. Le fil rouge de la série est d’ailleurs un triangle amoureux, entre Sean McNamara, sa femme Julia et son ami Christian Troy, toujours amoureux de Julia, et c’est un triangle qui ne trouve jamais de vraie résolution, étant toujours relancé d’une façon ou d’une autre. Les autres triangles amoureux se règlent plus vite et souvent dans le sang, dans la tradition mélodramatique, que ce soit par des suicides ou un bus arrivant d’on ne sait où mais qui écrase la bonne personne par exemple. De toute façon, les conflits de cette série se règlent très régulièrement dans le sang, puisque les patients, d’une façon ou d’une autre, se font opérer, et si l’opération rate chez les concurrents, McNamara et Troy sont forcés de compenser la mauvaise pratique de leurs « confrères » par leurs propres talents… Au final, l’élément perturbateur qui crée problème, finit soit par faire un mauvais choix, soit par rallier l’un des deux premiers à sa cause pour finalement prouver qu’il avait tort et ramener le status quo qui fait sortir « gagnante » du conflit la paire initiale. En ce qui concerne la personnalité des personnages de Nip/Tuck, on pourrait parler aussi de dissociation mais cela pose problème. De par leur nature de personnages de série télévisée, ils sont amenés à vivre beaucoup plus de choses que des personnages de films, et dans cette série, parfois qualifiée d’hyperdrama, ils vivent encore plus que les autres pourrait on dire. Le pire étant que lorsqu’on lit ce qui peut causer la dissociation chez l’individu, cela peut tout à fait s’appliquer aux personnages de la série car étant une série, on en apprend toujours un peu plus sur les personnages et donc, en plus du stress trop intense ou de la capacité de se dissocier qui peuvent être des facteurs déclencheurs, on peut ajouter l’expérience douloureuse dans l’enfance qui n’aurait pas été traitée correctement, et que bien sur chacun des personnages ont vécu, vu que petit à petit, au fil des saisons, on a appris des choses sur leurs enfances qui corroborent cela. En plus de cela, ils ont au fil de la série affiché plusieurs symptômes, (dépression, anxiété, panique, dysfonctions sexuelles, automutilation, etc), mais encore une fois, de par sa nature de série, Nip/Tuck offre beaucoup d’occasions à ses personnages se comporter ainsi et c’est seulement vue dans son demi ensemble, sachant que la série est toujours en production, que l’on peut arriver à ces conclusions sur les personnages qui après tout se tiennent et s’appliquent bien à eux. Les personnages de Nip/Tuck ont un autre point commun avec ceux de Browning, c’est celui de se prendre pour des génies du mal et de se lancer dans la préparation de plans machiavéliques, qu’ils croient infaillibles car ils pensent être plus malins que tout le monde mais échouent invariablement. Les personnages de Nip/Tuck tentent rarement d’essayer d’assassiner des gens mais, de la même façon que les personnages de Browning échouent à cause de mauvais choix, ceux de la série font de même. Entre la solution la plus sage et évidente et la solution risquée, ils opteront toujours pour la deuxième solution, comme s’ils avaient envie de se faire prendre. Comme les personnages de Browning, ils sont restés assez naïfs par certains côtés et ils croient toujours que cette fois là, cela se passera mieux que les trois précédents échecs lamentables. De la même façon que Browning, qui reste dans le mélodrame et ajoute des éléments extérieurs comme le pseudo fantastique ou les histoires de truands, Nip/Tuck a dans son histoire surtout mélangé le mélodrame et le thriller. Si dans les deux premières saisons de la série, les touches de suspense étaient très diffuses, dès la fin de la deuxième saison et pour toute la durée de la troisième, le thriller est devenu partie intégrante de la série. Cette période coïncide avec l’arrivée du personnage qui a marqué la série en la personne du Découpeur, un maniaque, affublé d’un masque de carnaval vénitien à l’expression vide, défigurant et violant les gens trop beaux en leur laissant le message remettant en question les fondements de la série: « Beauty is a curse on the world. ». La présence de ce personnage, LE grand mystère à résoudre, crée en plus une menace constante car il a déjà attaqué les deux chirurgiens et menace de remettre ça s’ils continuent à soigner les gens à qui il grave un sourire sur le visage. Le mélange avec le thriller a offert à la série sa saison la plus noire et la plus désespérée à ce jour, et cela se ressent au niveau des thèmes abordés, dont celui de la douleur qui est très développé mais aussi au niveau de la réalisation. En effet, les éclairages sont beaucoup moins éclatants, il y’a très peu de scènes en extérieurs et Ryan Murphy avait exigé qu’il n’y ait que des couleurs neutres sur le plateau pour ajouter à cette sensation de noirceur, ou en tout cas trancher avec ce que l’on avait l’habitude de voir jusqu’ici et qui montre une volonté de renouvellement, d’expérimentation et de remise en question totale d’une série qui est assez rare dans le domaine des séries télévisées qui se contentent souvent de trouver la recette et faire durer le plaisir le plus longtemps possible. Bien sur cette saison fait partie des moins appréciées des téléspectateurs.
Enfin il est impossible de terminer ce tour d’horizon des relations entre Browning et Nip/Tuck sans parler de la saison 4 de cette dernière qui est ce qu’ils ont du faire d’ouvertement plus proche de Freaks depuis le début de la série. En effet, l’histoire de la saison est la suivante: le docteur McNamara va avoir un fils, et l’échographie a révélé qu’il serait atteint d’ectrodactylie (maladie génétique se signalant par l’absence d’un ou plusieurs doigts, formant alors une pince. Aussi appelé symptôme de la pince à homard). Ils décident de garder l’enfant mais le docteur compte l’opérer très vite afin de réparer ça tandis que sa femme préfère attendre, surtout que la nurse qu’ils ont engagé, un nain, n’est pas favorable à l’opération et leur dit qu’il vaut mieux attendre tandis qu’il est de plus en plus attiré par la femme du docteur. Et c’est ainsi que la saison se développe autour de cette question: peut on changer les gens? La comparaison avec Freaks peut être faite par le fait que cela y ressemble vraiment dans le traitement des freaks. En effet, tous ceux que l’on voit ont une vie normale, ont très envie de sexe, (sauf le bébé), et ne veulent surtout pas être pris en pitié, se moquant des gens osant le faire, comme dans cette scène où McNamara dit au serveur de son café qu’il est atteint du syndrome de Treacher Collins, (une maladie génétique se signalant par une malformation du crâne et surtout du visage), ce à quoi le jeune homme répond en se moquant de lui, « Oh non, c’est vrai? Vous croyez? ». Et nous verrons comme dans Freaks qu’ils peuvent vivre avec leur malformation et qu’ils ne veulent pas changer. Le jeune atteint de Treacher Collins est à deux doigts de se faire opérer mais refuse lorsqu’il se rend compte de la lourdeur des procédures chirurgicales et surtout de la douleur qu’il devra supporter ensuite, de même pour le nain qui après avoir envisagé de se faire allonger les jambes de quelques centimètres refusera pour les mêmes raisons. Même le bébé n’aura qu’une main d’opérée, lui laissant alors le choix pour plus tard. Le message est donc très positif et l’amour des freaks, se ressent aussi ici même si bien sur ce n’est pas autant mis en avant que dans le film de Browning qui reste le film qui a fait le tour du sujet, mais on ne peut critiquer le fait de traiter du sujet, et surtout pas quand c’est effectué de cette manière évitant le misérabilisme et le pathétisme gratuit. En cela, on peut à nouveau créer un lien entre Browning et la série de Ryan Murphy, qui en plus de reprendre plus ou moins les thèmes et les façons de faire de son aîné les met à jour et étend le domaine de réflexion à notre époque et à des sujets plus vastes comme nous allons le voir à présent.
S’il est un point que la série partage clairement avec le cinéma de Browning, c’est bien celui de traiter des apparences. De faire la part du vrai et du faux, qui souvent s’entremêlent. Dans les films de Browning, il est souvent fait une place importante à la place du faux. Que ce soit les faux vampires, les faux bébés ou les faux infirmes, il y a toujours du faux dans ses films. Tout est fait pour ressembler à un spectacle, les acteurs jouent des personnages qui jouent eux même quelqu’un d’autre. Souvent des artistes, ses personnages ne sont pas seulement en représentation lorsqu’ils sont sur scène mais tout le temps, au point de s’y perdre, comme Alonzo dans The Unknown qui vit vraiment comme s’il était infirme, sans s’en rendre compte car c’est totalement intégré en lui. Il en va de même pour Nip/Tuck qui ne fait que parler d’apparences également. Les patients viennent toujours pour changer ce qu’ils peuvent et cacher le reste, que ce soit une difformité, un défaut physique ou psychique. En effet, les temps ont changé et les gens n’ont plus à vivre avec ce qui les dérange chez eux. Le leitmotiv de la série, la question « Tell me what you don’t like about yourself? », (« Dites moi ce que vous n’aimez pas chez vous? »), posée d’un ton léger à chaque épisode au patient fait bien état de cela et ne laisse aucun doute au patient sur le fait que tout peut être modifié, soigné et/ou dissimulé. De la même façon que les personnages de Browning jouent constamment un rôle, les chirurgiens de Nip/Tuck offrent aux gens les moyens de jouer le rôle qu’ils se sont toujours rêvés jouer. Depuis le premier épisode de la série, avec la mannequin instable mais un peu trop vieille, Kimber Henry, qui deviendra l’un des personnages principaux de la série, opérée jusqu’à devenir le modèle parfait, (« A perfect ten. », le 10 en question étant la note de son physique), à l’homme qui se fait brider les yeux afin de plaire à la mère de sa fiancée Asiatique, dans l’épisode intitulé Kurt Dempsey (S01E05), « subtilement » renommé Les Yeux de l’Amour pour la version française. Tous les patients savent ce qu’ils veulent devenir et tous veulent donc en quelque sorte mentir, rendre leur vie/rôle plus intéressant et plus attirant aux yeux des autres. A ce titre, les paroles du générique, A Perfect Lie par Engine Room, résument bien l’idée: Make me beautiful, Fais-moi belle, Make me… Fais-moi…A perfect soul, Une âme parfaite,A perfect mind, Un esprit parfait,A perfect face… Un visage parfait…A perfect lie. Un mensonge parfait. Et c’est là l’effet recherché, affiché et rappelé à chaque épisode, à travers le générique, de la chirurgie esthétique: créer un mensonge parfait. Bien sur, la série ne joue pas les inquisiteurs et montre souvent des opérations qui ne sont pas seulement cosmétiques mais vraiment réparatrices et touchant à des sujets tabous, comme recréer artificiellement un clitoris après une excision, (Manya Mabika - S02E03), ou encore le sujet de la greffe de visage avec ce qu’il implique éthiquement et moralement dans Hannah Tedesco - S03E09.
Une autre figure récurrente du cinéma de Browning est la scène de théâtre ou de cirque, c’est la scène de spectacle en général qu’il filme à de nombreuses reprises. C’est là que ses personnages deviennent experts dans la composition de leur autre personnage. On a même l’impression que la scène est l’ultime test pour ces personnages qui voient alors que si le public croit en eux, alors tout le monde pourra. Le personnage d’Alonzo passant tous les soirs pour un amputé aux yeux du public, il est normal qu’il finisse par ne faire qu’un avec son personnage de spectacle. La scène agit comme une sorte de moule pour ces secondes personnalités. Dans Nip/Tuck, il n’est point question de scène ou de spectacle, du moins pas clairement, mais métaphoriquement, tout est là. Et dans la réalisation du show, tout est fait pour faire passer l’unique salle d’opération de leur clinique pour une scène de théâtre. Avec ses coulisses, sa scène donc et ses rituels. Le bloc opératoire est l’endroit où les deux personnages principaux peuvent faire l’étalage de leurs talents et c’est bien appuyé par tout le cérémonial qui précède l’opération en elle-même. Il n’est pas rare que des scènes se déroulent dans les coulisses de l’endroit, là, les deux héros discutent quasi-librement de leurs problèmes et du patient avant d’entrer dans le vif du sujet et d’aller opérer. La préparation, se laver les mains consciencieusement et se mettre en tenue font partie du rituel qui donne réellement aux opérations chirurgicales des allures de représentations théâtrales. Vient ensuite l’entrée dans le bloc en lui-même où l’aide soignante apporte la touche finale à leur tenue, ils gardent les mains bien en évidence en l’air, un peu comme des démiurges prêts à manipuler le monde qui les entoure, puis un cd est lancé dans leur luxueux lecteur et l’opération commence. On peut remarquer que les plans de lancement de disque sont toujours les mêmes d’un épisode à l’autre, la variante résidant seulement dans le fait que parfois le disque est rouge et d’autres fois, il est affublé de notes de musique. Sans doute inconsciemment, ce détail ajoute au fait que tout cela ritualise les scènes d’opération avant même qu’elles commencent vraiment tout en faisant monter la sauce, le spectateur sachant qu’il va voir du sang et de la chair découpée, cela crée une sorte d’attente. Le rituel continue même dans la salle d’opération, car en plus de la musique, ce qui lance vraiment l’opération est une petite phrase, pratiquement un équivalent des trois coups du théâtre annonçant l’imminence du spectacle, et qui est « Fifteen blade. », (« Lame de quinze. »), correspondant au scalpel qu’utilise toujours le Dr McNamara pour pratiquer la première incision sur le patient. La scène attendue par le spectateur commence et n’est par contre pas escamotée comme chez Browning qui dissimule souvent ou joue sur l’attente en ne montrant que plus tard ce qu’il a annoncé. Ici, on voit pratiquement tout, les chirurgiens/sculpteurs deviennent alors l’espace d’une séquence des artistes suivant une chorégraphie, un rythme, tel des danseurs. La musique de la séquence sert de base pour le montage fait selon elle, les plans s’enchaînent selon le rythme dicté par la chanson, donnant l’impression que l’opération elle-même n’est au final qu’une chorégraphie exécutée de main de maître dans un spectacle visant à créer un nouvel individu, et non pas un acte chirurgical demandant préparation, concentration extrême et précision. La comparaison avec un spectacle ne s’arrête pas là, car les opérations se déroulent toujours comme prévu. Les docteurs connaissent leur texte et le récitent parfaitement, ils n’ont jamais de vrais défaillances lors des opérations. Si problème il y’a, et cela arrive très exceptionnellement, il viendra toujours de l’extérieur, que ce soit une intrusion dans la salle d’opération ou un problème avec le patient, comme cette femme portant en elle un fœtus calcifié depuis plus d’une dizaine d’années dans Joy Kringle - S03E13.La salle d’opération est au final bel et bien un espace scénique dans lequel s’expriment les deux chirurgiens et dans lequel ils font naître leurs « monstres ». La salle d’opération de Nip/Tuck est donc un lieu majeur de la série et il est traité comme tel, au fil de la série, la salle d’opération n’a jamais évoluée, hormis pour la cinquième saison en cours de diffusion aux USA puisque le cabinet déménage de Miami à Los Angeles, alors le décor change. Les personnages ou leurs tenues ont pu changer, le décor est toujours resté le même et a gardé son importance, même s’il n’a jamais été aussi imposant et majestueux que la salle d’opération, très expressionniste, de The Unknown, qui aura elle aussi été le berceau d’un homme nouveau, prêt à vivre une nouvelle vie avec deux bras en moins.
Une histoire à peu près identique fut d’ailleurs dépeinte dans la série, dans l’épisode Jusqu’à ce que la mort nous sépare, (Ben White - S03E07), dans lequel Ben White, un homme parfaitement valide, vit comme un homme amputé d’une jambe et décide de passer à l’acte et se faire amputer pour de bon. A l’inverse du personnage de Lon Chaney, ici les raisons profondes sont loin d’être aussi romanesques et sacrificielles, mais, comme pratiquement toujours dans la série, ancrée dans une réalité médicale. Là, le personnage est atteint d’un trouble identitaire relatif à l’intégrité corporelle, un trouble reconnu et traité sérieusement même si très peu médiatisé et qui trouve dans la série un porte-parole sensibilisant le grand public à son sujet. Au sujet de ce trouble, un site: http://www.biid.org/basics.php?lan=fr qui montre que les scénaristes ont bien fait leurs recherches à ce sujet. En tout cas, lorsqu’on lit les causes probables de ce trouble, elles pourraient pour certaines s’appliquer au personnage d’Alonzo. Il y’a par exemple « L’enfant ne se sent pas aimé et imagine qu’en devenant amputé, il pourrait attirer la sympathie et l’amour. Devenir une personne amputée lui semble présenter de gros avantages. » qui pourrait très bien correspondre au fond à Alonzo même si l’opération nous est surtout présentée comme étant bassement pratique, malgré qu’il vive déjà comme un amputé… L’autre raison qui pourrait s’appliquer à Alonzo est « Le désir est une manifestation externe d’un conflit interne non résolu » qui pour l’occasion correspond tout à fait au personnage, comme si tout couper, en plus de le disculper du meurtre qu’il a commis agirait comme une sorte de punition pour le même meurtre qui lui permettrait alors de pouvoir être avec celle qu’il aime. Si les raisons ne sont pas les mêmes d’une œuvre à l’autre, et encore, on peut y voir une volonté de contrôle total jusqu’à celui du corps autant chez Alonzo, que chez Ben White qui lui le dit clairement car il a la chance d‘être dans une série parlante à l'inverse d'Alonzo, héros de film muet. En tout cas la finalité est la même et l’histoire se résout dans le sang: Alonzo meurt, Ben White, n’ayant pas de médecin à faire chanter pour qu’il l’opère, se tire une balle dans la jambe et force alors les médecins à l’amputer prétextant que de toute façon il recommencera jusqu’à ce qu’il obtienne ce qu’il veut. Le fondu au blanc final reste assez optimiste, ce procédé étant souvent utilisé pour accentuer la libération, l’éveil ou encore le nouveau départ, et crée une nouvelle différence entre la série de Murphy et l’œuvre de Browning. Si ce dernier est résolument très noir, Murphy l’est aussi mais un peu moins, offrant souvent à ses patients des fins heureuses mais réservant le pire à ses personnages principaux. Tout comme Browning est d’inspiration baroque réservant, pour résumer, une place importante laissée à l’illusion et à la mort, Nip/Tuck reprend certaines traditions du baroque, comme celle voulant que de l’illusion ressorte la vérité. Tout comme la fin de La Marque du Vampire de Browning qui révélait l’assassin en rejouant une scène de meurtre, de la même façon que l’assassin du père d’Hamlet est démasqué, il arrive que les personnages de Nip/Tuck soient démasqués justement à cause de l’illusion qu’ils ont voulu créer en changeant leur corps. C’est en voulant faire semblant qu’au final, ils se trahissent comme on le voit dans l’épisode Kiki (S03E02), dans lequel les docteurs doivent opérer un gorille femelle afin de lui retirer ses cicatrices et la rendre ainsi attirante aux yeux du male qui sinon refuserait de s’accoupler avec elle, tandis qu’en parallèle, ils reçoivent un ex-membre de gang Latino qui vient pour se faire effacer ses tatouages, tandis qu’en même temps, le fils d’un des docteurs change d’apparence afin d’échapper à un gang de transsexuelles dont il a battu l’un des membres. Au final, les 3 histoires se résolvent dramatiquement car l’illusion n’est pas parfaite, on reconnaît toujours les gens: le gorille male s’est transformé en gorille tueur et a tué la femelle, (totalement Browning pour le coup, grand amateur d'animaux tueurs), le membre du gang et le fils se font administrer une correction par ceux à qui ils voulaient échapper. Tout comme le tueur de The Show dont le plan est contrecarré car le déguisement, et donc l’illusion, ne sont pas parfaits, les trois personnages de cet épisode de Nip/Tuck font face à la même leçon de façon plus ou moins brutale: si l’illusion n’est pas parfaite, le spectacle ne marchera pas et il faudra en subir les conséquences.
Au final, on voit que Nip/Tuck exploite les mêmes thèmes que Browning, tout en les adaptant à notre époque et à un contexte très années 2000, où l’on voit surtout que ces idées de délimitation du vrai et du faux et de mise en abyme du spectacle, entre autres, restent toujours d’actualité. Et du côté de la réalité dans les deux œuvres, on peut voir que si elles sont souvent considérées abusives ou over the top, comme disent les Américains, elles sont en fait très ancrées dans la réalité et le quotidien, la différence étant le traitement « flamboyant » qui en est fait dans Nip/Tuck ou les films de Browning, souvent taxés d’être des films fantastiques alors qu’il a au final très peu touché au genre en tant que tel, mais a préféré jouer avec…
S’il est bien une chose qui réunit Nip/Tuck et Tod Browning, c’est l’audace. Ryan Murphy et Tod Browning osent aller là où personne ne va et en tirer des histoires assez extraordinaires qui feront à coup sur réagir leur public et surtout leurs détracteurs. Ce qui est intéressant dans leur audace, c’est qu’elle n’est pas gratuite, ils ne donnent jamais l’impression de vouloir choquer juste pour le plaisir de choquer, même si on sent qu’ils s’amusent lorsqu’ils réalisent leurs œuvres. Il y’a un choix derrière chaque scène ou chaque idée « polémique », et le tout sert la plupart du temps le propos, car Nip/Tuck s’autorise parfois des écarts totalement gratuits que son créateur admet avoir inclus parce que cela l’amusait ou que cela paraissait être une bonne idée sur le moment. Loin de porter atteinte au show, ces petits écarts peuvent être pris comme des portes de sorties ou une façon de souffler dans un scénario trop pesant ou demandant trop d’explications. En effet, au lieu d’ennuyer le spectateur dans de longues scènes explicatives, Ryan Murphy préfère souvent sortir la grosse artillerie scénaristique, aller très loin et lancer une nouvelle story line sans perdre de temps là où beaucoup d’autres séries préfèrent piétiner, sans doute à cause de leur mode de production les obligeant à tenir une vingtaine d’épisodes par saison, là où Nip/Tuck ne fait des saisons que d’une dizaine d’épisodes annuels, comme la quasi-totalité des séries du câble Américain. On retrouve d’ailleurs chez Murphy le même goût pour l’ellipse que chez Browning. Nip/Tuck use et abuse du procédé, sans prévenir, ce qui exige un (petit) travail de réflexion de la part du spectateur qui doit très souvent recoller les morceaux ou imaginer ce qu’il s’est passé pendant les quelques semaines qui sont passées entre deux épisodes. Tous ces écarts scénaristiques servant à accélérer ou relancer l’histoire peuvent être vus comme les fameux animaux tueurs de Tod Browning, comme l’iguane tueur ou les gorilles tueurs, qui intervenaient dans ses scénarios lorsqu’il se retrouvait bloqué. Cela témoigne d’une grande liberté mais aussi d’une certaine audace, car il faut déjà avoir le courage d’écrire cela, avoir confiance dans l’usage de deus-ex machina scénaristiques, (lorsqu’un évènement totalement inattendu et peu plausible intervient pour débloquer une situation désespérée), mais aussi l’assumer lorsqu’il s’agit de tourner. Heureusement pour eux, ils se sortent bien de situations dans lesquelles certains se seraient empêtrés dans la série Z, mais comme dit précédemment, tout est question d’équilibre.L’audace de la série, en plus d’adopter une écriture ne s’imposant aucune limite est d’être toujours à la recherche de tabous à explorer. Tout comme Browning, Ryan Murphy s’intéresse à des choses simples mais il ne peut pas les traiter simplement comme le feraient la plupart des scénaristes. Lorsque Browning, pour parler d’amour fou traite de l’amputation, Murphy, lui, pour traiter de relations mère/fille parle de « maricide », (l’enfant tue sa mère). Et quand il traite de cela, il ne le fait pas à moitié…
Dans l’épisode Sal Perri (S03E12), où un crash d’avion a lieu et dans lequel est normalement la mère de Julia, la femme du Dr McNamara. Elles ont des relations conflictuelles et se sont disputées, et Julia apprenant la catastrophe, décide de se rendre là bas pour aider les survivants, en espérant que sa mère en fasse partie afin de parler plus raisonnablement avec elle. Julia commence à aider une femme qu’elle prend pour sa mère, lui parlant alors qu’elle est inconsciente et au final la tue. Tout cela pour retrouver sa mère, allongée sur son canapé lorsqu’elle rentre chez elle, posant alors la question de l’identité de cette femme qu’elle a tué… Et ajoutant par la même occasion le meurtre à un épisode déjà bien chargé en tabous et violences en tout genre. On peut donc vraiment rapprocher l’œuvre de Browning et Nip/Tuck pour cela, cette faculté à toujours essayer de traiter de sujets plus ou moins simples mais de la façon la plus forte possible. C’est cela qui les pousse à traiter de tous les sujets imaginables, que ce soit au niveau des pratiques et autres perversions sexuelles (nécrophilie, zoophilie, détournement de mineurs, inceste etc…), pratiquement toutes passées en revue pour au final ne parler que d’amour à chaque fois. Sous ses quelques aspects fantaisistes, la série démontre aussi un sens très précis des réalités et ne verse jamais dans la science-fiction pour ce qui est des procédures médicales. Tous les cas présentés dans la série sont des cas cliniques et toutes les techniques utilisées sont toujours à la pointe de la recherche en chirurgie plastique. L’épisode de la greffe de visage en est la preuve sachant qu’il fut diffusé pour la première fois le 15 Novembre 2005 aux Etats-Unis et que la 1ère greffe de visage partielle fut réalisée en France le 27 Novembre de la même année et a été un succès, à l’inverse de celle dépeinte dans l’épisode. Ce sont justement ces opérations qui au départ attirent les gens, car c’est ce qui a fait parler de la série, hormis le contenu sexuel très présent, les opérations sont montrées dans toute leur « splendeur ». En effet, la plupart des opérations montrées dans la série sont des opérations qui dans la réalité nécessitent beaucoup de préparation et qui en pratique durent environ quatre heures de travail. Chaque épisode n’a droit qu’à quelques minutes à consacrer à l’opération. Cela conduit donc les conseillers techniques de la série à sélectionner les moments les plus marquants et les plus sanglants de ladite opération et en faire part à l’équipe qui tournera la scène avec ces moments forts qui marquent la rétine. Et le voyeurisme, n’est ce pas ce qui a toujours eu un effet autant attractif que répulsif chez les gens ? De la même manière que Freaks a sans doute attiré une grande partie de ses spectateurs par le fait qu’il montrait des monstres réels sans avoir à aller au cirque et faire de tours de manège, Nip/Tuck a attiré beaucoup de gens par ses aspects trash, vilipendés par les bien pensants. Les mêmes qui n’ayant vu que débauche chez Browning n’ont pas évolué 70 ans après et se montrent encore plus vindicatifs avec cette série puisque depuis sa mise à l’antenne aux Etats-Unis, ils n’attendent qu’une chose: son retrait de l’antenne, comme quoi les mentalités n’ont pas vraiment progressées et que les sujets dérangeants le restent.
Au final, tout comme la cabale contre Freaks à l’époque, le scandale aura fait plus de publicité gratuite que de mal à la série, surtout quand ses détracteurs ont mis en avant des termes tels que « nécrophilie incestueuse », pour parler de l’épisode FrankenLaura (S04E06), où un psychopathe met bout à bout des morceaux de cadavres de femmes, dont la tête de sa sœur, afin de créer la femme parfaite, l’aimer et donc lui faire l’amour. En effet, de la même façon que les ligues de vertu des années 30 ont du donner à tout le monde l’envie de voir Freaks, par des descriptions que même des publicitaires n’auraient pu imaginer pour attirer le public, celles des années 2000 s’évertuent épisode après épisode à raconter dans le détail tout ce qui s’écarte de la morale et à mener des campagnes contre la série et la chaîne, qui ne font qu’attiser la curiosité du public resté neutre… Ces gens qui disent ne pas aimer, vont quand même très loin et analysent avec précision des choses qu’ils ne veulent pas voir; et qui, comme beaucoup de sites Internet le font, s’amusent à comptabiliser le nombre de scènes de sexe, de violence et les insultes dans les films qui sortent au cinéma. Beaucoup d’énergie est dépensée, de la même façon qu’à l’époque avec Browning et les projections privées de Freaks aux notables, pour essayer de les pousser à interdire la vision d’une œuvre qui les dérange. Car sur un autre tristement célèbre site Internet, (http://www.parentstv.org/ptc/shows/main.asp?shwid=1726, détaillant sa cabale contre Nip/Tuck), ayant lancé des campagnes contre Nip/Tuck, on comprend ce qui les dérange vraiment, outre la représentation de la violence et du sexe… Alors qu’à ce niveau, la série, même si elle en parle beaucoup, ne montre rien de vraiment répréhensible, la nudité se limite à des fesses et des seins nus, à l’exception des tétons. Malgré les trésors d’audace déployés, FX, la chaîne qui diffuse Nip/Tuck, n’autorise pas la nudité totale, ni les insultes vraiment trop crues, (Fuck et tous ses dérivés sont interdits d'antenne), à l’inverse des autres grandes chaînes du câble Américain que sont HBO (Oz, Entourage, The Wire, etc…) et Showtime, (Dexter, Weeds, etc…), qui elles autorisent tout. Nip/Tuck n’est donc pas la série quasi-pornographique que certains aimeraient faire croire qu’elle est et elle a aussi, par la force des choses, des limites. En fait, c’est surtout sur le dédain supposé de Ryan Murphy pour la religion et l’Eglise que les ligues de vertu ont bloqué. En effet, tout comme Browning qui avait fait crier vengeance à l’un de ses personnages dans une église, la série a à son tour œuvré dans le champ du blasphème, Murphy a fait blesser mortellement un prêtre dans une église par l’un de ses personnages principaux et fait passer de supposés miracles de l’Église pour simples supercheries, à chaque fois pour montrer qu’on ne pouvait même plus avoir foi dans la Foi, et donc jamais gratuitement, mais toujours en accord avec le propos de la série au sujet du désespoir… A cause de cela, ils ont décrété que la série était dangereuse et qu’ils étaient le dernier bastion pour sauver leur vision de la culture, « The sanity of our popular culture dépends on our objections.», (« L’équilibre de notre culture populaire dépend de nos objections. ») allant jusqu’à fustiger les annonceurs, « And you can thank Toyota, Coca-Cola, Victoria’s Secret, and especially the enthusiasts at XM Satellite Radio for sponsoring this garbage for us », (« Et vous pouvez remercier Toyota, Coca-Cola, Victoria’s Secret et particulièrement les personnes enthousiastes de XM Satellite Radio de sponsoriser ces déchets pour nous »). Au final, on constate que l’audace est toujours suivie de répercussions sur l’œuvre qui se retrouvera alors attaquée et traînée dans la boue. Mais par chance, le public n’a pas délaissé Nip/Tuck comme il l’avait fait à l’époque pour Freaks, bien au contraire, plus le temps passe plus la série de Ryan Murphy enregistre de bonnes audiences la poussant à aller de plus en plus loin dans ses explorations des tabous de notre époque.
En conclusion, Nip/Tuck est bien une série que l’on peut rapprocher de l’œuvre de Tod Browning par de nombreux critères purement artistiques. Les deux œuvres partagent en effet la même approche du spectateur qui consiste à traiter en apparence de choses affreuses pour au final parler de choses simples. C’est d’ailleurs un peu ce qui caractérise le cinéma de Browning qui a toujours l’air compliqué au premier abord mais qui est au final limpide et très accessible. Adoptant cette idée, Nip/Tuck, épisodes après épisodes, s’impose de plus en plus comme une série majeure, tout en rendant donc plus ou moins hommage à Browning, avec cet amour partagé pour la différence et les sujets « chocs », ainsi que la perpétuation de ses thèmes de prédilection, mais adaptés à notre époque, permettant ainsi de les actualiser, tout en prenant le temps de les explorer plus en profondeur vu le temps accordé à la série. Mais Nip/Tuck, développe aussi ses propres thèmes, comme par exemple l’adolescence ou le rapport entre l’inné et l’acquis chez tous ces personnages, en faisant presque une étude sur le sujet par moments. Elle ne fait pas seulement référence à Browning mais aussi à d’autres réalisateurs, d’Ingmar Bergman, en détournant « pour rigoler » certains de ses procédés, à Jonathan Demme, pour certains tics de réalisation, en passant par des films comme American Gigolo de Paul Shrader. Le mélange est donc assez hétérogène et plutôt détonnant. Malgré tout cela, la série parvient à garder son identité propre, ou tout du moins à se la créer, et à défaut de mensonge parfait, arrive presque à nous offrir la série parfaite...
January 08 90210 / Saison 1 Episode 5 / Wide Awake and DreamingEpisode 105 : Wide Awake and Dreaming Ca y est, c'est le grand soir, ils vont jouer leur putain de spectacle dans leur foutu lycée. Ca avançait tellement pas que je pensais qu'ils allaient garder ça pour la fin de la saison mais nan, c'est dans celui là. On apprend au passage que Silver est devenue la régisseuse générale et que son blog est grave lu en Bolivie. ![]() Elle a toujours faim. Faut pas croire. Adrianna, la star du spectacle, n'est plus la star. Elle a arrêté de venir et surtout, le mot a été lâché. On la soupçonne de prendre de la drogue. ![]() S'pa vrai bande de bâtards j'me drogue pas. Alors ça fout la merde ça et c'est Annie, la fille du proviseur qui la remplace au pied levé. Elle est contente elle pourra embrasser son amoureux Ty Collins. Pendant ce temps, Dixon, le seul reunoi de la série qui a le droit de parler obtient lui aussi un rôle dans la pièce : il va faire le mec qu'on voit jamais, qu'est derrière le public et qui éteint/allume les lumières quand on lui dit. ![]() -C'est parce que je suis Noir que j'ai ce poste à la con ? -Ouais. C'est pas grave parce qu'à la fin, elle et Dixon sont à deux doigts de baiser mais elle veut qu'ils prennent leur temps. Ce qui fait perdre des points à Silver dans le genre meilleur perso de la télé. On n'oubliera jamais le fameux Ma mère boit, devient méchant et elle me jette des objets.. Bref, le gros morceau de l'épisode c'est donc le spectacle, Adrianna qui revient mais qu'est trop stressée de la vie par sa mère qui invite trois agents et des producteurs de ciné à venir voir le spectacle alors l'autre fout tout en l'air exprès en se droguant et c'est quand même Annie qu'a le rôle. ![]() Tro b1 g lrol !!1!1 L'autre truc, c'est que le père a surpris Annie et Ty en train de s'embrasser. Et Ty a réservé une chambre à l'hôtel Roosevelt pour eux deux pour après le spectacle. Et tout le monde au lycée dit que le fameux Ty si c'était une meuf on dirait que c'est une salope tellement il baise avec tout le monde. Même les "Marie-couche-toi-là" le disent, c'est dire le niveau du mec. Et attention, révélation time : le père a peur pour sa fille. En effet, dans sa jeunesse à Beverly Hills, il a eu un enfant illégitime mais il sait pas avec qui ni rien apparemment. Il parle de ce gosse comme du SIDA. Comme si c'était Daniel Craig. ![]() Il est dehors quelque part, il faut rester vigilants. C'est une putain de menace. En gros, il ne veut pas d'Incest Time dans sa putain de série. On n'est pas dans Nip/Tuck putain de bordel de merde. Et il veut pas non plus que sa fille fasse quoi que ce soit avec Ty surtout comme il le dit si bien, il faut vraiment être con pour pas savoir ce qu'ils vont faire dans cet hôtel. Un hôtel qu'il décrit ainsi : "C'est un hôtel avec des chambres... Et avec des lits.... Annie s'en fout, elle ira quand même. (Elle a quand même éviter le couplet genre "Je suis une adulte, j'ai SEIZE ANS ET DEMI mec!!") ![]() Wi lol, la rob ossi kourte, c fé exprès, on perdra - 2 tps kom sa hihi. Le spectacle a lieu. Il est nul. Dans le couloir, Annie demande à Dixon s'il peut lui donner le préservatif qu'il garde dans son portefeuille depuis 4/5 ans. C'est eux qui le disent, j'invente pas, ça s'invente pas ce genre de conneries. ![]() Le Seigneur des Capotes Et ils vont donc à l'hôtel Roosevelt. C'est 250 € la nuit. Annie se dit qu'elle va trop baiser et que ça va être trop kikoo-lol mais quand elle arrive dans la chambre, c'est Adrianna qui l'accueille et on entend la douche qui coule. Alors on se dit Hin-hin-hin, c'était vrai, Ty il baise tout le monde, même des fournisseuses officielles de MST qui se droguent. Alors Annie part en pleurant, elle se plaint auprès de tout le monde à la piscine. Et là, attention, la feinte. Adrianna va dans la salle de bains, la douche coule toujours, elle tire le rideau et y a personne. Ty est peut-être quelqu'un de bien. En attendant, Adrianna doit se prendre pour une bonne actrice parce qu'elle a fait croire un truc de ouf à une attardée totale. Mais c'est pas encore l'Oscar ça, faut pas croire. ![]() Elle joue aussi bien qu'Heath Ledger, ça mérite le trophée. Et Annie rentre chez elle. Son père est content, il sait qu'elle a rien fait, c'est toujours sa fille, il va pas la vendre à un kazakh qui la tiendra en laisse. L'honneur est sauf mais pas pour longtemps. Annie est elle beaucoup moins contente et elle part pleurer comme une victime dans sa chambre. ![]() Baaaaaaaaaaaaaaaw Et pendant ce temps, le mec de Naomi l'emmène en cours sur son dos. Ca fout la honte à tout le monde. Y en a qui détournent le regard, d'autres qui font genre ils écoutent leurs iPod, y a qu'Annie la gogole qui regarde et que ça fait rire. ![]() January 04 90210 : LA meilleure nouvelle série de l'année ?![]() C'est une telle série de bonhommes ça. Faut le voir pour le croire. J'ai jamais vu le Beverly Hills ringard avec tous les branleurs mais certain(e)s reviennent direct dans le remake. Tellement ils ont rien fait de leur life les pauvres. J'imagine que les nouveaux persos sont à peu près équivalents aux anciens. Là l'histoire c'est un mec qu'habitait à Beverly Hills avant, Rob Estes, qu'a dégagé au Kansas, qu'a épousé la femme de John Stamos dans La Fête à la Maison, ont eu une gamine et adopté un petit Noir de Sur Ecoute pour finalement revenir à Beverly Hills où le père est principal du lycée où les deux gosses vont. Kewl donc. ![]() Déjà y a elle. La Lolita de Nip/Tuck. La pauvre petite fille riche qui découvre que son père trompe sa mère et que cette dernière n'en a rien à foutre. Franchement laule. ![]() Silver. La best à tous les niveaux. Même si elle a joué dans la colline a des yeux 2 c'est pas grave. Elle fait le perso casse-couille qui a un blog et balance tout sur tout le monde. Elle habite soit dans sa voiture soit dans un refuge pour femmes parce que sa mère boit trop, "devient méchante et jette des objets". Re-laule. ![]() Elle, c'est la partie "crise économique" de la série. Elle essaye de décrocher des jobs d'actrice pour rembourser l'emprunt de sa mère. On se drôle trop, mais le meilleur reste à venir. ![]() LE proviseur. Père de famille. Alpha male. ![]() Le reunoi de Sur Ecoute qui est clairement ici la minorité. Mais il est élevé par des Blancs et il fait plein de conneries. Mais ça reste un Bounty/Oreo. Noir à l'extérieur, Blanc à l'intérieur. Il est pas très ghetto. Mais s'il veut il serre plus de meufs que vous. ![]() La soeur du reunoi. Pas une vraie soeur. Mais elle l'aime trop. C'est une petite bouffonne qui sait pas avec qui elle veut sortir. Elle sait juste qu'elle a le feu au cul et que sa boisson de prédilection c'est le Dr Pepper. ![]() Navid. Son père fait des films de boule mais il leur interdit de les voir. On sait que c'est un sans goût, il invite tout le monde à une projection privée du nouveau James Bond dès le troisième épisode. ![]() La fille du principal. Quasi perso principal. ![]() Le prof trop cool pour l'école. Bizarre qu'aucune élève n'ait essayé de le serrer. Ces enfants sont très sages. ![]() La fille du principal qui fait genre elle sait lire. ![]() Lui c'est un branleur mais il a un frangin autiste qui veut changer le canapé de place. Donc on rigole un peu à ses dépens. ![]() Les vieilles gloires qui reviennent. ![]() Silver et ses chaussettes géantes. ![]() La vieille d'Arrested Development. Reloue. ![]() Suber-biatche a changé de coupe de cheveux. C'est un spoiler de ouf ça les mecs. ![]() On dirait qu'il va racketter l'autre et donner raison à l'adage "Around blacks, never relax!" ![]() -J'rigole j'vais rien te voler. -Putain bro' tu m'as fait peur ! ![]() High School Musical 4 : Nos Années Pompage ![]() Silver + un foulard d'insurgée à Gaza. ![]() Ben oui t'es mon pote blanc, je vais pas te taper. ![]() Friday Night Lights ? Nan, un mec qu'a faim. Comme tout le casting. La série à l'inverse de ses actrices bouffe à tous les râteliers. Tout est bon à prendre. Les gens préparent une comédie musicale, ça sent trop le High School Musical. L'équipe s'appelle les Wildcats aussi en plus. Comme dans HSM. Y a Silver la blogueuse méchante (Gossip Girl quoi). Y a le sport. Y a les intrigues qui devaient être les mêmes dans la série de l'époque mais sans téléphones portables. Putain c'était une autre époque. On comprend qu'ils aient fait un remake pour profiter de la technologie moderne quand même. La B.O. n'est pas là pour déconner non plus. Tous les trucs qui marchent bien de Dido à Kanye West passent à un moment ou à un autre. Bien sur c'est très qui sort avec qui, quand, comment, pourquoi, pourquoi pas moi, ça se fait pas, t'es pu ma pote etc... Faut aimer. Mais c'est aussi de grandes leçons scénaristiques si on regarde bien. L'épisode 3 par exemple. On a 5 minutes au début avec la gentille famille qui doit passer un vendredi soir au bowling. Mais les enfants ça les fait un peu chier, c'est pas cool de faire ça à Beverly Hills mais ils y vont quand même (en invitant en cachette tous leurs potes à les rejoindre là bas kikoo lol). Après c'est une demie-heure de bowling où les gens jouent au bowling tout en faisant leurs petites magouilles et on voit que les cool kids n'ont pas des vies si cools que ça. Les deux enfants du Kansas se rendent compte de la chance qu'ils ont. Les deux dernières minutes, c'est les dits gosses du Kansas qui font un petit déjeuner Ricorée parfait pour leurs parents en leur demandant s'ils peuvent aller pique-niquer tous ensemble le week-end prochain parce que ça serait trop cool. Donc voilà c'est la preuve que c'est pas une série hardcore où les gens baisent, picolent, se droguent et tout. Ils font rien. Ils font les gays juste. C'est apparemment pas Gossip Girl pour ça. En plus y a que des anorexiques là dedans. D'ailleurs c'est le moment pour moi de vous montrer MON épisode de 90210 ! ![]() Surtout ne jamais nourrir ces gamins. Sinon ils deviendront encore plus casse-couilles ! ![]() On va à KFC, ça va être trop bien. The best day ever ! ![]() Ohlala oui, je vais prendre un grand seau familial pour moi toute seule. Vite, vite, vite! ![]() -Eh c'est pas parce que je suis noir que c'est un KFC. On sert que à boire ici ! -NooooooooooOOOOOOOOOoooooOoOoOoOoOoOn ! GENERIQUE ! ![]() -Ohlàlà t'es un batard j'y crois trop pas que t'aies fait ça. -Eh, est ce que je vais devoir étrangler une salope cet aprèm ? J'espère pas. Alors ta gueule femme. ![]() Les figurants ont tellement la dalle qu'ils mangent leur gloss. ![]() Han batard elle a du gloss goût fraise, c'est trop bon, j'en veux ! ![]() La prod ne nous nourrit pas, heureusement j'ai les ongles longs, c'est toujours ça. ![]() Han la loose, l'autre elle mange ses ongles elle va grossir ! ![]() Je veux un MacFlurry Oreo coulis caramel. Sinon je mange une cheerleader. ![]() -Suis-moi, en cachette. Vite. -Quoi ? ![]() J'ai un truc à te dire en privé. Tu vas kiffer la vibez avec ton mec tellement c'est cool comme nouvelle... Viens viiiiiiite. ![]() Silver trop contente. On lui a dit qu'elle allait manger pour de vrai ce soir. ![]() Silver choquée quand on lui dit que c'était une feinte et qu'elle aura que dalle. ![]() You're a part time lover and a full time friend, the monkey on your back is the latest trend, I don't see what anyone can see in anyone else... buuuuut youuuuu. ![]() Silver contente quand on lui dit qu'en fait, si, elle aura à manger. Roh. ![]() Silver se dirigeant vers le buffet à volonté ! ![]() Oh la pute, moi je dois vendre mon corps dans les couloirs pour avoir à manger. ![]() Je chante parce que je vais manger et que ça va être trooooop cool. ![]() N'y vas pas c'est dangereux ! Faut pas manger ! ![]() Ouais! On va manger des chips, tu vas voir ça va être trop bien! ![]() Comment ça y a plus rien à manger ?!! ![]() Je vais manger une putain de boule de bowling les mecs. Je m'en bats les couilles. Je vais le faire. ![]() Putain ouais... Je vais le faire ! ![]() Nooooooooon attends je la voulais!!! CLIFFHANGER : Silver mangera t elle la boule de bowling qu'elle convoitait tant ? December 21 Je veux voir, avec Catherine Deneuve![]() Je veux voir avec Catherine Deneuve, un pseudo documentaire sorti dans 4 salles début décembre et déjà dégagé de la plupart 3 semaines après.
![]() Les réalisateurs de Je veux voir en grande discussion avant de lancer le projet.
_ Eh, et si on faisait un fauxcumentaire sur la guerre au Liban? _ Laquelle? _ Ben la dernière, celle de 2006. On pourrait même envoyer Catherine Deneuve voir les bâtiments cassés, j’ai son numéro, elle dira sans doute "oui". On l’envoie là-bas avec notre acteur préféré et on les suit de loin. Ça va être cool. _ Et de quoi on va parler ? Il nous faut un propos, il nous faut quelque chose, on ne peut pas faire un film sur rien quand même. _ Oh, t’inquiète, il y en a que ça dérange pas. On fera une note d’intention absconse, histoire de justifier tout ça, et on rattrapera le coup au montage. Au tournage, on va s’amuser, on filmera ce qu’on veut, on testera des trucs bizarres, j’ai cette idée de scène de dialogue mais sur un écran noir, ça rendra bien. Et puis on pourra traîner toute la journée avec Catherine Deneuve. _ Trop cool. On pourra lui parler de Nip/Tuck et de Peau d’âne. C’était bon ça. _ Grave. En plus, elle est connue, alors ça fera quelques entrées, ça va être trop bien. _ Je sais pas si ses fans peuvent encore aller au cinéma en fait… _ Au pire, on attirera les bobos qui veulent se donner bonne conscience. Le Liban, c’est un sujet grave. On aurait pu faire un Envoyé Spécial là-dessus. Mais là, avec Deneuve, on le sort au cinéma. Surtout qu’avec les champs de mines et tout, on aura peut-être une chance d’avoir une scène de ouf! T’imagines Catherine Deneuve qui risque de marcher sur une mine ?! _ Mais attends, t’as dit que c’était un fauxcumentaire, il peut rien lui arriver, si ? _ Abolissons les frontières entre réalité et fiction. On va documentariser fictionnellement ce qui nous est arrivé en vrai. Tu me suis ? Avoue que ça c’est du concept. Même sur Arte ils l’ont pas faite mec. Même sur Arte. _ Tu crois que quelqu'un voudra nous produire ? _ Il y aura toujours quelqu’un pour faire vivre l’Art. Pour le meilleur et pour le pire. _ Okay mec on le fait. _ Oh, et j’ai une idée pour la fin. On fait une putain de scène à la Michael Mann, avec une musique à la Coldplay, mais pas du Coldplay, les droits sont chers, et on termine là dessus. Ce sera trop trop bien. _ Ca servira à quoi ? _ A rien mais on s’en fout. Ce dialogue fictionnel pour tenter de comprendre ce qui a bien pu passer par la tête des réalisateurs à l’origine du " " " " " "film" " " " " ". Si l’intention de montrer que la guerre a fait des dégâts au Liban est louable, la façon de faire est si peu engageante qu’après dix minutes, on attend déjà la fin qui paraît bien loin alors que le film fait moins d’une heure dix. Pour apprendre quelque chose sur la guerre au Liban, préférez Wikipedia, qui malgré ses erreurs, ses imprécisions et les gens qui s'amusent à écrire n'importe quoi, sera toujours moins poseur et sentencieux que ce film, tellement au confluent des genres qu’il ne sait plus lui-même qui il est ou veut être… November 10 HIGH SCHOOL MUSICAL 3 : NOS ANNEES LYCEE de Kenny Ortega![]() High School Musical 3. Un titre qui fait cauchemarder. Surtout quand votre expérience de la comédie musicale se limite à Moulin Rouge et quelques classiques vus au lycée justement. Mais là, HSM, on appelle ça comme ça quand on est kewl, ça accumule. Déclinaison au ciné de deux téléfilms Disney qui ont fait encore plus d'audience que la crucifixion de Jésus à l'époque. Des B.O. qui se sont vendus par cargos entiers. De jeunes acteurs trop propres sur eux pour être honnêtes. Le vrai cauchemar donc. Surtout que même au ciné ça cartonne à mort, on se disait que les gens regardaient ça à la télé parce que c'était gratuit mais en fait, même payant, ça les branche, encore plus même. Surtout que c'est une leçon de marketing redoutable, à une époque où on gueule que les gens téléchargent trop, ce film cartonne grave au ciné et la B.O. est le CD le plus vendu de l'année. Pourquoi ? Parce que le public de ça, majoritairement des petits, sait pas/est trop con pour télécharger. Passons sur ce qui vous mène dans la salle. Le plus gros du travail est fait. Une fois le logo Disney dégagé, on entre dans le vif du sujet, les choses sérieuses commencent... ![]() Ça, c'est le premier plan du film. La première image qu'on voit. Autant dire qu'il faut des couilles pour commencer un film de cette façon. Y a un petit ralenti sur le visage de Zac Efron (Troy Bolton), dégueulasse, en sueur, hors d'haleine, et ça y est on est dedans, un match de basket entre les rouges et les bleus qui sont méchants et poussent Troy par terre. On ne connaît pas les enjeux du match, ni rien, on voit juste Zac, son pote Corbin Bleu, alias touffe de ouf, alias Chad dans le film, et ils ont l'air malheureux alors on est avec eux. Le match a l'air mal parti pour les rouges, les Wildcats, ils ont 20 points de retard. En gros, c'est la merde. Heureusement, c'est la pause et ils vont au vestiaire avec papa Bolton. Et là, ceux qui n'ont jamais vu les autres High School découvrent un coach Bolton super cool et conciliant, il les engueule même pas. Il leur dit juste : Oubliez le score parce que maintenant, le chiffre qui compte, c'est seize. Il vous reste seize minutes à jouer. Les seize dernières minutes du match... de la saison... et pour les élèves de terminale de l'équipe : les seize dernières minutes avec le maillot des Wildcats. Le tout sur de la musique émouvante à la Bruckheimer/Bay des grands jours. C'était très beau. Troy termine le discours, Chad chauffe tout le monde en faisant le mec qu'a Alzheimer : - Quelle équipe ? - Les Wildcats ! - QUELLE EQUIPE ? - LES WILDCATS ! et c'est reparti. Ils vont vivre à fond ces 16 dernières minutes en tant que Wildcats. Ils reviennent sur le terrain super chauds et commencent à chanter Now or never tout en jouant. Les cheerleaders hurlent qu'ils sont les W.I.L.D., Wildcats ! Les mecs pour la plupart disent que c'est la dernière fois qu'ils peuvent montrer qui ils sont, marquer l'histoire et tout et tout... Mais surtout que c'est la dernière fois qu'ils peuvent faire ça bien, que c'est la dernière fois qu'ils peuvent faire ça tous ensemble. On aurait pas le match de basket sous les yeux, on croirait qu'ils parlent d'autre chose, mais tous les sous-entendus ça viendra plus tard. Surtout que Chad, le meilleur pote de Troy, a vraiment l'air d'être dans une phase Brokeback Mountain avec ce dernier. En plus de pas avoir l'air super intéressé par les filles alors qu'il FAUT quand on vit dans cet univers Disney-ien du lycée East High, il veut que Troy et lui aillent dans la même université, qu'ils soient pour toujours dans la même équipe, qu'ils continuent à prendre leurs douches ensemble et tout et tout. Quand Troy lui dit qu'il pourrait ne pas aller dans la même université que lui, la détresse dans les yeux de Chad est la même que celle qu'on peut lire dans ceux d'un homme qui verrait toute sa famille se noyer sans pouvoir rien faire. Bref, grâce à la magie de la chanson, ils reviennent au score mais c'est sans compter sur les méchants bleus qui font encore tomber Troy. Et là, scène de fou à Il faut sauver le soldat Ryan, Troy est au sol, tout le monde crie son nom au ralenti, ce qui donne TroooOOOOOYYYYYYYYY !, mais il est encore en état de choc, jusqu'à ce que dans le public, un peu con, qui se met des panneaux sur la gueule pour être sur de rien voir, une silhouette s'élève en chantant : Troooooy!. C'est Gabriella, sa petite amie, celle qui le reste du temps commence toutes ses phases chantées par des oooooooh ou des aaaaaah. Comme les chanteuses françaises. Il répond qu'à ce moment précis, il a du mal à respirer, elle dit qu'elle croit en lui ou un truc du genre, il dit d'accord et le match reprend deux secondes, le temps que Troy tire ses lancers francs et... temps mort. Le coach qui est quand même le coach préfère écouter Troy, élève de terminale, qui dit qu'il faut laisser le petit jeune qu'a rien fait de sa vie, à part stalker Troy et qui s'appelle Jimmy Zara ou Rocketman, marquer le point de la victoire. Le coach accepte et ils gagnent le match. ![]() Rien que cette intro, c'est un des grands moments ciné de l'année. Tout est tellement poussé à l'extrême et dans ses derniers retranchements que le sourire, même s'il est moqueur, reste greffé sur le visage pour le reste du film qui, je sais pas si je suis devenu sentimental ou si je me victimise tout seul, fait très fin d'une époque. L'ambiance fin de lycée, mêlée de joie parce que vous n'aurez plus jamais de cours de philosophie et de tristesse parce que vous laissez tout ça derrière est pas mal retranscrite. Même si on parle d'un film Disney bourré de branleurs qui ne vont jamais en cours. A part en cours de théâtre. Le reste du temps ils traînent dans les couloirs ou à la cantine. Mais ils ont l'air d'être de bons élèves vu qu'ils auront tous leur diplôme à la fin. A moins que les profs leur donnent parce qu'ils en ont marre dès que l'un d'eux pose une question voir tous les autres commencer à chanter et danser avec le mec, connaissant déjà toutes les paroles et toutes les chorégraphies. C'est vrai que ça doit être déconcertant de voir ça toute l'année. T'es prof, t'interroges un élève, le petit con a pas appris parce qu'il a facebooké toute la soirée et il te répond en chantant et dansant et les autres le suivent. ![]() La petite amie de Troy est donc Gabriella, alias Vanessa Hudgens, celle qui prend des photos d'elle nue et les envoie à "Tout Internet" au lieu d'un seul mec. Elle s'est peut-être dit, dans une logique tordue, qu'on allait parler d'elle, qu'on allait la prendre pour une grande et lui proposer des bons rôles. Mais tout ce qu'elle a gagné c'est une réduction de salaire par rapport aux autres (que 3 millions). Apparemment l'histoire du 1, c'était qu'elle faisait partie des bons élèves et que les potes de Troy le faisait chier parce qu'il lui parlait. Ils disaient genre Han. Haaaan. HAAAAAAAAN! dès qu'ils étaient ensemble alors ça a saoulé Troy qui leur a montré que les préjugés c'était pas cool et que de toute façon, elle était aussi gay que eux tous vu qu'elle aussi pouvait chanter et danser. Dans le 2, je sais pas ce qu'ils ont fait mais apparemment c'était nul, ça parlait d'un country club super réputé qui trouvait personne de mieux à engager que tous les losers du lycée East High. Y avait plus de lycée, ni rien. Ça faisait un peu comme Miami Vice où le film se passait partout sauf à Miami. D'après les experts, le seul passage cool d'HSM2 c'était Troy qui s'énervait sur Bet on it. La relation Troy/Gabriella se résume à grimper dans des arbres. Troy a l'air d'avoir un fétiche sexuel assez troublant par rapport aux arbres. Il y a sans doute une explication psychanalytique derrière tout ça mais on est pas là pour se faire chier avec ça, on est comme les mecs du film, on va pas en cours, on veut faire des trucs cools genre traîner dans les couloooooooooirs. Dédicace au rappeur du 9-2. Ils aiment aussi aller sur le toit du lycée qui sert aussi de club de jardinage, où ils doivent sans doute faire pousser de l'herbe qu'ils fument et leur donne leurs idées de chansons. Un endroit qui leur permet aussi de nous montrer que la ville où ils habitent est la proie du réchauffement climatique. Ils sont habillés normalement, c'est bientôt l'été, et tout à coup, juste après un passage dramatique qui porte sur un problème que j'ai oublié, il se met à pleuvoir un truc de ouf. Le gros problème de la relation Troy/Gabriella et l'un des noeuds dramatiques du film, c'est qu'ils vont au bal de promo ensemble mais qu'ils n'iront pas à l'université ensemble. Ils seront séparés de plusieurs milliers de kilomètres. Et ça a l'air de bien les faire chier. On pense qu'ils ont une sexualité de lapins pour que ça les emmerde autant. Mais même pas, ils se font juste des bisous sur la joue ou sur la bouche (fermée). Le premier vrai baiser intervient après plus d'une heure de film. Et ils sortent ensemble depuis qu'ils sont en 2nde. Il est pas près de pouvoir faire tout ce qu'il a vu sur le Net le petit Troy. ![]() On reviendra plus tard sur Troy. L'autre grand personnage est Sharpay, subliment interprétée par une Ashley Tisdale shakespearienne. La Paris Hilton de l'école, la Britney Spears du coin qui finira elle aussi par se raser les cheveux quand elle comprendra enfin que Troy n'a rien à foutre d'elle. C'est la fille qui arrive au lycée, (avec de trop belles bottes violettes à talons hauts du meilleur goût que je veux échanger mes baskets Puma jamaïcaines contre ça), et qui a deux-trois demeurés prêts à lui laver sa voiture. C'est ce genre de filles. C'est aussi LA drama queen du lycée, auto-proclamée meilleure actrice d'East High, surnommée la Heath Ledger de l'école, toujours prête à avoir le premier rôle et à passer pour une abrutie comme en témoigne l'un des rares échanges volontairement marrant du film : - C'est quand le match ? - C'était hier... -Bonne chance ! Toodles ! Trop tard, vous avez rigolé trop fort, vos voisins qui lisent la même chose que vous en ce moment se disent "Putain, c'est un bouffon le mec du dessus/dessous/d'à côté ! ". Bref, Sharpay c'est surtout la fille soi-disant la plus populaire du lycée mais on ne la voit traîner qu'avec son frère, Ryan, que tout le monde pourrait croire gay et qui est chorégraphe officiel du spectacle de fin d'année. Le High School Musical du titre. C'est franchement bien foutu. Sharpay a aussi une assistante personnelle, une Anglaise avec un accent horrible qui rêve d'être Sharpay et qui s'appelle Tiara Gold. Elle la suivra tout du long, en jouant non pas double jeu mais triple jeu. C'est un film assez complexe pour ça. Je sais pas si emmener des petits le voir est très judicieux. Y a d'autres personnages, mais à part la mignonne metteuse en scène, on s'en fout un peu de leurs life. Ils sont là pour danser derrière les autres. On se fout autant d'eux qu'on se fout des danseurs que le séant de J-Lo cache dans l'arrière plan de ses clips. Les pauvres se disent que c'est le gros coup de leur carrière mais on ne les voit pas. On n'a d'yeux que pour J-Lo ou ici, pour Zac, V. et Ashley Tisdale. ![]() Alors que tout ce petit monde s'affaire pour préparer le spectacle de fin d'année et surtout pas aller en cours, - c'est les mêmes qui votent Obama et se plaignent qu'ils n'ont pas de boulot ça Mais Troy a peur pour son avenir. Il a beau être un gros connard vu qu'il joue à cacher les vêtements des petits et les faire courir quasi-nus dans le lycée, il n'en est pas moins comme tout le monde : il a peur de ce qu'il va faire de sa life une fois le lycée fini. Il ne sait pas s'il doit aller dans l'université où il veut que son père aille et où son amoureux secret, Chad, va, s'il doit tenter Julliard (la Terre Promise de tous les "artistes" des films pour ados) qui pourrait lui donner une bourse ou s'il doit se suicider. Comme c'est le moment de la donc sacro-sainte Zac Efron's Angry Scene, il met un sweat à capuche, vole (on pense) les clés du lycée à son père et part roder comme un loubard à l'école. Regardez la vidéo. avant de procéder à la suite de la lecture. Comme on peut le voir, Troy arrive à l'école. Les éclairs et le tonnerre ajoutent au dramatisme de la séquence. Les plans dans cette séquence sont très longs. Ils prennent le temps de dépeindre l'état intérieur de Troy. Dans le premier plan, il s'approche de nous, il nous regarde droit dans les yeux, il nous demande implicitement ce qu'il doit faire, puis un panoramique de suivi droite-gauche le suit tandis qu'il avance vers son vestiaire. Il a un regard nostalgique pour les trophées. Il sait qu'il va laisser ça derrière lui. La musique accentue cette tristesse. Il retire son sweat, effet garanti dans les salles, on voit qu'il a de beaux dorsaux, Credit where credit's due comme on dit. Certaines spectatrices préféreraient qu'il reste comme ça mais il est venu là pour une raison, remettre une dernière fois son maillot. Aller contre l'ordre établi de l'univers qui lui avait pourtant dit au début que c'était la dernière qu'il le porterait. Mais Troy est un bonhomme, il s'en bat les couilles, il est vénèr. Alors il commence à chanter. Comme Daniel Powter. Il dit que le jour où ta porte est fermée, des échos vont remplir ton âme, ils te diront pas où aller alors il faudra faire confiance à ton coeur. Pendant ce temps, il a montré ses biceps et il est passé au deuxième plan. Direct sur le terrain, il marche, tout seul, plan américain de beau gosse sur lui en train d'avancer et de disserter sur la difficulté de trouver quelle est sa place dans le monde. Il dit que c'est trop dur. Il entend les acclamations d'un public invisible. Il regarde le maillot de son pote. Et là, il a une sorte d'attaque. Les guitares électriques craquent. Nous y sommes, il est vénèr pour de bon ! Des ballons de basket tombent du ciel par centaines, il shoote dedans, leur gueule après, leur met des patates et tout. Il nous avoue qu'il est schizophrène (Voices in my head tell me they know best) et que ses démons le poussent à bout... Elles ont un plan mais lui il a mieux, il got the balls in my hands. Oui. Les ballons de basket si on reste premier degré Disney mais c'est peut être autre chose si on réfléchit au sous texte de la chanson. D'ailleurs, c'est pas si abusé que ça comme interprétation vu que les filles de la vidéo s'esclaffent aussi. Elles savent. Et oui, c'est ses couilles qu'il a dans les mains et il compte pas écouter les putains de voix qui veulent le pousser à faire des choses qu'il ne veut pas. Les centaines de balles qui tombent du ciel sont une représentation physique de la puissance testiculaire de Zac. Et ce ne sont pas les seuls sous-entendus de la chanson qui tendrait à montrer que Troy à ce moment là ne sait plus s'il est vraiment hétéro ou gay. Il dit This time is man-to-man, cette fois c'est d'homme à homme. Troy et son for intérieur. C'est le combat en lui, pas seulement pour savoir dans quelle université il va aller, mais qui il va être. La seule femme qu'il aime est partie et il lui reste Chad. Le fait qu'il ait regardé le maillot de Chad juste avant de craquer le prouve, Troy est en fait amoureux de lui. Ils sont amoureux l'un de l'autre mais dans l'univers de Disney il n'y a pas de mots pour ça. Alors il faut être malin. Dans le refrain, Troy dit qu'il ne sait pas quelle équipe est la mieux (gay ou hétéro ?), qu'il n'arrive pas à choisir, que c'est trop confus, qu'il a envie de crier (envie de faire son coming out mais il n'ose pas), mais surtout qu'il veut my own thing, son propre truc : il est peut-être bi. La chanson ne fera que refléter ce combat intérieur en prenant le choix de l'université comme "excuse" pour parler de quelque chose de plus important. Ces sous-entendus ne sont pas les seuls du film. Rien que le logo sur l'affiche parle de lui même. Regardez bien le School en rouge et le 3 rouge lui aussi. ![]() L'un des plus voyants est celui du personnage de Rocketman qui veut à tout prix le vestiaire de Troy parce que ça l'aidera avec les autres mecs dit-il dans ses propres termes, comme si avoir ce vestiaire lui offrait une autorité naturelle et tous les droits sur les autres types de l'équipe. Mais le plus légendaire restera celui de la fraise au chocolat. Il ne reste qu'une fraise au chocolat pour Troy et Gabriella mais elle n'ose pas la prendre. La fraise est une métaphore, très osée, de la fellation, du fruit défendu, que Troy incite Gabriella à goûter, de façon très insidieuse. C'est peut être la meilleure fraise au chocolat du monde. Juste avant, Gabriella avait dit qu'un pique-nique sans fraises au chocolat n'était pas un vrai pique-nique. En plus de ça, Troy dit que les voix sont en train de pushin' pushin' pushin', elles poussent, poussent, poussent : pas besoin de dessin pour ça. En fait c'est des vrais cochons dans High School Musical mais en cachette. Fermons cette parenthèse, la chanson continue. Les choeurs parlent d'un monde sens dessus dessous et Troy se retrouve dans les couloirs qui se mettent à tourner. Il marche sur les murs et tout. Ca ne fait qu'accentuer la confusion du personnage de façon vraiment évidente. Il est comme prisonnier de ce couloir, il rampe il est vraiment perdu. Tout à coup, il glisse sur le sol, il reprend du poil de la bête, ça redevient LE Troy, un peu comme LE Batman ou LE Zohan. Il joue le rageux, il dit qu'il défonce la gueule au mur tout en marchant vers nous en faisant semblant d'arracher son maillot. Il fait un truc à la Yamakasi sur le mur, gratuit, il exprime sa détresse puis il fait semblant de taper sur son casier, il met un coup de pied dans les couilles du fantôme de l'école et fait même non pas une, mais deux vrilles sur lui-même, suivi de son geste technique préféré, celui où il écarte les bras comme un don de lui même vers son public. Après il est en altitude dans les locaux, genre il commence à être au dessus de ses problèmes symboliquement, il prend de la hauteur par rapport à eux. Il hurle ses paroles, il a la rage, il sait plus s'il doit aller à droite ou à gauche, il est perdu, c'était Gabriella qui lui faisait traverser la rue ! Alors il décide de monter des escaliers à la place. Il monte les escaliers en faisant du headbanging de rocker ou d'autiste, c'est au choix selon l'humeur, et il arrive devant d'autres escaliers qu'il décide de monter L'Exorciste-style ! Arrivé là haut, il crie avec les éclairs derrière lui, c'est trop trop classe, et il saute par dessus un truc pour... arriver devant d'autres escaliers qu'il va à présent descendre. Il est monté pour redescendre affronter ses problèmes. Il descend ces escaliers super-pas content, en mode fâché, il saute dessus comme Mario saute sur la tête des hommes de main de Koopa, il arrive en bas de ces escaliers tout ça pour trouver d'autres escaliers ! C'est Kafka-ien ! Il descend vraiment pour de bon en Enfer les mecs ! Il en a tellement plein le cul, pas de la part de Chad qui voudrait bien mais des escaliers, qu'il prend un peu d'élan et saute genre 8 marches d'un coup. Le public est impressionné. Il arrive devant une grande photo de lui, tronant dans la cantine, qu'il décide d'arracher et il part en courant. On croit que c'est fini mais NON ! Il arrive dans les coulisses du spectacle de fin d'année et il danse comme une strip-teaseuse avec les cordes. Tout ça pour finalement arriver sur la scène et enfin CRIER, vraiment pour de bon. Et découvrir que sa prof qui n'a pas de vie et qui sert juste à sortir la phrase qu'il faut quand il faut était là tout du long assise dans la salle. ![]() Je sais plus si la scène rageuse arrivait avant ou après mais continuons quand même. Troy avait enfin trouvé un smoking qui ne soit pas trop large, ni trop serré et qui ne lui donne pas l'air bizarre, mais Gabriella lui a annoncé, alors qu'elle n'a pas encore fini le lycée, qu'elle part déjà suivre des cours en avance à l'université. Et là Troy est vénèr. Tellement vénèr qu'il jette son téléphone portable sur son lit, mais manque de chance, le téléphone rebondit et on l'entend s'éclater contre un mur dans un pathétique schbing ou un truc du genre. Ça dure une demie seconde, c'est un des trucs les plus drôles de 2008. Aussitôt dit, aussitôt fait, la maison de Gabriella est à vendre et elle part à l'université. Là, on s'attend à un truc marrant, genre elle essaye de chanter à l'université mais tout le monde la prend pour une demeurée ou lui jette des chaises mais non, rien. L'université, c'est comme le lycée, sauf qu'au lieu de traîner à pieds avec Troy, elle traîne en vélo en souriant bêtement au ciel. Pendant ce temps, le Zac resté à la maison est dégoûté et il finit enfin par aller à la caisse pour réparer son pick-up de violeur. A la casse, on apprend que Troy c'est Robert de Niro et que Chad c'est Will Smith. Que les voitures dansent aussi. Et surtout qu'il suffit de passer sous un vieux camion pour rajeunir de dix ans. En effet, on voit Troy et Chad passer sous un camion et ils en ressortent rajeunis de dix ans et ils terminent la chanson comme ça. Une fois le pick-up réparé, on ne se doute pas de la suite. Mais une des scènes les plus WTF de l'Histoire récente du ciné arrive, j'ai cru pendant deux minutes que les personnages rêvaient ou qu'il y avait une feinte mais non, c'était la réalité. Troy attendait Gabriella à son université lointaine, perché dans un arbre. Le mec c'est LE stalker, on comprend qu'il soit l'idole de Rocketman. Mais là, elle lui dit qu'elle ne rentrera pas avec lui. Alors il repart dans l'autre sens, sans qu'on sache s'il arrivera à temps pour le spectacle ! Heureusement Rocketman se déguisera en Pimp et le remplacera pendant que les mecs de Julliard qui s'occupent de donner les bourses et qui ont l'air trop trop snobs iront s'asseoir grave loin de la scène histoire d'être surs de donner la bourse à n'importe qui. Le spectacle en lui même est bof, c'est un peu un medley du reste du film, un résumé pour ceux qui auraient cramé leurs derniers neurones et auraient déjà oubliés ce qu'ils venaient de voir. Il ne sert en fait qu'à confondre la méchante Anglaise. La seule étrangère est la vraie biatche du film, Sharpay fera ce qu'elle a fait dans les deux films précédents, elle s'excusera mais ça ne l'empêchera pas de refaire la même chose la prochaine fois. ![]() Le passage tout est bien qui finit bien. Tout le monde a son diplôme, même les abrutis. Zac fait le discours de fin d'année où il répète sans doute pour la troisième fois qu'il faut outrepasser les différences car on peut vivre tous ensemble. Yes we can. On voit lors de cette remise de diplômes qu'ils ont réussi à faire tenir un petit chapeau de lauréat sur la touffe de Corbin Bleu et que même le chien de Sharpay a droit à une tenue et à un diplôme. A moins que ce soit le chien qui ait le diplôme et que Sharpay soit en fait le chien du chien. Mais on verra dans le 4 pour ça. C'est la fin, c'est le déchirement, c'est doux-amer. Ils se lancent dans une dernière chanson. High School Musical, dans laquelle ils nous supplient presque de ne pas oublier High School Musical. Mais on n'oubliera pas. Jamais. On les voit tous chanter et danser, ils font la chenille bizarre sur le terrain, on a même un plan vu de haut où les élèves se placent de façon à ce que ça fasse le logo des Wildcats. C'est en voyant ça qu'on se dit qu'on aura jamais de belles choses en France. Le seul problème de cette fin, c'est que ça n'en a que le nom vu que ça n'en finit pas. Ça dure genre 10 minutes, on a même Chad, Gabriella, Sharpay, Troy et tout sur une scène avec un rideau rouge derrière eux. Des gros plans sur leurs visages souriants et le film ne nous offre même pas leurs destins. Ce qui est le truc de rigueur dans ces cas là. De beaux arrêts sur image et le truc qui s'affiche à l'écran genre : - Chad a arrêté ses études et s'est coupé les cheveux - Gabriella est morte dans un accident de voiture - Troy a perdu l'usage de la parole et s'est fait amputer après un accident de voiture. Il conduisait sous l'emprise de fraises au chocolat - Sharpay est morte d'une overdose après l'annonce de l'accident de Troy Les salauds ne nous offrent même pas ça. C'est vrai que ça aurait rendu le film tellement mythique, tellement légendaire qu'il aurait fait péter l'échelle de Bruckheimer de l'awesomeness cinématographique. Il nous reste donc au final un film ultra-niais mais ultra-racailleux dans ses sous-textes et à la tonalité douce-(yay, on va devenir des grands)-amère(fuck, on sera plus jamais jeunes) plutôt réussie. Ça vaut pas 10/10 mais au moins 9,75. Vivement le DVD, surtout qu'il aura une scène coupée assez épique qui aurait fait défaillir beaucoup de monde dans les cinés. ![]() Et vivement Footloose par le même réalisateur de génie, Kenny Ortega et avec Zac Efron à la place de Kevin Bacon. Sortie prévue en 2010, le rendez vous est pris. En attendant, on pourra revoir Zac dans 17 Again et Vanessa Hudgens sur le Net en photos. ![]() August 18 STARSHIP DAVE / MEET DAVE / APPELEZ-MOI DAVEMEET DAVE de Brian Robbins
![]() L'affiche qui pourrait faire croire que les handicapés mentaux, autres que Daniel Craig ou Jean Dujardin, ont des premiers rôles au ciné Eddie Murphy, presque consacré par l'Académie des Oscars pour son petit rôle dans Dreamgirls s'est mangé un stop à cause de Norbit. Le film qui avait marqué son retour aux affaires au box-office a éclipsé son film "respectable" qui allait le faire reconnaître comme acteur tout court. Mais Eddie est un nerveux, il s'est tiré de la cérémonie, d'une parce qu'il avait perdu mais surtout parce qu'il avait envie de pisser, et en se disant: "Je les emmerde, demain, je commence à tourner Starship Dave, et là ça va chier. Buster Keaton, Charlie Chaplin, c'est de la merde, tout ça c'est fini, mec! Maintenant, c'est Eddie!". Ça, ç'était le préambule, le pré-générique avant le truc épique. ![]() Atison Seuili / Shalomar (Ceux qui se disent "Hmm, pas mal" vont regretter dans 2 secondes) Pris en flagrant délit en 1997 avec un prostitué transsexuel, Atison Seuili, qu'il aurait fait assassiner un an après, Eddie Murphy a toujours dit qu'il voulait raccompagner cette personne chez elle car ce n'était pas une heure pour être dehors. Eddie, déjà un grand Humaniste, surtout avec les prostituées transsexuelles, comme le révèle le grand livre d'investigation de Candace Watkin, "In The Closet With Eddie". Malheureusement, il n'y avait personne chez Eddie, alors les gens ont tiré des conclusions hâtives. Mais pas ses fans qui eux savaient qu'Eddie n'est pas un sale type, alors ils ont massivement envoyé des menaces de mort à Atison qui sera retrouvé morte après être tombée d'un toit. Malgré le scandale, cela n'a pas entaché le projet d'Eddie Murphy d'éclairer le monde sur les valeurs familiales, morales et sexuelles de notre époque. En grand pionnier, ses oeuvres ont souvent été incomprises, que ce soit La Famille Foldingue, sur les dangers de la malbouffe, Mister G., qui préfigurait les critiques sur l'Eglise de Scientologie, Showtime, sur la télé réalité et son revers sur la vie des vrais gens ou encore Espion et Demi, et son implacable réquisitoire contre les dérives du Patriot Act, Murphy a toujours été montré du doigt, moqué et vilipendé, mais jamais il n'a baissé les bras. Et ce n'est pas aujourd'hui qu'il commencera. ![]() Meet Dave: Brulôt mais aussi étude des pathologies mentales Entre temps, il s'est marié avec une Spice Girl, l'a mise enceinte, s'est rendu compte que c'était une putain de Spice Girl quand même, alors il a fait ce qu'il fallait: il a divorcé. Mais pendant ce temps, il tournait Starship Dave, qui allait devenir Meet Dave, qui allait devenir Appelez-Moi Dave chez nous. Un équipage extraterrestre, venu de la planète Null, constitué d'Eddie Murphy, Gabrielle Union, (qui a sa place au Paradis grâce à Bad Boys II), un mec de The Office U.S. et d'autres gens, arrive sur Terre dans un vaisseau de forme humaine, un vaisseau en forme d'Eddie Murphy, sapé en pimp, costard blanc et tout et tout. Un costume blanc, symbole de pureté, seulement apparente car le dessein des aliens est bien plus sombre... Qu'est ce qu'ils font là? Ils viennent récupérer un astéroide qui s'est échoué sur Terre, un astéroide qui va leur servir à assécher nos océans au profit de leur planète et foutre le camp, nous laissant dans la merde, sans qu'on ait le temps de voir la suite de Dark Knight. Y'aurait une vague de suicides geeks à la Phénomènes: pendaison avec une souris, se planter des clés USB dans la tête jusqu'à ce que mort s'ensuive, coups de manette de Xbox dans la tête, etc... ![]() Les recherches pour l'écriture d'un scénario qui inspirera des générations d'auteurs Le vaisseau Murphy commence donc à marcher dans les rues de New York. Il arrive à Times Square, où par mimétisme, il s'intègre à la foule. Entre les businessmen stressés, les reunoies pas contentes et les gays de la ville, le vaisseau a l'embarras du choix pour s'intégrer et il décide de rester impassible. N'avoir aucune expression sur la gueule. Il a du voir une des innombrables affiches de Batman et a décidé de prendre exemple sur Christian Bale. L'intégration, c'est facile. Peu après, vu que New York c'est grave petit, alors qu'il marche tranquille, le vaisseau Eddie est renversé par une femme, Gina, accessoirement la mère du gosse, Josh, qui a récupéré l'astéroïde. Et là, elle voit que le vaisseau Eddie est bizarre: renversé à pleine vitesse, il s'en va, le pied tordu, comme si de rien n'était mais elle finit par l'inviter chez elle pour lui offrir à manger. Là, il dit qu'il s'appelle Ming Cheng, ce à quoi Gina répond qu'elle aurait cru qu'il s'appelait Dave, et il dit qu'il s'appelle Dave Ming Cheng. Une scène alarmante qui montre comme un vol d'identité est facile à réaliser de nos jours. ![]() Le petit con qui a récupéré l'astéroïde, vit avec sa mère et son le père, un ancien de la Navy, sans doute gay, est mort. Le gosse trimballe le caillou partout, comme si c'était une boule de Ben-Wa, et ça rate pas, il se la fait racketter par la kaïra de l'école: un petit gros qui mange des bonbons. Oui, en plus de pas avoir de père et de vivre avec une folle, le petit est une victime. Par chance, vaisseau Eddie s'amène à l'école et se fait passer pour le prof remplaçant. La petite kaïra fait chier le monde. Voilà la scène: - Eh, toi, comment tu t'appelles? - Sanmoi... - Sanmoi comment? - Sanmoi Monculpleindecaca! Hilarité générale - Je ne sais pas si la famille Monculpleindecaca apprécierait ce genre de comportement. L'état des institutions fait partie des préoccupations de Brian Robbins, réalisateur émérite de Norbit, grand film sur la condition de la femme noire obèse aux USA, et Raymond, un essai marquant sur la place de l'animal dans la société américaine et une mise en parallèle tétanisante rapprochant l'homme d'un chien dans cette société. Ici, Robbins s'attaque au problème de l'éducation à travers cette scène, nous montrant que ce n'est pas la faute des enseignants mais bien des élèves qui ne sont qu'une bande de branleurs. De même, l'intro du film, nous montrait les résultats de ce manque d'éducation, deux employés de la NSA discutent au téléphone pour savoir qui a les plus gros missiles nucléaires. Ce que veut dire Robbins, c'est qu'en 2008, plus personne ne devrait avoir de missiles nucléaires. A part les terroristes, comme ça, l'armée U.S., constituée des mauvais élèves pourrait aller les tuer. ![]() Les effets d'une mauvaise éducation. Un film important donc. Eddie Murphy, tellement investi dans le film, et ayant trop peur de la réaction du public ne s'est pas montré à la première, prétextant qu'il était sur le tournage d'un autre film. L'autre film en question est réalisé par Brian Robbins qui a réalisé Meet Dave. Les cyniques pourraient y voir une pirouette malheureuse de Murphy, mais ce n'est que la peur d'être incompris d'un grand artiste car le constat ne s'arrête pas là. Les aliens identifient Google et Yahoo comme étant les plus grandes ressources intellectuelles du pays, tandis qu'un Apple Store est considéré comme un sanctuaire technologique par les indigènes, les Terriens. Dave s'intègre facilement, après avoir fait un cours sur les BeeGees à Gina, chanson à l'appui, il va acheter des vêtements, moins voyants que son costume blanc. Il veut encore plus se fondre dans la masse et ne pas attirer son attention sur lui. Meet Dave, allégorie du terrorisme? Sans aucun doute. Mais aussi chant d'espoir. En effet, Dave règlera le problème de la crise des subprimes en deux secondes dans les cabines d'essayage où il va littéralement chier des billets. Une scène à l'esprit contestataire où il répètera à chaque client la même phrase, tel le robot qu'il est, sans doute pour dénoncer la teneur de ces métiers où l'on doit laisser son cerveau au vestiaire et jouer au zombie. Et après ça, il découvrira l'amour en regardant La Vie est Belle de Frank Capra, même s'il est catastrophé par les inexactitudes du film: il est physiquement impossible d'attraper la Lune avec un lasso et il le fait savoir. ![]() Dave contre l'esprit corporatiste et en shopping pour son prochain quadruple rôle. Le voisin de Gina en veut à son butin. Les relations amoureuses sont bien sur au coeur du film. Que dire de cette scène où Eddie Murphy se met à nu devant une peinture représentant un coeur, disant, désemparé, qu'il ne sait pas ce qu'il ressent? Ou encore de sa réaction face au livre "Les Hommes viennent de Mars, les Femmes de Venus" et qu'il hurle "Il n'y aucune vie sur Mars, croyez-moi!". On se tape des bonnes barres tout en étant ému. Le voisin prévient donc Dave qu'il a intérêt à faire attention et à ne pas déconner avec elle. Sinon ils auront un problème. Le voisin ne sait pas que Dave est inoffensif, Dave veut juste goûter à ce que c'est que d'être humain. Il va donc danser la salsa comme tous les beaufs, boit un mojito avec Gina, (d'ailleurs même le fils en boit un) et il va à des trucs de losers genre Foire du Trône. Sauf que là, y'a pas les gitans pour foutre la merde. Dans toutes ces activités, Dave affiche son unique expression, l'ennui, nous renvoyant à la face notre condition, à chercher des échappatoires superficielles à la vacuité de nos existences. Ce visage inexpressif, c'est celui du Fils de l'Homme de Magritte, c'est mon visage, c'est votre visage. Mais c'est pas le visage de Daniel Craig, pour lui c'est une bite qu'a dessiné Magritte mais la censure a dit que fallait pas montrer ça. ![]() Brian Robbins et Eddie Murphy en train d'imaginer un monde meilleur Malgré ce constat sur la condition humaine, l'équipage de Dave, une cellule dormante, commence à se comporter de plus en plus humainement, un seul d'entre eux, le numéro 2 de l'équipage, le plus extrémiste aussi rappelle qu'ils ont une mission à accomplir. Mais le capitaine Dave et les autres ne veulent pas détruire l'Humanité. Une race qu'ils avaient sous-estimé selon leurs propres termes et qui les a fait changer, pour aller vers le bien. Et ça, c'est beau, à une époque de films pessimistes où les problèmes se règlent à coups de quille dans les dents ou en mettant sous surveillance toute une ville, tout en lui mentant, voilà un film qui dit que malgré les épreuves, l'Humanité pourrait se sauver elle même. Un message à méditer sérieusement pour le peuple Américain à qui le film est adressé mais qui a décidé de le bouder. Un geste bien malheureux. Surtout à l'aube d'élire celui qui sera peut-être le premier président Noir de l'Histoire des Etats-Unis d'Amérique, un président qui s'il veut être crédible, ne devra pas, direct, une fois élu, aller dans sa baraque aux Bahamas. Non, il aura intérêt à changer le monde pour le rendre aussi beau et utopique que Meet Dave le laisse entrevoir... 10/10 ![]() Un Monde Parfait? Eastwood n'est pas de cet avis June 26 Everybody loves Mandy LaneAll the Boys Love Mandy Lane ![]() Tous les garçons aiment Mandy Lane. Du moins c'est ce qu'ils disent. C'est surtout son butin qu'ils aiment. Et qu'est ce qu'on n'irait pas dire pour arriver à ses fins avec une fille? Mais justement, là, la fille n'est pas dupe. Elle sait que son corps a changé pendant l'été mais elle est toujours cette lycéenne typique, bien sous tous rapports, qui entame sa seconde année de lycée. Tous les garçons en ont après elle mais elle reste accrochée à son meilleur ami, Emmet, qui comme tous les "meilleurs amis" se contente de ce qu'il a. Tous les regards sont braqués sur elle et elle le sait, elle le sent. Les garçons feraient n'importe quoi pour elle. Et elle le sait. ![]() Le point de départ n'est pas des plus originaux. On repart sur le postulat des jeunes qui partent en week-end/vacances/autre et qui vont voir leurs projets, plans de carrière et autres fantasmes sexuels réduits à néant par un/des fou(s)/monstre(s) et sa famille/meute qui vont prendre un malin plaisir (?) à les éliminer, plus ou moins méthodiquement. Ici, les six lycéens vont en week-end dans le ranch de l'un d'entre eux pour ce qui va être un week-end de débauche. Alcool, drogue et sexe. De préférence avec Mandy pour la dernière partie du programme. Jusque là, ça paraît totalement cliché et les personnages ne sont à première vue pas en reste... On a donc Mandy Lane, la fille bien, pas du tout dans la culture des excès en tout genre de la plupart des autres lycéens, Emmet, le meilleur ami dénigré par les autres, Chloé, la blonde sexy et désagréable, Marlin, la brune, plus ronde, plus cool et très ouverte sexuellement, Bird, le black sportif et cool, Jake, l'autre sportif moins cool et Red, boute en train et propriétaire par intérim du ranch quand les parents ne sont pas là. En plus de ça, il y'a Garth, le mec embauché par les parents de Red pour garder le ranch qui se ballade toujours avec son fusil de chasse... On ne peut pas faire plus cliché et ici, pas d'ironie ou de pastiche, ces personnages sont traités le plus sérieusement du monde et avec respect. Comme de vrais êtres humains. Et c'est là ce qui différencie ce film de beaucoup d'autres. Le traitement. ![]() En effet, fait rare dans le cinéma d'horreur, et surtout dans le slasher, les personnages sont vraiment consistants et on arriverait presque à vouloir que "les choses sérieuses", que l'on trouve d'ordinaire si longues à arriver dans les Hostel et compagnie, n'arrivent pas du tout dans ce film et qu'on continue à suivre ces lycéens et continuer à explorer leurs personnalités et leur rapport aux apparences et leur pouvoir. Sans doute le sujet principal du film, mais aussi élément majeur de l'adolescence. L'apparence est ce qui régit leurs vies: Chloé la blonde sexy qui l'est car elle est anorexique, Marlin qui dispense les faveurs sexuelles comme pour compenser ses rondeurs et les sportifs qui n'arrivent pas à assumer leurs positions de leaders et craquent facilement, cédant à des impulsions débiles, sans penser aux conséquences. Le paraître est si important pour ces personnages qu'une simple vanne aura un effet profond sur eux. Certes, ils ne sont pas matures, ils sont "superficiels" et ont des ambitions de collégiens mais ce sont des adolescents, ils s'amusent et auront le temps de faire face aux choses sérieuses quand ils seront adultes. Mais ils ne le seront jamais vu que quelqu'un les décime un à un. Mais les apparences peuvent se révéler trompeuses comme le démontrera cette scène où Mandy, l'innocente, la jeune fille pure, fera montre d'un pouvoir, à nouveau, de persuasion étonnant auprès de Chloé, au point que cette dernière qui n'avait d'yeux que pour Jake semble presque prête à succomber elle aussi au charme de Mandy s'il n'y avait pas ce tueur à l'extérieur. Et justement le tueur ne fait pas dans la dentelle, ici pas de meurtres alambiqués et ultra-bourrins à la Saw ou même dignes de ceux qu'auraient perpétré un Michael Myers ou un Jason Voorhees dans un mauvais jour, mais des meurtres brutaux et efficaces. Des meurtres pour tuer et non pour rassasier la soif de sang du spectateur qui pour le coup ne rira pas aux éclats à la mort des personnages. Une réussite de nos jours... En plus de cela, le film met en scène un tueur qui a vraiment de la haine pour ses victimes, qu'il traque et achève mécaniquement, comme l'ont apparemment fait les tueurs de Colombine et autres célèbres tueries scolaires. Un tueur dont l'identité ne sera pas une surprise car au final, très vite révélée, en faisant pratiquement un non événement du fait que de toute façon tout le monde se doute de son identité, c'est trop flagrant. Ses vraies motivations le sont moins. De plus, le look de ce tueur n'en est même pas un, il ne deviendra pas une icône du cinéma d'horreur, il est très, voire trop, banal: un sweater à capuche d'où dépassent quelques boucles de cheveux et un pantalon large... Le seul détail détonnant de cette panoplie est le harnais pour les armes qu'il porte et le fusil de chasse qu'il transporte. Le tueur représente l'expression extrême de ce mal-être adolescent que traîne chaque personnage, si la plupart s'en accommodent et font avec, d'autres plus fragiles, prennent une autre voie... La fin du film, dont il est difficile de parler sans rien en dévoiler et qui rend toute analyse "incomplète", éclairera clairement ce point tout en lui ajoutant une dose d'ambiguïté assez vertigineuse qui fera longtemps réfléchir. Malheureusement, cela rend le final légèrement difficile à encaisser et pourraient pousser les spectateurs les plus paresseux à tirer des conclusions hâtives, mais un petit effort de réflexion et le film vous restera dans la tête un bon moment.... ![]() Le réalisateur, Jonathan Levine, dont c'est le premier film raconte son histoire à la hauteur de ses personnages. Il est aussi au confluent de différentes influences, on retrouve du Gus Van Sant dans le portrait de ces jeunes gens mais aussi du Larry Clark dans leurs propos et leur maturité sexuelle, mais le film ressemble beaucoup au final à un croisement de ce que donnerait la Sofia Coppola de Virgin Suicides si elle réalisait un film d'horreur. On y retrouve le même portrait du désespoir adolescent et des actes mélodramatiques opérés pour des raisons au final futiles mais vitales sur le moment... Le film n'est pas parfait, il a quelques petits défauts ici et là même si on n'arrive pas à mettre le doigt dessus, mais il a aussi de grandes qualités... La mise en image, et la photographie surtout, très naturelle, où le soleil éclatant inonde littéralement l'écran participent à la captation de l'adolescence opérée par le film. De simples trajets en voitures ou baignades, vues et revues ailleurs, deviennent des moments où on a l'impression que le temps se suspend, comme si cet état devait durer indéfiniment, malgré la menace persistante à laquelle on s'attend sachant ce qu'on est venus voir. La musique du film, pratiquement entièrement composée de chansons très bien choisies participent grandement à la réussite du film et sur l'excellente utilisation de la musique, Levine rejoint là aussi Coppola. En effet, toutes ces chansons traduisent bien ce qui se passe à l'écran, les chansons ne sont pas qu'illustratives mais elles offrent aux séquences une profondeur qu'elles n'auraient peut-être pas sans lesdites chansons. Les utilisations d'In Anticipation of your Suicide de Bedroom Walls et de Sealed with a Kiss de Bobby Vinton resteront longtemps dans les mémoires, surtout après avoir vu le film dont le charme vénéneux, qui aura remis en question ce qu'on a vu au début, continue d'opérer après la vision... Longtemps après. Comme si nous avions, nous aussi, été victimes consentantes du charme de Mandy Lane... June 02 TORQUE: Un film de bonhommesEn plus de la partie Closer du site, il va maintenant y avoir la rubrique "vieux films" où je reviendrai sur les grands films qui ont marqué l'Histoire et pour commencer un classique...
TORQUE, LA ROUTE S'ENFLAMME Remercions le service public d'avoir diffusé ça hier soir, juste après Coup d'Eclat de Brett Ratner. Pour une fois, France 2 a servi a quelque chose. Ils ont raison d'envoyer chier TF1 avec son projet de faire de la TV publique un truc minable, rien qu'en diffusant ça, ils ont montré à quoi ça servait la télé. ![]() Torque a été vendu comme étant Fast & Furious avec des motos. D'un côté, c'est vrai, c'est des motos trafiquées qui vont vite au lieu des bagnoles, mais c'est aussi beaucoup moins axé remake de Point Break, bla-bla-bla philosophie du CM2 etc... Là, les mecs sont chauds pour déconner et ils ne s'en privent pas. C’est produit par Neal H. Moritz, monsieur Fast & Furious 1, 2, 3 et 4, xXx 1 et 2 et Prison Break, le Jerry Bruckheimer des ados donc et réalisé par Joseph Kahn, le cousin de Gengis, réalisateur de clips genre Toxic ou Stronger de Britney, un clip de DMX et un paquet d’autres clips et de pubs qu’on peut voir sur son site. Dès le début, direct, course motos vs voitures qui se finit sur un "les voitures c'est de la merde" écrit sur un panneau. Mais ils savent pas que les motos aussi. Le début L'histoire dans tout ça? Ford, aussi appelé "le petit blanc", ou "Dawson Creek" en V.O., a caché des motos pleines de drogues et s'est planqué en Thaïlande puis quand il revient, le mec à qui appartient la drogue dit... je veux ma drogue! Mais Ford et ses potes, son ex-copine, un Mexicain et un Coréen, comptent baiser le méchant en le livrant au FBI parce que le méchant a buté le frangin d'Ice Cube et il fait porter le chapeau à Ford. Shakespeare à côté c'est de la merde. ![]() Les gentils, c’est autre chose qu’Easy Rider Le fameux Ford, c’est le mec au milieu de la photo. Avec lui, Jay Hernandez, le mec d’Hostel I et 10 minutes d’Hostel II, qui joue Dalton, un mec dont la seule caractéristique est de manger tout le temps, et Will-Yun Lee, déjà vu dans le rôle du Coréen dans les films où y’a besoin d’un Coréen et qui ici joue donc le Coréen qui peut faire des tours de magie mais ne sait même pas faire du kung-fu, on pourra pas dire que c’est cliché. Le Coréen a une copine, c’est la chanteuse de r’n’b, Christina Milian, on la voit genre 5 minutes, tout le monde se fout de sa vie, ils l’abandonnent dès le début dans une station service de péquenauds. Ils savent qu’on s’en fout d’elle et que le risque si elle commence à chanter est trop élevé pour être pris à la légère, c’est pas de la misogynie. Ford a sa copine Shane qui, elle, a le droit de les suivre parce qu’on sait qu’elle chantera pas et parce qu’il fallait une blonde sinon ça ferait un peu gay trois mecs en cuir qui traversent le désert sur des grosses motos pour échapper à des Noirs et des barbus qui ont d’encore plus grosses motos et qui apparemment en veulent à leurs butins. ![]() Comme quoi Horatio/Caruso n'avait rien inventé Déjà y'a Ice Cube. Avant qu'il ne bénisse les cinés du monde entier avec xXx² mais après avoir fait la guerre à l'Actor's Studio dans Ghosts of Mars. 1ère scène: "Eh, Ford, je croyais que tu bouffais des sushis pourraves chez les Viets." "C'est pas Japonais les sushis?" "Je sais que c'est Japonais les sushis, bouffon!" Ensuite on a Ice Cube qui aboie, il fait "wou-wou", pour rameuter ses potes et leur dire qu'il va y avoir bagarre contre les motards Blancs qui écoutent du métal. Les motards Noirs n'écoutent rien, ils jouent à la ps2 dans leur 4x4 ou alors quand c'est Ice Cube, ils lisent une carte en conduisant la moto à 100 et quelques à l'heure ou encore répondent et parlent au téléphone portable en mettant le dit téléphone contre le casque. Son gang, c'est les Reapers d'Inglewood, on croit que c'est des méchants mais en fait nan, ils sont mi-méchants, mi-cool. Et Ice Cube a une chaîne de vélo autour du cou. ![]() Elle doit écouter Avril Lavigne pour faire chier ses parents Ensuite on a les méchants. L'inénarrable Matt Schulze, méchant dans Le Transporteur et casse-couilles dans Fast & Furious, accompagné de Jaime Pressly qui se fait un look entre gothique et motarde, piercing à la lèvre et tout sur lequel elle arrête pas de se passer la langue genre c'est sexy. Ils s'appellent respectivement Henry, (ça fait un peu victime ça), et elle c'est China, (ce qui fait un peu strip-teaseuse). Et y'a leurs potes qu'ont des t-shirts de groupes de rock ringards genre Metalicaca, Motorhead, etc..., ça vaut pas Fifty tout ça, et qui ont tous l'air plus cons les uns que les autres. Genre ils s'arrêtent tous en même temps pour pisser au bord de la route. Déclenchent des bagarres pendant les concerts mais on les laisse rentrer quand même, cassent les distributeurs de Mars, Snickers et viennent tout ramasser ensuite, ils se font prendre en photo avec les touristes pour ensuite les frapper... Des trucs comme ça. De vrais méchants. Eux, c'est les Hellions et en plus ils sont racistes, y'en a un qui appelle Ice Cube "tête de macaque" après que ce dernier lui ai dit que même s'il était Don Corleone, il l'aurait envoyé chier pareil. En gros, dès le début, même les méchants se font victimiser quand y’a Ice dans le coin. ![]() -Ca fait toujours pas mal? -J’suis un mec, j’suis pas Daniel Craig, ça me fait rien ça, continue. Il y'a aussi les fameux agents du FBI qui méritent qu'un mot soit dit sur eux. C'est simple, on dirait Mod Squad, ils ont à peine l'air d'être sortis du lycée et sont déjà agents de terrain et tout. Y'en a une qu'est coiffée comme une rappeuse et l'autre, en costard, t-shirt et Converse. Ils conduisent un Hummer qui doit faire cauchemarder la couche d'ozone avec lequel ils foncent dans les voitures des civils en pleine poursuite, comme ça, gratuitement, pour jouer. Franchement ils ont raison, ils perpétuent l'esprit Bad Boys 2 en faisant ça. En plus de ça, ils se foutent de la gueule des bouseux, "doit y'avoir une merde dans leur eau". La classe. C'est pas dans les Ch'tis que quelqu'un oserait dire qu'ils ont du boire de la peinture pour expliquer que les gens parlent bizarrement. On rigole moins à la fin quand on voit que le mec est un traître et qu'il travaille avec/pour les motards racistes. Mais c'est marrant de voir la fille se prendre une balle et dire qu'elle a un gilet pare-balles ce qui est le B.A-BA dans les films comme ça, mais alors, c'est hilarant de la voir faire péter un hangar, être clairement prise dans l'explosion et réapparaître normale à la fin, vivante et tout. ![]() Viol imminent L'autre truc qui rend ce film super juteux c'est que c'est LE film que Bay n'aurait pas osé faire tellement c'est abusé. Des poursuites à moto où des fois on met le casque, des fois non. Des motos qui finissent sur le toit d'un train en marche tandis que la caméra passe dans le wagon, histoire de, d'ailleurs ils ne s'arrêtent pas là puisque le héros traversera tout un wagon à moto l'air de rien, tandis qu'Ice Cube n'osera pas parce qu'il est trop gros. Y'a d'autres trucs cools genre la poursuite entre les palmiers, ça rappelle ce que George Lucas essaie de fourguer dans tous ses films, mais là c'est bien et ça dure pas 1 mois. En pleines poursuites à motos lancées à pleine vitesse, les mecs ont encore le temps de se tirer dessus et tout, ils s'en foutent, c'est des mecs, même les filles c'est des mecs au fond, alors tout le monde peut faire n'importe quoi. Le mieux reste la poursuite finale, toute en 3D pratiquement, qui fait passer les cauchemars les plus délirants de Michael Bay pour Persona et là les choses ne sont pas faites à moitié. Le héros prend une moto qui est "la plus rapide du monde", le truc qui fait à peine "je sais pas ce que je compense mais je me soigne", une moto qui a un moteur d'hélico de Rolls Royce. Là, on apprend plein de trucs en une phrase, Rolls fait des hélicos et on peut bicrave leurs moteurs pour les mettre sur des motos de beaufs. En gros, la moto c’est l’équivalent de la voiture qui roule sans pneus à 300 à l’heure sur les rails de train à la fin de xXx². ![]() La moto la plus rapide du monde qu’a un moteur d’hélico Bref, il se lance à la poursuite de Henry, le chef des Hellions, et sa moto va tellement vite qu’elle fait se soulever les jupes des femmes de passage, fait tomber les gens par terre, casse les fenêtres des voitures et déclenche même les alarmes. La poursuite va super vite, on comprend que dalle, mais ça reste toujours un cran au dessus de la fin de 2001 dont Jean-Michel Jarre doit être jaloux. Ça se finit avec le héros qui fait un salto en moto et s’écrase sur le méchant. Pendant ce temps là, la copine de Ford et celle d’Henry se font la guerre à moto, sans casques encore, et... elles se servent de leurs motos comme si c’était des épées tout en se traitant de tous les noms. Une autre constante du film, c’est un catalogue d’insultes et c’est obligé d’être mieux en VF qu’en VO vu qu’en VO c’était PG-13, ça veut dire qu’ils avaient le droit de dire Fuck qu’une fois, en qui dit le seul Fuck du film? C’est facile, c’est Ice Cube qui dit Fuck da Police! ![]() Je suis plus grand que toi alors tu fermes ta gueule. ![]() Moi aussi je suis plus grand que toi.
Eh gros mito, on fait la même taille en fait! Le réalisateur pour sa part a dit Fuck da Movies et il a raison, il a foutu la merde, filmé ça comme un gros clip dégénéré, un ravissement pour les abrutis comme moi mais surtout un cauchemar pour les pseudo-esthètes, une MST pour les cinéphiles à deux balles qui auraient sucé toutes les bites du monde comme s’il n’y avait pas de lendemain si le nom de Spielberg avait été au générique et surtout une solution finale pour les épileptiques qui doivent chier des briques quand ils voient ça. Et franchement, faire chier autant de monde en 1h10, ça mérite une médaille et du respect. May 26 Indiana Jones et le Royaume du Crane de PlexiglasIndiana Jones. 3 films super ringards dans les années 80, devenus "cultes", non seulement parce qu'il y'avait marqué George Lucas mais en plus Steven Spielberg, ou Ch'pielberg selon les gens. Bref le genre de films qu'on est obligés d'aimer avec Star Wars, Retour vers le Futur et autres trucs démodés... Après les films, c'est devenu une série, les aventures du jeune Indiana Jones, c'est défendu par une dizaine de mecs qui disent que c'est génial mais à part eux, personne n'en a jamais vu aucun épisode. Mais attention, c'est génial. Bref les fans n'étaient pas rassasiés, ils avaient encore la dalle et depuis une dizaine d'années, ils ne réclament qu'une chose: un Indiana Jones 4. Pendant ce temps, Harrison Ford faisait des films que tout le monde a oublié, Spielberg faisait des bons films et se tirait des balles dans le pied de temps, (genre Hook), et George Luca$ comptait son fric tout en massacrant Star Wars. Des milliers d'enfances ont été détruites en 3 films. Cette fois ils allaient faire mieux, ils allaient faire ça en un seul film. Les fans cassaient les couilles pour avoir un quatrième Indiana Jones, ils allaient l'avoir et ils n'allaient pas l'oublier. ![]() Ce que les fans auraient aimé faire aux clairvoyants ayant prévu le désastre Pendant des années et des années, le film a été en développement, il y'avait des problèmes au niveau du scénario qui n'était jamais assez bon mais le scoop, c'est de faire croire qu'il y'a besoin d'un scénario là dedans. Bref. Frank Darabont, Stuart Beattie, on parle même de M. Night Shyamalan pour réaliser, ça y va les noms, les rumeurs, les conneries et les mecs en transe qui n'en peuvent plus d'attendre. Puis finalement, alors que Spielberg était dans une période faste, il annonce au grand désarroi de quelques personnes qu'il va enfin réaliser le fameux Indiana Jones 4, que ça va être trop cool et que les gens seraient pas déçus. Entre temps y'a eu plein de 4, y'a eu Die Hard 4 qui aurait fait honte à Steven Seagal s'il avait joué dedans, Rambo 4 qu'était cool mais "tout le monde", (sauf vous qui avez un cerveau et moi), attendait Indiana Jones 4. Puis les bandes-annonces sont arrivées, rien d'exceptionnel dedans, des gens ont dit que ça allait être de la merde, ils se sont faits traiter de "trolls". Bref. Mai 2008. Le film sort. Tout le monde va le voir. Même ceux comme moi qui n'ont jamais vu un Indiana Jones en entier vont voir ce quatrième volet... Et ils sont pas déçus. ![]() Des fans confiants en route vers le ciné Je vais voir le film avec quelqu'un. Y'avait que comme ça que je l'aurais vu. On arrive au ciné, on voit le niveau déjà, les gens essaient de prendre une place à la machine et partent gueuler au guichet: "Eh, y'a un problème le film il est que en veauste, comment ça se fait?". O.K. film de beaufs qui savent pas lire, checked. Surtout qu'il suffisait sur la borne d'appuyer sur un bouton pour avoir les séances en VF mais bon. Puis on va dans la salle, pleine bien sur, et la séance commence. Les bandes-annonces donnent le ton, Kung Fu Panda et que des trucs de mômes en fait... Ça donne le ton ça aussi. Puis le film commence. Le Lucasfilm Ltd. verdatre dégueulasse qu'on pensait ne plus jamais voir de nos putains de vies apparaît et bouffe toute la place sur l'écran. A ce moment là, on se rappelle qu'il y'a pratiquement 3 ans jour pour jour, on avait l'impression de s'être fait violer pendant 2 heures et quelques. Mais attention, spoiler alert, Indiana Jones 4 est merdique mais beaucoup moins que Star Wars 3. Puis le logo Paramount apparaît, c'est le logo à l'ancienne qui est sensé se transformer en montagne grâce à un fondu enchaîné, et ça rate pas. Sauf que là, la montagne, c'est un petit tas de sables d'où sort une marmotte. Rires dans la salle. Consternation. Marmotte en 3D bien sur car on est chez George Lucas. On se dit que ça commence mal mais une séquence en bagnole assez cool suit, c'est Spielberg, c'est pas un manche, c'est super cool à regarder même si ça n'avance à rien fondamentalement. A part rappeler à Lucas qu'il aurait peut-être du en rester à American Graffiti. Puis on arrive à la zone 51, les Russes attaquent, ils tuent les soldats U.S., j'ai pas eu le temps de voir s'ils avaient de vrais flingues ou des talkie-walkie, mais c'est pas grave. En plus de ça, les Russes avaient kidnappé Beowulf et un mec tout vieux on sait pas comment. Le mec tout vieux c'est le fameux Indiana Jones. Le retour en grâce commence bien, le mec est présenté comme une grosse victime. Franchement si un jour je vois un xXx3 qui commence comme ça avec Ice Cube en victime, je serais dégoûté. Le bon côté, c'est que ça commence direct a priori et on va pas perdre dix ans à voir un truc HS comme ils font dans les James Bond pour faire durer bêtement. Cate Blanchett arrive, elle lit apparemment dans les pensées, ça commence à bien faire pitié déjà. Ça et son épée à la con alors que tout le monde est armé comme dans GTA San Andreas. Ils fouillent dans un entrepôt, le même qu'à la fin du 1 ou du 2, et ils trouvent un "cercueil" d'alien, d'un alien de Roswell même. ![]() Un fan intégriste voyant SA saga partir en couille grave menace Luca$ et Spielberg On se dit alors "Cool, X-Files² est sorti en avance!". Mais nan y'a toujours le vieux, c'est pas ça. Vieux qui d'ailleurs fait une diversion débile, sort son fouet à la con et part dans un délire à la Spiderman... C'est minable. Mais sinon il ne fallait pas s'inquiéter de l'age du personnage, à part dans les dialogues où on l'appelle "papy" ou des trucs du genre, pour le reste, pas de problème, les cascadeurs sont là, on fait des plans de dos ou en plongée avec le chapeau qui cache le visage et c'est bon, le mec crapahute n'importe comment et n'importe où. Pas de problèmes. Plus tard, son ex de je sais pas lequel des 3 autres pertes de temps sur pellicule arrivent, et comme ils sont vieux mais veulent montrer qu'ils sont toujours chauds, ils en rajoutent. A mort. Ils sont dans une ambiance au théatre ce soir hystérique assez lourde... Entre temps, Marlon Brando, enfin Shia laBeouf est arrivé et là, on coupe court à la fausse surprise du film, que de toute façon tout le monde connaissait des mois et des mois avant la sortie, c'est son fils. Un fils dont la profondeur psychologique se résume au fait qu'il... se coiffe et se recoiffe. Un fils multi-fonction qui est motard, escrimeur et Tarzan! Oui, pendant la seule grosse scène d'action du film, il rencontre des singes coiffés comme Elvis et il se balance de lianes en lianes avec eux. Pourquoi? Comment? Qu'avons nous fait pour mériter ça? On sait pas et on saura pas. George Lucas et Spielberg nous haïssent en fait... Bref, après la ballade de lianes en lianes, c'est pas fini, les singes s'attaquent aux gens mais ils ne s'attaquent qu'aux méchants Russes. Singes racistes? Shia parle leur langue? On verra dans la version longue dans 10 ans. Niveau animaux débiles en 3D, c'est pas fini, y'aura des fourmis en 3D après. Des grosses fourmis en 3D même. Des fourmis géantes, on a vu ça dans les années 50-60, à l'époque, c'était cool mais dernièrement, c'était dans le Roi Scorpion, et le Roi Scorpion, c'est le Roi Scorpion quoi, c'est de la merde. Sinon la 3D, on sait que c'est de la merde, que ça fait regrette à Jésus d'être mort pour qu'il y'ait ça maintenant, mais ça y va, on sent que Lucas est dans le coin. De l'eau en 3D, des animaux en 3D et à la fin, y'a même des conneries en 3D quand les stars du film font leur apparition "live": les ALIENS! Mais pour pouvoir parler de ça, il faut parler de l'histoire du film. En gros, y'avait un crâne de cristal, qui est en fait en plexiglas vu qu'il se casse pas, à retrouver. Tout le monde veut le crâne. Les Russes le veulent parce qu'il peut contrôler les pensées des gens mais comme ils sont cons ils ont pas le mode d'emploi donc on sait pas comment ils comptent l'utiliser. Et Indiana Jones veut le crâne parce qu'il n'a rien d'autre à faire de sa vie. Donc au bout d'un moment, il se baisse et ramasse le crâne. Pendant une demi-heure le crâne passe de mains en mains, Jones, les Russes et Elephant Man qu'est devenu fou et demeuré à cause du crâne. Vers la fin, on découvre une des fonctionnalités du crâne: il est raciste. Les sauvages arrivent, le vieux fou sort le crâne, ça les fait tous dégager. ![]() Un expert es-mito a du appeler Spielberg au sujet des aliens Nos invincibles héros qui survivent à tout et qui ne sont jamais en danger arrivent finalement dans un temple où il y'a plein de squelettes d'aliens en cercle, on s'attendrait presque à ce que Lucas ait fait un crossover et mitonne un lien avec Star Wars genre un conseil jedi qui serait venu créer l'humanité. Putain, un coup comme ça et les cinés de la Terre entière étaient noyés sous le sperme de fans hardcore de Star Wars... Heureusement ce n'est pas le cas. A la place y'a les Russes qu'arrivent et ils mettent le crâne sur le seul squelette qui n'en avait plus et après... Ben après on comprend rien, sans doute parce qu'il n'y a rien à comprendre, les squelettes d'aliens fusionnent, ça fait un alien vivant, un alien Mission to Mars même, (ah caca! vite brûlez ça au napalm!), Spielberg y tient à ses aliens faut croire, et Cate Blanchett est vaporisée, comme ça, gratuitement. Puis au point où on en était, autant en finir, et y'a une soucoupe volante qui décolle et se fait la valise. C'est pas la première grosse connerie à laquelle on a droit donc ça surprend pas plus que ça, au début Jones s'est caché dans un frigidaire pour échapper à une explosion atomique, le frigo s'est envolé et s'est écrasé super loin et Jones n'a rien eu. Faire péter le frigo est le nouveau Jump the Shark. C'est o-bli-gé. Bref, la soucoupe volante s'en va, on aurait pu en rester là mais il a fallu qu'on ait la réplique la plus débile qui ait été entendue en 113 ans de cinéma. Le génie de l'humanité, Indiana Jones, qui a participé à un groupe d'enquête sur les soucoupes volantes et qui doit savoir ce que c'est demande où est allé la soucoupe, si elle est partie dans l'espace, et le vieux fou, qui est tout à coup redevenu sain d'esprit, répond que non, elle n'est pas allée dans l'espace mais dans l'espace ENTRE les espaces. Et là, félicitations, après ça, même se foutre de la gueule d'Uwe Boll, c'est plus marrant. Petite séquence genre "oh y'avait pas de trésor, le trésor, c'était le savoir" et apparemment le gros gros butin c'est d'avoir une famille! C'est assez crade mais c'est pas fini, car histoire d'enfoncer le clou, on a une scène de mariage comme on en a vu dans, genre tous les films qui existent... Et à la toute fin, c'est dommage, il y'aurait pu avoir un truc pour dégoûter à mort tous les fans mais ça n'a pas eu lieu... Le chapeau de papy traînait par terre, Shia laBeouf le ramasse, s'apprête à le mettre, je me disais "cool, va y'avoir des alertes au viol dans la salle s'il fait ça" mais malheureusement papy récupère son chapeau à temps et ça se termine comme ça... Même pas un petit trollage final qui aurait rendu le truc vraiment marrant vu que les gens qui avaient l'air de vivre pour ce film auraient chié des briques. ![]() Le fan de base au bout d'1h30 Le film se termine et on a l'impression d'avoir perdu son temps. Si pendant 3/4 d'heure, le tout passe assez vite, c'est ensuite assez catastrophique et d'un ennui mortel. L'un des bons côtés est qu'on n'entend pas trop la chanson horripilante d'Indiana Jones qu'on se serait attendus à entendre pour un oui ou pour un non. La photo du film est bizarre, éthérée, on se croirait dans A.I. par moments, c'est... étrange. C'est sur ce point éloigné des anciens qui avaient une image plus crade, qui faisait "vraie" au moins, alors que là, ce voile bizarre sur l'image accentue l'impression de fausseté qui se dégage du film. Le film est paresseux, on a l'impression que ça se repose sur ses acquis, qu'ils croient avoir un public captif, fan aveugle, trépané, prêt à avaler la moindre couleuvre, (le public de Star Wars en fait), et alors ça accumule les clins d'oeils que même des abrutis comme moi qui n'ont vu aucun des autres films en entier peuvent comprendre... C'est dire la subtilité du truc. Un exemple flagrant est la statue de je sais plus qui là. On la voit dans le fond un moment, c'est encore au stade du détail. Puis on a une photo du mec sur le bureau de Jones, avec une photo promo de son père du temps de leur précédent film, c'est déjà moins subtil. Et on finit par carrément avoir la tête de la statue qui tombe sur un Russe, après un gros plan sur le nom. Ça pousse le film dans la catégorie "films pour handicapés" ça et c'est pas bien de faire ça. Sinon les quelques clins d'oeils cinématographiques à des classiques genre Welles et tout, c'est sympathique, mais ça fait pas un bon film. Ça se saurait sinon et ça ferait pas dix ans que Tarantino accumule les fonds de cabinet. Le film aurait pu se laisser regarder tranquillement sans les animaux en 3D, sans les aliens, si le héros avait eu plus une gueule de héros, si ça avait pas tourné à la réunion familiale poussive et lourdingue. Mais là, attention, faut pas dire ça, les ayatollahs Spielbergiens vont venir et dire qu'au contraire grâce à ce schéma familial à dormir debout, ça rentre COMPLETEMENT dans son oeuvre. C'est pas grave si dans pratiquement tous les films, il y'a des situations familiales bizarres comme chez Spielberg, on va dire que c'est lui qui a inventé ça. Pour ma part, je me dis que le film parlait de la Scientologie, tout ce qui a trait aux aliens dans le film est aussi attardé que ce qu'il y'a dans les Aventures de Xenu... Franchement le film aurait pu être presque cool en dégageant 3 trucs: le début, la fin et tout ce qu'il y'a a au milieu. May 10 I'm Pressin' Charges!!!Porter plainte. Voilà à quoi mène l'écoute intensive du dénommé Soulja Boy. En effet, une jeune femme a complètement..., mais je m'égare, il faut d'abord présenter Soulja Boy. ![]() Soulja Boy en personne Soulja Boy est un jeune "rappeur", 15-16 ans, fan de Fifty Cent et qui met du tippex, (certains disent que c'est du sperme séché), sur ses lunettes de soleil pour qu'on sache qui il est quand il se perd. C'est comme les gosses handicapés qu'on voit parfois qui ont toute leur biographie autour du cou, né tel jour, un chromosome en trop qui m'a offert ce visage de mannequin, insuffisance rénale, nombre de productions pédophiles auquel il a participé, QI de 57, etc... et "Si vous me trouvez, appelez tel numéro." Bref, Soulja Boy, a fait son apparition il y'a un an environ avec la Soulja Dance, où il imite, paraît-il des super-héros. A vous de juger. Il se fait appeler Soulja Boy Tell Em, on sait pas pourquoi, même lui ne sait pas. Soulja Boy Tell Em - Crank That Après ça, vous croyez avoir tout vu mais non. Vous croyez qu'après ça, on ne peut pas aller plus loin dans le genre débile mais si. Soulja Boy ne s'arrête pas là. Ses "chansons" parlent toutes de Supersoak... Qu'est ce que ça veut dire? Supersoak, c'est le geste que vous faites quand vous pompez la pompe d'un pistolet à eau ou bien ce que 85% d'entre vous font en regardant une photo de Scarlett Johansson. ![]() Il a fait d'autres chansons à la con, toutes trouvables sur son album appelé Souljaboytellem.com. Et oui, il appelle son cd comme un site Internet, mais bon il fait ce qu'il veut. C'est un visionnaire. Interrogé sur ce qu'il voudrait faire dans 10 ans par Skyrock, il a répondu "Etre un boss comme Scarface." Yaaaaaah Trick Yaaaaaah!!! Mais c'est un nerveux aussi Soulja Boy, regardez ce qui se passe quand il en a marre de se faire insulter sur YouTube. Soulja Boy pas content Et donc, comme promis, voilà comment l'amour pour Soulja Boy d'une fan l'amènera à menacer de porter plainte. Edifiant. Crazy Girl on Train Sur la page YouTube, dans "More Info", vous avez la retranscription des "dialogues". Ça vaut le coup. I'm Pressin' Charges!!! I'm Pressin' Charges!!! I'm Pressin' Charges!!! I'm Pressin' Charges!!! I'm Pressin' Charges!!! I'm Pressin' Charges!!! I'm Pressin' Charges!!! I'm Pressin' Charges!!! Voilà comment vous finirez si vous écoutez Soulja Boy. April 28 Prisonnier 57Inaugurons cette nouvelle rubrique du blog, la rubrique Closer sur les trucs marrants qui arrivent à certaines stars avec les aventures de Wesley Snipes contre les impôts!
![]() Wesley Snipes va faire 3 ans de prison à cause de ses histoires d'impôts impayés. Tout avait commencé fin 2006 quand le fisc a porté plainte contre lui, même si le début de toute l'histoire remontait à fin 2002. Il s'est dit que les Blancs savaient pas compter et il a pas payé ses impôts, mais ils sont venus le chercher. Il leur a dit: You don't know who you are fucking with!, mais ça a pas eu l'effet escompté. Après ça, ils ont du lancer un mandat d'arrêt international parce qu'il se cachait en Namibie, soi-disant il tournait un film là-bas alors qu'on sait tous que c'est en Roumanie, où on l'appelle Missou Snapes, si vou plééééé une pièce pour manger et qu'il leur répond que c'est pas bon de manger des pièces de monnaie, et on sait aussi que c'est pas des films, et donc ils l'ont arrêté quand il est revenu. Il avait même un faux passeport sud-africain, c'est dire la classitude de Wesley Snipes, il aurait du faire partie du G-Unit. Puis, il a payé un million de dollars de caution, qu'il aurait du économiser pour le fisc, et ils l'ont relâché.
Mais avant ça, il faut remonter au tournage de Blade Trinity où il est passé pour un gros raciste et un con, car il appelait Ryan Reynolds, "le petit Blanc", (qui est plus grand que lui en fait), et qu'il faisait chier tout le monde, David Goyer et même Jessica Biel. Il jouait le chaud contre les Hell's Angels qu'avait engagé Goyer pour faire la sécurité. Il passait son temps dans sa caravane et il paraît que ça ne sentait pas le tabac, pour les ahuris, ça veut dire qu'il fumait de la drogue. Des substances prohibées. De la marijuana. Ensuite, il a dit que c'était New Line qui était raciste contre lui et que c'était pas de sa faute si le film est ce qu'il est. Mais ils sont cons de s'embrouiller, il est trop bien Blade Trinity. ![]() Ça fait VRAIMENT chier tout le monde d'être là. -Blade, ready to die? -I Was Born Ready Motherfucker! Il a testé plein de looks pendant sa cavale. Il aurait pu en remontrer aux frangins Scofield/Burrows. ![]() Le look Parle à ma Main, Fifty-Style ![]() ![]() Le look genre Je me fais passer pour un croyant, un de ses préférés ![]() Le look Fabulous ![]() Le look de l'Homme Sage ![]() Le look Pédophile Indien pour Halloween ![]() Le look indéfinissable ou ABBlAck ou encore Black Messiah ![]() Le look Brave Gars ![]() Le look qui parle de lui même, (accessoirement le préféré de ses futurs voisins) [Il faut savoir qu'il est aussi soupçonné d'être le mec qui a rendu Halle Berry sourde d'une oreille après l'avoir frappée. Ça se joue entre lui et un chanteur minable qui n'a même pas de page sur wikipedia tellement c'est un loser.] Pendant le procès, il a en plus tenté quitte ou double en sortant au juge que c'était pas lui qui devait du fric à l'Etat mais l'inverse. Tout le monde a chié des briques après ça, d'autres ont bien rigolé ( Libérable sur parole, je sais pas quand. Il faut savoir que Woody Harrelson et Denzel Washington en personne ont essayé d'amadouer le juge mais ça n'a rien changé, il a privé Wesley de KFC pour 3 ans. Denzel n'avait pas de super-discours pourri à la John Q ou Philadelphia sous la main pour faire pleurer les victimes et choper un Oscar. Spike Lee va sans doute dire que la Justice Blanche a encore frappée et tout et tout, on attend sa réaction à chaud sous peu, et son film sur le sujet dans deux ans. ![]() -Don't drop the soap man. -I know. De nombreuses questions se posent: Va t'il pleurer comme Paris Hilton en y allant? Va t'il rejoindre un gang une fois là bas? Est-ce que s'il avait été en prison en même temps que Jack Bauer, John McTiernan et tout, ils auraient fait un atelier ciné?
Saura t'on s'il sait vraiment se battre ou si c'est juste du ciné? Les autres prisonniers en voudront ils à son butin? Pourquoi on le cryogénise pas 3 ans plutôt? Quand est ce que les vrais criminels genre Daniel Craig ou Mr Miami Vice iront en taule? Mais surtout, comment va t'on faire 3 ans sans téléfilms douteux? Ce sont des interrogations légitimes à laquelle il faudra un jour apporter des réponses. De putains de réponses. La morale de tout ça? Il a parié sur le Noir une fois de trop, et s'il y'a bien quelqu'un sur cette Terre qui est inbaisable, c'est bien le fisc. Alors ATTENTION. March 24 Angles de CassageAngles d'Attaque Je suis venu voir ce film parce que la bande-annonce faisait envie dans le genre 24 remixé avec Boomtown et y'a un paquet d'acteurs connus. Ca parle apparemment du Président des Etats Unis d'Amérique qui se fait tirer dessus et on va voir les points de vue de plein de mecs autour de l'évènement pour comprendre les tenants et les aboutissants de tout le truc. Ça va être trop bien. La salle est assez grande. Je vais m'asseoir là bas, tout devant. Histoire de m'en prendre plein la gueule quand ça va péter. Et merde, on me jette du pop corn. Je savais que j'aurais du attendre avant de venir le voir... J'espère qu'ils vont arrêter après et regarder en silence. Où sont les toilettes! Wah, putain, le film de fou! Dès le début, le président se fait tuer, y'a une explosion là bas et une autre ici! La caméra arrête pas de bouger partout! J'ai dit à mes potes que c'était réalisé par Michael J. Fox, ils ont tous rigolé. Un pote jette du pop-corn sur un minable qui s'est mis devant, c'est pas bien de faire ça, mais bon... Ils ont encore plus rigolé quand j'ai dit que ça y était, Jack n'était plus sur l'île. On s'est mis sur le côté, c'est dommage, les gens peuvent pas nous entendre. A part ce bouffon qu'a jouer le chaud avec moi... Ahah, y'a un autre mec qui s'y met à vanner le film. La meilleure que j'ai faite, c'est quand on voit le président se faire tirer dessus pour la 5ème fois et que j'ai crié « Wow, j'l'avais pas vu venir celle là! ». Les cinés devraient me payer quand je vais voir un film. Surtout que celui là devient un peu pourri à force... Hihi, le mec défonce sa caisse et il s'en va tranquille. « Il est VIVANT! ». Yeah, mes potes rigolent encore. Ah, ça y'est il va sauver le Président. Je vais tuer les dialogues. « Oh, Dennis, tu m'as sauvé! ». « Oui, c'est parce que je vous aime monsieur. ». Tout le monde rigole, c'est bon, j'suis trop fort. Eh les mecs, Superman fait caca! Bon, je suis venu voir ça avec mon mec. J'ai appris une chose. La prochaine fois, s'il y'a une prochaine fois, c'est moi qui choisirai le film. C'est quoi ce film de cons franchement? Ils tuent le Président et font exploser le truc, on a compris, merci, pas la peine de nous le remontrer 4 fois. En plus, ça donne mal au crane. Le gitan qui s'est assis devant, tout seul, comme un gros loser, il a du regretter. Et l'autre là, il rêve s'il croit que je vais le laisser me toucher alors que je me fais chier grave là. Allez dégage ta main. En plus, il s'est affiché, à se prendre pour Vin Diesel, à dire aux mecs qui se foutent du film de la fermer... Et c'est quoi ce ringard qui trépigne aussi devant nous à chaque fois que les gens gueulent parce qu'il y'a encore un flashback, ils ont raison, ça fait chier à force... J'vais taper dans son siège, ça m'occupera. Non, mais franchement, le coup de la poursuite merdique qui n'en finit pas, avec le vieux là, Dennis Quaid, qui cartonne sa caisse contre un poteau, se fait écraser par un camion et ressort comme si de rien n'était pour aller tuer les autres types et sauver son Président adoré, vu que son autre amoureux l'a trahi. Obligé, il le laissait le toucher quand ils étaient seuls ou qu'ils regardaient Jack Bauer... Enfin terminé, y'a un hélicoptère en 3D dégueulasse, on sait pas pourquoi. C'était bien bien gay. On se tire vite. Eh, pas mal, ce mec qui cavale vers la sortie... Han le crade, il s'essuie même pas! Han! D'accord, une relecture de Rashomon à la sauce film d'action Hollywoodien. D'accord, admettons, même si Kurosawa a tout dit au niveau des points de vue croisés. Johnnie To ou Tsui Hark auraient fait mieux mais on va se contenter de ce Pete Travis. Les premiers points de vue font illusion, c'est aussi bien réalisé que du Tsui Hark, ça bouge partout, c'est chaotique, j'aime. Mais alors ce petit con sur le côté, il faut vraiment qu'il arrête... Forrest Whitaker, qui joue en fait Zapruder, est en train de courir, c'est plein de suspense, et lui vient de se lever et de crier « Cours Forrest, cours! », et toute sa cour ricane. Ils n'ont même pas du remarquer la petite erreur de montage, Whitaker est sensé courir derrière les agents des services secrets mais on ne l'a pas vu derrière eux la scène d'avant... Dommage. Je devrais aller dénoncer le gosse au vigile. Lui et le sauvage qui tape dans mon siège aussi. Oh, et ces idiots dans le public qui soupirent ou insultent l'écran à chaque nouveau flashback, comme s'ils ne savaient pas ce qu'ils étaient venus voir. Et allez, encore un à côté qui s'y met... On devrait vraiment faire un permis de cinéma. Empêcher d'entrer ces philistins qui croient qu'on paye pour entendre leurs commentaires. Le film est fini. C'était vraiment bien. Il faut que je le dise aux potes sur le forum d'Allociné. En partant, je vais jeter un regard qui tue à celui qui tape dans mon siège... Ah mince, déjà parti... Mais si, regarde, il cherche du papier là. Putain, c'est quoi ce film de merde. Les flashbacks toutes les dix minutes. Pour nous remontrer la même chose en plus. LE film pour les abrutis ça. C'est lourd putain. Ils nous prennent pour des cons là. A sortir des musiques dramatiques pour rien. Et Forrest Whitaker, obsédé par la gosse là, c'est un pédophile ou quoi? Il veut l'emmener dans sa camionnette de violeur et lui montrer des trucs ou quoi? En plus, il fait peur, j'ai l'impression qu'il me regarde de son oeil gauche mais qu'il arrive à surveiller la petite avec le droit. Flippant. Et allez encore un flashback. Bon allez, je fais comme le mec sur le côté, je me lâche. « Vous allez voir, il est midi! ». Personne rigole. J'aurais du venir avec des potes. Et c'est quoi ce vieux con qu'essaye de me jeter un regard de nerveux là? Oh putain, les cons, ils nous ont sorti un ninja... Qu'est ce qu'elle foutait avec un flingue la femme de ménage? Ah, c'était un agent aussi... Trop c'est trop à force. Allez, encore un flashback. « Quelqu'un peut réparer la putain de pendule? ». Ah, là les gens rigolent. Même le mec devant s'est retourné. Je fais partie des mecs cools. Wow, y'en a d'autres qui craquent... Un type vient juste de lâcher un gros « NON! » parce qu'il y'avait encore un flashback. Putain de merde, j'aurais encore bien perdu mon temps. Un Jour sans Fin avec soi-disant de l'action quoi. Ils sont dégoûtés les autres tellement ça pue! Je suis là avec ma copine. Cette fois, j'ai choisi le film. La dernière fois, elle m'a emmené voir une merde... J'ai rien compris et je me suis fait chier à fond. C'était plat. Il se passait rien. Ca durait deux heures et demie... There Will Be Blood. Merde. Elle est bonne mais ses goûts ciné, c'est pas ça. Là, c'est un vrai film. Y'a de l'action. Des acteurs connus. Et ça dure une heure vingt, à peine. Eh, pourquoi on revoit ce qu'on vient juste de voir? « Eh ta gueule! On a payé! ». Font chier les mecs à parler tout du long. Je comprends pas trop ce qu'il se passe en plus. On croit quelque chose et la scène d'après, en fait c'était pas ça. C'est trop fort. Mais un peu compliqué quand même. Même avec les flashes dans les flashes, j'arrive pas trop à suivre. J'espère qu'elle va aimer. J'espère qu'elle sera chaud ce soir. Ah, elle a repoussé ma main. Elle doit être trop à fond dans le film... Au moins, elle suit, j'vais pas m'afficher à lui demander de m'expliquer quand même. Han le gros pédophile! C'est lui qu'a enlevé Maddie les mecs! Angles d'Attaques. Matthew Fox, Dennis Quaid, Forrest Whitaker, Sigourney Weaver et William Hurt. Les chèques devaient être FAT! Le résultat? Une série B vraiment débile mais apparemment la comédie de l'année pour les ¾ du public. C'était ça ou les ch'tis, alors j'ai du gagner au change quand même. Mais dans le genre film débile qui essaye de se donner des airs de ce qu'il n'est pas, ça fait assez fort. Le coup de remonter à chaque fois à 11h59m58s, c'est bien lourd, ils ont bien raison de gueuler après l'écran tous... A chaque fois, faut qu'on se retape des trucs qu'on a déjà vus. Haha! Un con qu'a demandé si on pouvait réparer la pendule. Il a raison. Plus ça va et plus ça enchaîne les conneries en plus. Quand ça ne crée pas de faux suspenses à deux balles, c'est le robinet à incohérences qui s'ouvre. Les terroristes qui viennent de buter tout le monde mais qui foutent tout leur plan en l'air pour éviter d'écraser une petite fille. Fort. Dennis Quaid, c'est Superman. En plus, ils nous font croire un moment qu'il y'a vraiment un tireur à la fenêtre mais on découvre après que c'est télécommandé. Une grosse trahison jamais expliquée, on engage n'importe qui aux services secrets faut croire. On se foutrait pas un peu de notre gueule? Ils abusent. Les coïncidences sur la fin, ça devenait pire que Collision pour faire se retrouver tout le monde au même endroit. Terminé. J'aurais tout oublié demain. A part les conneries qu'a balancé le public sur le film. Est-ce que je me suis fait chier? Un peu. Est-ce que je le reverrais? Plutôt crever. Si je devais le noter? 5/10. Wow, l'hélico hideux en 3D, fallait le faire. Bon, je me tire avant qu'y'ait la queue pour la sortie. Les gens savent pas marcher on dirait... Eh, elle est hot celle là, mais son mec a une tête de con et vu la gueule qu'elle tire, c'est pas ce soir qu'il va s'amuser... February 27 There Will Be Milkshakes! There Will Be Blood
Presque 3 ans se sont écoulés depuis l'annonce de la mise en chantier du nouveau film du prodige du cinéma Américain, Paul Thomas Anderson, qui s'est imposé en 4 films comme étant LE réalisateur à suivre. 3 ans depuis les premiers articles parlant de l'adaptation d'Oil! d'Upton Sinclair, gros activiste socialiste, un obscur roman de 1927, même pas traduit en Français à l'époque et traitant de façon romancée d'un gros scandale pétrolier de l'époque. 3 ans que l'attente s'est installée... Et elle a été récompensée. Au delà de la récompense même. On pourrait parler de classique instantané mais le film n'a pas grand chose de classique... Hormis peut-être son postulat de départ qui est en gros de nous faire suivre, sur presque 30 ans, Daniel Plainview et son fils qui partent jouer au Monopoly pour de vrai avec des gisements pétroliers, à la place des bouts de plastique verts et rouges ainsi que du vrai fric, et pas la monnaie de singe du jeu. Ils se lancent donc dans cette partie avec tout ce qu'elle implique, c'est à dire qu'elle sera longue, qu'il y'aura de la triche, des coups de pute et du sang donc, pour les plus nerveux d'entre nous qui ne supportent pas de perdre. Et imaginez alors une partie de Monopoly à laquelle s'inviterait le Diable en personne, et vous serez encore loin du compte...
Daniel Plainview, interprété par Tom Sell..., euh Daniel Day Lewis qu'a gagné plus de prix qu'il y'en a dans un supermarché, est sans doute l'un des personnages les plus diaboliques que l'on ait pu voir sur les écrans de cinéma. Le mec le dit lui même, les gens le dégoûtent et il est là pour écraser ses ennemis et gagner du fric. Un paquet de fric. Même s'il ne sait pas quoi en faire. Il lui faut de l'argent. Dans ce pays, c'est comme ça. Daniel Plainview, l'homme qui nous apparaît pour la première fois, au fond d'un trou, dans la pénombre, travaillant d'arrache-pied, donnant des coups de pioche rageurs et s'enfonçant de plus en plus dans les ténèbres qu'il ne quittera que rarement. Il commettra les pires actes tout en réussissant à être drôle! A faire des commentaires sur de « loooongues pailles » ou des pipelines alors que niveau femmes, il n'a pas l'air de trop serrer. Et c'est ce qui est bien. On peut voir le personnage comme le Mal incarné dès le début ou alors être plus humaniste et penser que toutes les trahisons qu'il a subi ont fait de lui l'homme qu'il est à la fin... Les deux solutions peuvent s'appliquer, aucune ne nous est imposée. Le mieux étant que lorsque tout aura été fait et que tout aura été dit dans cette nouvelle étude des revers du rêve Américain par PTA, Plainview ne regrettera rien, ne la jouera pas rédemption ou quoi, il dira juste qu'il a « fini ». Après 2h30, il a fini tout ce qu'il avait entrepris, être riche, se retirer du monde, loin de l'Humanité qu'il méprise, détruit son ennemi mais aussi fini de manger. Il a fini. Il finit même le film. C'est dire son pouvoir.
A aucun moment PTA ne nous inflige un personnage féminin qui aurait représenté la pureté, l'espoir ou une connerie de ce genre... Ici, il n'y a rien de tout ça. Seule la noirceur prévaut. Et face à ce démon, pas de boy-scout, mais un quasi-reflet de lui en la personne d'Eli Sunday, prédicateur de l'Eglise de la Troisième Révélation et apparemment charlatan qui lui ne promet pas la richesse mais tout le reste aux gens. Le combat du Mal contre le Mal peut commencer. Un mensonge en rencontre un autre, et c'est parti. Les deux grandes Idées du film, la Soif d'Argent et la Religion, les deux mamelles de l'Amérique, et même du monde entier, se rencontrent, se haïssent, se combattent, s'associent plus ou moins pour arranger leurs intérêts mais jamais ceux du peuple et ne cherchent au final qu'à se détruire. C'est à ce combat qu'on assiste tout du long entre deux hommes qui se ressemblent au final plus qu'il n'y paraît, offrant des schémas très ressemblants... Les deux sont très à l'aise quand il s'agit de convaincre une foule... Ils sont chacun accompagnés dans leur mission: le diable Plainview est accompagné d'un angelot tandis que Dieu accompagne l'autre démon... Au final, Eli n'apparaît que comme une version rajeunie de Plainview, étant tout assoiffé d'argent et de contrôle sur son univers... Et les correspondances ne s'arrêtent pas là... Le mensonge est au coeur du film. La tromperie. La duperie. Un exemple flagrant est celui de la femme de Daniel qui est morte nous dit il mais doit on le croire? Il sait vendre son mensonge aux pauvres gens qu'il escroque, pourquoi pas au public? De même lorsqu'il annonce, ivre de colère, à son fils, H.W, qu'il l'a adopté, est-ce la vérité, très soap-opera-esque, ou un reniement déguisé? Les raisons avancées sont plausibles, mais il avait vraiment de l'amour pour H.W. comme nous le montre la courte scène du train avec son fils encore bébé, et le doute peut alors s'instaurer et rester longtemps après la projection... Et ce n'est pas la seule zone d'ombre d'un film en recelant un paquet... Qui nous dit que le faux frère n'a pas assassiné le vrai frère pour lui voler son identité et profiter de la belle vie? De même pour tout ce qui concerne les frères Sunday qui laissent souvent à penser qu'ils ne pourraient faire qu'un: l'un jouant le rôle de l'autre ou simple schizophrénie. Des zones d'ombre qui s'installent et peuvent laisser l'imagination du spectateur vagabonder et se faire son film. Ce qui est cool. Pour une fois, on ne nous mâche pas tout le travail. De même pour le supposé message, ça parle peut-être de capitalisme, ça parle peut-être des USA qui sont allés faire un tour au Moyen-Orient, ça parle peut-être du danger que représente le fanatisme religieux mais ça parle peut-être de tout cela à la fois, et c'est ce qui est brillant. PTA lui même dit ne pas avoir voulu parler de quoi que ce soit en particulier, sans doute pour ne pas imposer UNE vision du film aux spectateurs. Spectateurs amenés à être « actifs »... C'est pas avec There Will Be Blood qu'on dira « Oh, j'voulais un film où y'a pas besoin de réfléchir. »...
On retrouve le thème cher à PTA qui est celui de la famille qu'il n'a jamais traité de façon aussi sombre et brutale... Alors que les personnages de ses autres films essayaient la plupart du temps de s'intégrer, (Dirk Diggler quittait sa vraie famille pour rejoindre la Grande Famille du cinéma X), de recoller les morceaux, (tout le monde dans Magnolia), ou encore de s'affirmer au sein de la famille, (Barry Egan face à ses innombrables soeurs), ceux de There Will Be Blood ne font que détruire toute idée de famille et restent désespérément seuls, tranchant radicalement avec les autres films du cinéaste qui se montraient beaucoup plus optimistes à ce niveau là... Ici la famille sert presque de faire valoir pour Plainview qui a juste besoin d'une personne, pas par amour, mais par nécessité, comme outil marketing presque, tandis que pour Eli/Paul, la famille ne sert que d'exutoire/défouloir quand les choses vont mal et que même Dieu ne peut rien pour lui... A croire que la paternité et l'arrêt de consommation de drogues nous ont montré le vrai visage du petit génie... En effet, comment ne pas penser à l'angoisse que peut éprouver PTA par rapport à son enfant lorsqu'il nous montre Plainview laissant son fils, encore bébé, de côté pour aller faire jaillir le pétrole, ou réaliser un autre chef d'oeuvre, vu la conception qu'a le personnage de son travail... Pour tout le reste, en plus d'Eurocard et de Mastercard, il y'a toujours le talent éclatant de PTA qui continue sur la lancée qu'il a initiée avec Punch Drunk Love en imposant vraiment SON style et plus le style à la Scorcese de Boogie Nights ou le style à la Altman de Magnolia, mais véritablement le style PTA, même si beaucoup de choses peuvent faire penser à Kubrick. Il aurait pu choisir pire. Exit Jon Brion à la musique mais on retrouve des musiques « étranges » ressemblant à la musique à base de bruits qu'on pouvait entendre dans Punch Drunk Love. A part ça, tout est parfait, que ce soit les acteurs, la photo, le montage, tout atteint un niveau de maîtrise maximal et malgré sa longue durée, le film file d'une traite et paraît presque court. En plus de ça, un paquet de scènes qui vont faire date, surtout la dernière, qui va rester dans les mémoires... Un Chef d'Oeuvre. Et je dis pas ça comme les gitans disent que Le Seigneur des Anneaux est un chef d'oeuvre, là, c'est un vrai Chef d'Oeuvre. Mais est-ce une surprise de la part de Paul Thomas Anderson? En résumé, PTA a bu dans les milkshakes à tout le monde. J'ai fini. 10/10 February 20 Jumper, ou comment attraper une MST en voyant un filmJmpr Jumper est la dernière livraison du roumain qui nous a déjà gratifié de Mr et Mrs Smith que tout le monde a déjà oublié tellement c'était bien. Et c'est pas ce truc là qui va rester dans les mémoires, même s'il a au moins le mérite de ne pas durer 2h00 comme le précédent et d'éviter les blagues genre "Oh t'as tiré sur l'argenterie de pépé.". Heureusement d'ailleurs parce que c'était minable mais là, Doug Liman explore de nouvelles profondeurs avec le film de science-fiction pour ados débiles à qui il faut mâcher le travail. Jumper nous raconte "l'histoire" de Dark Vador, qui a failli être joué par Eminem, qui a le pouvoir de se téléporter! Petit Eminem ne savait alors pas ce qu’il risquait Et après? Ben, c’est tout. Il peut se téléporter les mecs, c’est déjà suffisamment cool. Ils se sont mis à quatre pour trouver ça. Y’avait pas un cerveau dans la salle faut croire. Le pire, c’est que c’est adapté d’un roman. Il doit faire 10 pages. Écrites en GROS. Que fait Dark Vador de ses pouvoirs? Il fait ce que tout gamin ferait, il va voler de l’argent à la banque, le jette en l’air dans sa chambre, part faire du surf où il y’a de bonnes vagues et se téléporte à la porte du frigo ou à côté de la télécommande. Tout ça pourquoi? Parce que c’est un branleur. Une demi-heure pour en arriver à cette conclusion. Après y’a Samuel M. (comme Motherfucking) Jackson qui arrive, avec un look de ringard, car ça faisait longtemps qu’il n’avait pas fait ce coup et qui veut tuer les mecs comme Dark Vador. Les fameux Jumpers. Pourquoi veut il les tuer? Parce que selon lui, il n’y a que Dieu qui a le droit d’avoir ce pouvoir. Voilà, c’est l’histoire du film et on ne déviera pas de ça. Le pauvre ne sait pas que Dieu n’existe pas. Et les scénaristes auraient pu mettre des musulmans, ça aurait été plus drôle. Si vous voulez savoir comment ils ont leur pouvoir ou comment ça marche, c’est pas ce film qu’il faut aller voir. Je me réjouissais d’avance des explications pathétiques qu’ils allaient nous servir et il n’y en a même pas... Cool, j’ai pas joué dedans! - Un homme heureux Le film est ultraplat, il se passe rien, la téléportation est un super concept mais ils ne savent pas quoi en faire alors ils font n’importe quoi... Franchement, au bout de 15 minutes, on voyait déjà les écrans de portables des gens qui regardaient quelle heure il était, c‘est dire à quel point c’était mal parti... Et qu’est ce qu’on a en plein milieu du film? Une réminiscence de Casino Royale bien sur! S’il y’a bien un film dans l’Histoire du cinéma à ne pas copier, c’est bien celui là, mais comme ça a rapporté du fric, ils se sont dit: « Eh, et si on envoyait le beau gosse qui sait pas jouer et la gonzesse à Rome en plein milieu du film? », et ils l’ont fait. Dark Vador va chercher la jolie Rachel Bilson, qu’il n’a pas vu depuis 8 ans, (alors qu’il est poursuivi par Samuel et tout), et ils partent tranquillement à Rome après une scène genre: « Oh David ça va? Quoi de neuf gros? Tu fais quoi? » « Cool, cool, viens on va à Rome? ». En 5 minutes, tout est décidé, ils refont connaissance et dégagent à Rome. Le mec serait devenu un gros violeur/kidnappeur/tortureur entre temps, c’était pareil. L’idée même de la téléportation arrivait à être plus crédible que leur pseudo-relation sensée porter le film. Après ça, y’a Billy Elliott qu’arrive et là, ça y’est, le film est foutu. Tout le monde se téléporte, ça se court après on sait pas trop pourquoi, on crame des mecs, on menace Samuel de le balancer aux requins, (trop forte la référence), et en gros ça se termine après un cliffhanger pourri. Comme si on venait de voir le pilote d’une série télé qui allait être annulée après 6 épisodes tellement c’est de la merde mais ils se sont dit que les gens préféreraient payer pour voir ça. Estimation de la taille du tas de merde qu’est ce film Et c’est pas une fin ouverte de façon subtile à laquelle on a droit, non, là c’est une fin qui fait hurler à tous les Prix Nobels des forums d’Imdb qu’il va y’avoir une suite, voire une trilogie selon les plus vindicatifs. Parce qu’après cette heure et ces vingt minutes de vide, le pire, c’est qu’ils comptent vraiment faire une trilogie de ça, on va donc avoir droit à deux autres films qui nous montreront deux camps, un camp avec des jeunes cools et beaux qui peuvent se téléporter et un camp de vieux qui pensent qu’à les faire chier, et les deux groupes veulent s’entretuer. Les ados vont adorer, ça va leur rappeler leurs parents et la chanson de Will Smith sur les parents justement. Les incohérences sont légion. Par exemple, pourquoi les Jumpers ne se téléportent pas avec une bombe ou des explosifs et font péter la gueule des méchants qui ne peuvent pas se téléporter, ni rien? C’est ce que je ferais si j’étais eux et pourtant, j’ai pas un doctorat de physique nucléaire. De leur côté, les méchants non plus ne servent pas à grand chose puisqu’ils veulent tuer les Jumpers mais ils se font chier tout du long à essayer de les attraper avec des espèces de lassos électriques à la con. On a aussi droit à des trucs cons genre Samuel qui dit à Dark Vador: « Je sais qui tu es. », bien sur qu’il le sait ce gitan, ils ont tous les deux été dans les derniers Star Wars à chier là. Au final, pas grand chose à dire de plus tellement c’est vide, pas drôle et d’un niveau de nullité assez abyssal... Ca n’essaye même pas d’en rajouter, c’est le service minimum partout. Acteurs à chier, réalisation minable (dès que ça bouge un peu, on ne distingue plus rien), scénario en phase terminale, il n’y a rien à sauver MAIS il y’a pleeeeein d’effets spéciaux, et ça c’est bien, les petits de 10 ans ont une excuse pour adorer, au delà, c’est pathétique de tolérer ça. February 12 PS: I SuuuuuuckChers amis, Je suis allé voir un film de merde ce soir. Le genre de films qui, une fois commencés, vous font vous dire au bout de deux minutes: "J'suiiiiiiiis con.". Et qui vous font regretter au fur et à mesure de ne pas avoir évacué les lieux et être rentré chez vous, dans votre édifice personnel, pour faire quelque chose de mieux genre... rien. Parce que là, ce PS: I Love You atteint le niveau 0, les sous-sols, les caves du film romantique de bonnes femmes qui n'intéresse personne, à part les gens qui en forcent d'autres à aller observer ce genre d'immondices. De quoi parle PS: I Love You? Il parle de Million Dollar Baby alias Dents-de-Cheval alias Faux-Zizi qui est marié à 300 en personne, qui est Ecossais et qui joue un Irlandais, mais on a vu pire, on nous a dit que Colin Farell et Jamie Foxx étaient des acteurs, c‘est le ciné, c‘est magique les mecs. On assiste donc à l'intro la plus minable du cinéma contemporain, car d'habitude les films commencent bien et c'est après que ça se gâte, là non, ça commence mal et c'est de pire en pire. Un peu comme la lèpre ou la syphilis mais en film. On voit donc Hilary Swank et Gerard (la honte, Gerard) Butler en train de s'engueuler pendant 5 minutes puis se réconcilier et se faire des bisous pendant 5 autres longues minutes. C'est sensé montrer de façon maligne qu'ils s'aiment. Ca montre surtout comment ne jamais commencer un film. Puis le générique commence et là on se dit "Putain de merde, c'est seulement le générique de début, qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça? J’arrêterai de vanner Miami Vice à chaque fois.", tout en regardant le carré lumineux de la sortie de secours. Gerard Butler. Après ce générique qui ne nous apprend rien qu'on ne sache pas déjà, (noms des acteurs, titre du film, réalisateur, wah trop fort), on se rend compte que le générique en plus d'être inutile est un putain d'enfoiré car il nous a volé ce qui aurait sans doute été le meilleur moment du film... En effet, entre l'intro et la fin du générique, 300 est mort, et on a raté ça! Le plus drôle, c'est qu'il est mort d'une tumeur au cerveau. Je sais, ça pose un gros gros GROS problème technique vu le mec mais ce n'est pas moi qui écrit les films. Et ils n'ont pas l'excuse de la grève ceux là. Suit une scène de veillée à l'irlandaise où tout le monde est souriant, picole et fait la fête en l'honneur du cadavre. Soi-disant pour la tradition, mon cul, c'est parce qu'ils ne l'aimaient pas qu'ils font la fête et ils se réjouissent qu'il soit mort parce qu'ils n'auront plus à le supporter, que ce soit ses blagues pas marrantes ou ses tentatives de jouer de la guitare. Et oui, c’était un cliché ambulant le pauvre. Il est mieux mort. Leonidas n’avait plus de piles. Après vous avez tous les clichés du genre quand le sextoy vivant de quelqu'un meurt dans un film: on regarde les vieilles photos, on appelle la messagerie 50 fois juste pour entendre "sa voix", on se lave plus, on fait des trucs HS, on s'affiche tout seul, etc etc... Puis au bout d'une demi-heure, le film commence, c'est l'anniversaire d'Hilary Swank qui reçoit un gâteau de la part de son défunt mari,elle croit à une blague du ringard qui jouait dans Buffy, mais nan, c'est bien 300 qui a envoyé le gâteau, et avec un magnétophone dans lequel il a enregistré un message. Le message dit qu'en fait c'est lui Saw, qu'il n'était pas allé en Thaïlande pour affaires et qu'elle va recevoir des lettres avec ses instructions. Le film après ça, c'est Saw pour les victimes et les mecs qui ont envie de coucher et qui font semblant d'aimer, parce qu'ils savent que s'ils osent dire la vérité à leur "partenaire" féminine, ils ne coucheront plus jamais. De toute leur vie. Pour jouer depuis l'au-delà, Butler lui dit de chanter à un karaoké, de partir en vacances là où il habitait quand il était petit, d'avoir l'air niaise et d'ennuyer tout le monde. Elle couche avec un ancien pote de son mari, sans le savoir au début, puis à la fin, il y'a des chances qu'elle se mette avec lui, je dirais qu'il y'a de grandes chances même, mais c'est trop subtil pour moi alors je sais pas. Par moments, on en vient à se dire, tellement on se fait chier, que le mari n'est peut être pas mort et que ça ne serait pas plus naze si on nous le ressortait de derrière les fagots à la fin... Puis il y'a ses amies, la moche de Friends qui refait son personnage de Friends et celle des deux de Bound qu'a pas joué dans Chucky, sont toujours avec elle et comme 1h20, c'est pas assez pour un truc minable comme ça, on a les sous-intrigues. La première veut se marier et tombe sur Ryan O'Reilly en personne qui à un moment la regarde comme s'il allait la tuer puis la violer alors qu'il vient de l'embrasser. Ca aurait pu sauver le film ça. Et la deuxième attend un bébé. Voilà, trop bien. Me remerciez pas, je vous fais faire des économies. Et niveau guest-stars, y’a le tunnel qui a joué dans A Vif, à croire que Central Park est tout petit, ils nous montrent toujours les mêmes trucs. Ce qu’il écrit à Hilary Swank dans sa première lettre. Le tout est bien sur entrecoupé d'inévitables flashbacks bien pourris et interminables qui contribuent à faire dépasser la barre des deux heures à cette chose que certains appellent film. Parce qu'il faut savoir que le film se traîne tout du long pour ne mener à rien. A la fin, Swank lâche son boulot relou et devient designeuse de chaussures hideuses que même les quatre abruties de Sex and the City ne voudraient pas et y'a un twist de fou... Attention, la mère de Swank était de mèche avec Butler pour les lettres et tout, c'est vraiment comme Saw, vivement PS: I Love You More, comme ça on apprendra avec stupeur et effroi qu'en fait tous les amis de Swank savaient aussi mais ont fait semblant que non. Scénario, réalisation, acteurs, tout le monde est au diapason pour faire n'importe quoi, genre faire caca et l'étaler partout exprès pour jouer. En plus de l'histoire super faible, la réalisation ne fait rien pour arranger les choses, c'est plat, le montage est mal fichu... La musique, on dirait qu'ils ont fait une compilation de toutes les pires soupes imaginables, ont payé les droits à payer et en ont mis un max tout le long du truc. Dès qu'ils pouvaient. En plus de vouloir s'arracher les yeux, on veut se crever les tympans avec la paille du milk-shake du MacDo... Vraiment. Butler dans son nouveau lieu de résidence. En plus de ça, c'est bourré d'incohérences ou de trucs bizarres qui font que les gens qui ne sont pas lobotomisés devant cette bêtise froncent les sourcils plus d'une fois. Genre Butler et Swank qui arrêtent pas de s'engueuler pour le fric de leur vivant mais, après des notes d'hôpital qu'on imagine balèzes, il arrive à payer pour organiser un voyage pour trois en Irlande avec en plus une location de maison. Y'a des promos cancéreux chez Promovacances? Je sais pas. Pour continuer sur le fric, ils avaient déjà pas beaucoup de fric, mais seule, elle arrive à continuer à payer le loyer pour son appartement et à y vivre? Bizarre, mais admettons car de toute façon, on sait que son mari n'avait pas d'assurance vie, les Spartiates n'en ont pas besoin. Ca aurait été un film français, la fille se serait magné le cul de retourner vivre avec les bouseux, en province, chez ses parents. Mais elle habite à Mitoville, (eux disent New York,) alors ça va. Ensuite, on apprend dans le film que Butler a 35 ans et elle 29/30 ans, il y'a donc 5/6 ans de différence et il est dit que Butler est le premier mec de Swank, on en déduit qu’il l'a donc connue très jeune. Pédophile han! Détournement de mineure han! Mais un flashback pourri casse tout ça. Dommage. Surtout que le flashback est sensé se passer quelque chose comme 10 ans avant et qu’ils ont exactement les mêmes gueules de cons que dans les autres scènes. Après on a la mère qui est complice du jeu des lettres mais qui dit quand la deuxième lettre arrive que c'est vraiment une idée de merde et qu'il ne faut pas continuer. Hmmm, c'est cohérent. Et ce n'est pas fini. La mère dit qu'elle a la clé de la boîte à lettres, on en déduit que c'est elle qui mettait les lettres dans la boite de Swank mais on a toute une séquence où on la voit attendre que le facteur lui donne son courrier, dont une des fameuses lettres. J'ai eu l'impression qu'on se foutait de ma gueule, que quelque part le mec qu'avait gribouillé tout ça devait bien se marrer. Les mecs, ils écrivent des films, ils passent des mois dessus et en le voyant une fois et en ayant rien à foutre de ce qui se passe à l'écran, je retiens tout ça, j'ai du en laisser passer des conneries. Reposant enfin en paix. A part ça, je fais du diabète depuis quelques minutes, j'ai reçu un afflux trop important de sucre dans le sang en voyant ça. Oui, c'est niais à ce point. Au point de donner le diabète aux gens, je suis aveugle et ils ont commencé à m'amputer des doigts de pied. Franchement, c'est tellement lourd et les cordes utilisées, pas des ficelles, tellement grosses que si quelqu'un arrive à pleurer devant ça, c'est vraiment une personne pathétique et faut lui dire. Et ceux qui ont aimé et n'ont pas pleuré ou quoi mais qui se sont contentés d'aimer, je crois qu'ils sont encore pire et sont dans une situation encore plus tragique/sinistre. Les autres ont une excuse : c'est des victimes qui pleurent devant les films. Une fois, le film terminé on regrette qu'il n'y ait pas eu un dernier twist genre PS: J'étais Gay ou PS: J'avais le SIDA, comme ça il l'aurait faite galérer pour rien, on se serait autant ennuyés mais on aurait pu se réjouir de savoir qu'elle avait VRAIMENT fait tout ça pour rien. Mais même pas, c’est resté répugnant jusqu’au bout. PS: I Love You Not |
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